• Réflexions sur la pensée complexe, mais décomplexée du président Macron

     Réflexions sur la pensée complexe, mais décomplexée du président Macron

    Macron depuis qu’il est candidat à la présidence de la République se répand dans les médias avec constance, et cela s’est accéléré encore depuis qu’il a été malencontreusement élu, ce que les deux tiers des Français semblent aujourd’hui regretter. A travers ces citations qui masquent assez mal la folie qui le guette, Macron avance ses obsessions, par exemple quant à la gratuité du travail, ou la disgrâce dans laquelle est tombée la géographie pour lui. Pour tous les fainéants et les cyniques qui n’ont pas bien suivi ce qui se passe depuis un an, nous allons faire un récapitulatif qui va montrer combien par ses petites phrases Macron a bouleversé le vieux monde. Cependant, il se retrouve bien seul, Hulot l’a quitté, Stéphane Bern parle de suivre ce mouvement, et les critiques ne sont pas le simple fait des extrêmes. Elles viennent de partout dans une sorte de sauve qui peut, plus personne ne veut assumer qu’il a soutenu cette candidature clownesque à la Présidence. 

    "Il y a, dans cette société (Gad), une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées" (09/2014)

    C’est bien vrai, c’est femmes auraient dû mieux travailler à l’école, elles auraient pu ainsi devenir banquières chez Rothschild, et même peut-être avec un peu de chance présidentes comme lui. Le combat contre l’illettrisme est une priorité pour Macron. Contrairement à ce qui a été dit ici et là, il n’est pas du tout méprisant, étant lui-même assez illettré pour ne pas savoir où se trouve la Guyane ou Villerbanne.

    "Avec ma ligne d’autocars, les pauvres pourront voyager plus facilement" (10/2014)

    Mais pourquoi veut-il faire voyager les pauvres ? Pour leur faire voir du pays ? Pour les montrer aux riches comme dans un cirque ? Ou pour les empêcher d’aller travailler ?

    "Je ne suis pas là pour protéger les jobs existants" (12/2014)

    Oui, c’est clair il est plutôt là pour les détruire en vendant des pans entiers de la France aux Américains, aux Chinois ou aux Qataris. Mais pourquoi est-il là au fait ? Personne n’a été capable de me répondre.

    "Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires" (janvier 2015)

    Certes, c’est un beau programme, mais il y a une règle économique incontournable, c’est que pour qu’il y ait plus de milliardaires, il faut augmenter le nombre de pauvres. Sans doute est-ce pour cela qu’il est immigrationniste pour qu’il y ait de plus en plus de pauvres et que les jeunes puissent enfin devenir milliardaires.

    "Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout des autres. J’essaierai de me battre d’abord" (02/2015)

    Il est en effet très bon de se battre, mais la question c’est de savoir contre qui. Que voulait dire Macron ? Qu’il fallait se battre contre les patrons pour les obliger à embaucher, contre lui-même dont la politique engendre la récession et le chômage ?

    "Je pense qu’il y a une politique de fainéants, et il y a une politique d’artisans. Moi, je suis avec les artisans" (02/2015)

    Donc si on comprend bien la pensée complexe du président, le monde se divise en deux : les artisans, et les fainéants. Dans quelle catégorie range-t-il les paysans et les ouvriers, les patrons et les cadres ? Mais quand il a balancé cette phrase, il visait directement ses prédécesseurs qui n’en ont pas foutu une ramée.

    "Les salariés français sont trop payés" (03/2015)

    C’est une évidence. Je le disais encore à mon boucher pas plus tard qu’hier. Car s’ils étaient moins payés, les premiers de cordée seraient mieux récompensés de leurs efforts. Et d’ailleurs s’ils étaient moins payés, ils consommeraient moins, ce qui serait très bon pour l’écologie.

    "La France est en deuil d’un roi" (07/2015)

    Nous comprenons ainsi qu’il se propose pour le poste. Mais peut-être a-t-il oublié pourquoi la France était en deuil d’un roi. Il se trouve que c’est le résultat d’une révolution et d’une décapitation. Les autres rois qui ont tenté de reprendre le flambeau pour restaurer la fonction ont plutôt mal finis.

     Réflexions sur la pensée complexe, mais décomplexée du président Macron

    "Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est gratuit quand ils sont mineurs" (08/2015)

    Macron est assez constant dans ses lubies, il aime le travail quand il est gratuit, avant que d’être forcé. On suppose que l’évolution rétrograde de sa politique consistera à revoir cette question de minorité. En effet en repoussant la minorité toujours plus loin et en requalifiant ces salariés toujours prêts à geindre au lieu de travailler, il y aura encore un peu plus de travail gratuit et un peu plus de profit pour les premiers de cordée qui souffrent bien plus qu’on ne croit.

    "Être élu est un cursus d’un ancien temps" (09/2015)

    Oui, il vaut évidemment mieux être désigné comme il l’a été par l’oligarchie financière plutôt que de tenter de se confronter aux électeurs dont les mauvaises manières sont toujours un risque.

    "Le libéralisme est une valeur de gauche" (09/2015)

    C’est une évidence. Jaurès, Marx et même Lénine étaient des « gens de gauche ». D’ailleurs c’est bien pour ça qu’il est comme qui dirait cul et chemise avec le révolutionnaire Daniel Cohn Bendit. Bref Macron-le-rouge n’est pas l’homme du grand capital, mais plutôt in infiltré dans le système pour défendre la cause des prolétaires. D’ailleurs Margaret Thatcher que Macron admire tant (voir ci-dessous) était bien connu comme une figure éminente de la gauche britannique.

    "Les jeunes veulent être entrepreneurs, pas fonctionnaires" (09/2015)

    C’est vrai, la fonction publique est très mal payée. Il y a de moins en moins de monde dans les concours de la fonction publique. En même temps supprimer le fonctionnaire c’est supprimer la fonction publique et la fonction publique c’est l’Etat. Je me souviens qu’un des lointains prédécesseurs de Macron, Valéry Giscard d’Estaing qui avait de l’audace présidait le dépérissement de l’Etat – comme Lénine !

    "Je n’aime pas ce terme de modèle social" (10/2015)

    Ce n’est pas tant modèle qui ne lui plait pas que social. Social ça vous a un parfum de collectivisme et de solidarité qui nuit clairement aux affaires.

    "Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties" (01/2016)

    C’est pour cette raison qu’il faut les protéger comme une espèce en voie de disparition. Le CICE qui coûte tout de même 20 milliards d’euros par an, a été monté pour cette raison. Contrairement à ce qu’on croit généralement, ce sont les patrons qui font tout pendant que les ouvriers se la coulent douce, jouent à la bataille navale, voire son en congé maladie.

    "Les salariés français doivent pouvoir travailler plus sans être payés plus, si les syndicats majoritaires sont d’accord" (01/2016)

    Il n’avait pas besoin d’ajouter si les syndicats majoritaires sont d’accord. Le plus important est que les salariés français acceptent de travailler gratuitement, ce qui est l’objectif de la politique de Macron, en tous les cas c’est ce qu’il répète chaque fois qu’il le peut. Il est clair qu’avec Macron le salariat c’est terminé, c’est le retour de la corvée.

    "Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler" (05/2016)

     Réflexions sur la pensée complexe, mais décomplexée du président Macron

    Evidemment, qu’est-ce que c’est que ces gens qui croient qu’on peut se payer un costume princier en rien foutant, en allant toucher les allocations chômage. Certes Macron n’a jamais vraiment travailler, mais est-ce une raison pour qu’il n’ait pas un beau costume avec une double poche sur le côté droit ? Nous apprenons également qu’il n’a pas peur des tee-shirts, démontrant par là qu’il a un certain courage tout même, car les tee-shirts, tu m’as compris, bien fou qui s’y fierait.

    "35 heures, pour un jeune, ce n’est pas assez" (11/2016)

    C’est vrai, mais en même temps les jeunes chômeurs seraient bien contents d’avoir trente-cinq heures. Si pour le même salaire ils pouvaient travailler deux fois plus ce serait bon pour les premiers de cordée qui auraient enfin les moyens de créer des emplois de qualité et en quantité.

    "Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains" (11/2016)

    Nous voyons que Macron, contrairement à ce que disent les médisants connait très bien la géographie. Il a étudié le profil de ceux qui travaillent pour Uber ou pour un VTC quelconque et il a bien repéré qu’ils venaient tous de Stains. Il savait, pour y être aller et pour y avoir acheté du produit, que tous les gens de Stains vendent de la drogue. Il est donc bon qu’il protège ces malheureux de la tentation de l’argent facile

    “Lorsqu’on habite Stains en région parisienne ou Villeurbanne en région lilloise, il est plus simple de créer son entreprise et de chercher des clients que d’avoir un entretien d’embauche” (11/2016)

    Notre président dans son ouvrage Révolution dont est extrait cette phrase magnifique nous apprend qu’il révolutionne très précisément la géographie avec laquelle on le croyait fâché. En effet une vision de l’ancien monde, et pour tout dire bourgeoise, laissait entendre jusqu’ici que Villeurbanne se trouvait dans la région lyonnaise. Et bien c’était une idée reçue. En réalité Gérard Collomb est bien maire de Lille et Martine Aubry, maire de Lyon. Et donc en suivant ce raisonnement complexe, on suppose que les habitants de Stains – cette magnifique ville qui lui tient à cœur – peuvent aller vendre facilement de la drogue à Villeurbanne puisque c’est proche de Lille et que les bus Macron ne sont pas très chers.

    "L’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier" (01/2017)

    Et évidemment c’est de là que vient tout le mal. Les alcooliques du bassin minier, parce qu’ils se sont laissés aller, n’ont plus le ressort nécessaire pour créer leur start up.

    "Le chômage de masse, en France, c’est parce que les travailleurs sont trop protégés" (02/2017)

    C’était déjà ce qui se disait au XIXème siècle et jusqu’à la Grande crise de 1929. Et si on l’a répété au fil des décennies c’est que ce doit être vrai. Là encore c’est une certitude apodictique. Certes il y a des pays comme la Grèce ou l’Espagne qui ont des taux de chômage 2 ou 2,5 fois plus élevés qu’en France, alors que dans ces deux pays ont a détruit cette fameuse protection sociale pratiquement dans son entier, mais c’est juste un détail, ou encore on pourrait dire des exceptions qui confirment la règle.

     Réflexions sur la pensée complexe, mais décomplexée du président Macron

    Alcoolique illettré et tabagique fêtant le décès de Margaret Thatcher

    "Les Britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher" (02/2017)

    Mais les Britanniques sont des ingrats, ils se rendent si peu compte de la chance qu’ils ont eu d’avoir cette vieille alcoolique comme premier ministre qu’ils l’ont chassée du gouvernement, et qu’en outre ils ont bu le champagne lors de sa disparition. Sans doute que nous qui avons la chance d’avoir Macron nous agirons de même avec lui.

    "Il n’y a pas de culture française (…) Moi, l’art français, je l’ai jamais vu" (02/2017)

    Nous avions en effet compris que Macron n’aimait pas vraiment l’art, surtout l’art français, et c’est pour cela qu’il ne l’a jamais vu. D’ailleurs il ne peut pas y avoir d’art français puisque la France n’existe pas et n’a jamais existé. Parlons plutôt d’un art européen voulez-vous ! Le second sens qu’on peut donner à cette phrase puissante, c’est qu’en réalité Macron ne va pas très souvent dans les expositions ou les galeries.

    "C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale. La politique, c’est mystique" (02/2017)

    Nous comprenons par là que le programme qu’il a publié dans un livre qu’il a signé, Révolution, en vente sur PriceMinister pour 0,90€, est une erreur. C’est vrai, mais pourquoi alors tente-t-il de l’appliquer ? C’est un mystère qui n’a d’égal que celui de la Sainte-Trinité.

    "Je suis pour une société sans statuts" (03/2017)

    Ne voulait-il pas dire qu’il était comme certains musulmans pour une société sans statue ? mais s’il voulait parler de statut, il suppose ainsi que le « statut très discutable de la première dame de France » n’existe pas non plus et donc que celle-ci ne coûte rien à la nation, contrairement aux médisants qui nous disent que le statut de Brigitte Macron coûterait 400 000 par an aux contribuables.

    "Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires est une nécessité" (04/2017)

    Une nouvelle façon de répéter que le travail ne mérite pas forcément un salaire et que finalement la corvée au Moyen-Âge ce n’était pas un si mauvais système, bien au contraire. Certes les pauvres n’avaient pas tout le confort, ni même l’eau courante, mais il vivait au grand air.

    "Le Kwassa-Kwassa pêche peu, il amène du Comorien" (06/2017)

    Cette blague fort drôle comme le dit Castaner, montre que sous ses airs de séminariste constipé, Macron a aussi le sens de l’humour. Evidemment il n’irait pas se moquer des premiers de cordée qui ont déjà bien des difficultés. Mais le Comorien comme on sait n’est pas un premier de cordée, et ce qu’il traficote est assez peu clair.

    "Une gare, c’est un lieu où l’on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien" (06/2017)

    Il va de soi qu’une société où il n’y aurait pas de gens de rien, ou par exemple il n’y aurait que des riches serait plus facile à gouverner.  Déjà s’il n’y avait que des riches il n’y aurait pas de grève de la SNCF et les gares seraient des lieux bien plus conviviaux

    "Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, ou perdus" (07/2017)

    La politique de Macron est très efficace. La preuve ? Il n’y a plus personne dans les rues et dans les bois, elles sont maintenant bien rangées sous les ponts. C’est un progrès essentiel et la preuve que le président sait tenir ses promesses. 

    Réflexions sur la pensée complexe, mais décomplexée du président Macron

    Le programme de Macron pour loger les sans-abris marche à fond

    "Je n’aime pas le terme de pénibilité. Donc, je le supprimerai, car il induit que le travail est une douleur" (07/2017)

    Le travail c’est la santé, c’est bien connu et ceux qui disent qu’il y a des accidents du travail sont des facétieux qui oublient que généralement la faute est toujours celle des salariés ultra-protégés par le code du travail. Le terme de pénibilité doit être banni. Pour l’instant au train où vont les choses, en supprimant le travail pour cause de chômage Macron en finit avec la pénibilité.

    "Quand tu es Président, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent" (08/2017)

    C’est encore vrai, mais c’est un bon investissement pour la suite, non seulement parce qu’il va avoir une grasse retraite à vie, mais un carnet d’adresse tellement épais qu’il pourra le revendre très cher par tranche pour acheter des sacs Vuitton à Brigitte.

    "Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" (09/2017)

    Les fainéants, les cyniques et les extrêmes sont des races particulières de gaulois réfractaires à la réforme. On ne sait pas encore pourquoi ils n’ont pas été expulsés de la France.

    "Mes conseillers sont jeunes, j’assume. Les maréchaux d’Empire étaient jeunes et ce n’étaient pas des paysans" (09/2017)

    Les paysans franchement, à part ceux qui ont su évoluer vers l’agriculture industrielle, ils ne valent pas un coup de cidre. Ils sont sales, ils sentent mauvais, et en plus ils se grattent l’entrejambes. Mal éduqués ils leur arrivent aussi de péter ou de roter. Certes ils nous donnent à manger, mais est-ce bien justifier de maintenir cette race inférieure encore en vie. Macron a très bien fait, car il fait tout bien, de ne pas recruter ses conseillers parmi les paysans. C’est pourquoi il a choisi Alexandre Benalla – dont ce n’est peut-être pas le nom véritable – comme conseiller. Car Benalla n’est pas un paysan, et comme un maréchal d’Empire, il est jeune. N’a-t-il pas démontré sa vigueur et son efficacité place Mouffetard le 1er mai 2018 ?

    "Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel" (09/2017)

    Lui-même est en effet un raté du suffrage universel. C’est sans doute pour cela qu’il a écrit un ouvrage intitulé Révolution. Pour démontrer l’inefficacité du suffrage universel et sans doute celle de la démocratie. Avec Macron qui est autant démocrate que moi je suis évêque, nous avons franchi une nouvelle étape sur le chemin qui mène à la post-démocratie

    "La démocratie ne se fait pas dans la rue" (09/2017)

    Elle se fait en effet à l’Institut Montaigne quand la question s’est posée de choisir entre Fillon et Macron. Le choix était difficile. Fillon le candidat du lobby des assurances, avait beaucoup de casseroles, Macron, le candidat des banquiers dont la sagesse est tellement légendaire qu’on pourrait leur confier la totalité de la gestion des affaires publiques, l’a finalement emporté au prix d’une compétition féroce. Remarquez que cette remarque est tellement juste que si la démocratie se faisait dans le confort boisé de l’Institut Montaigne par exemple, cela économiserait les frais de la campagne électorale et donc les dépenses destinées au remboursement des frais des candidats.

    "Certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes, là-bas, parce qu’il y en a qui ont les qualifications, et ce n’est pas loin de chez eux" (10/2017)

    C’est bien envoyé, là-bas est une entreprise qui embauche beaucoup ces derniers temps, et en plus là-bas comme dit le président c’est pas très loin, c’est même tout à côté. J’y suis allé, là-bas, et franchement c’est bien. Il fait doux, il pleut rarement, et les patrons sont gentils. Ils vous embauchent même si vous n’exigez pas de salaire.

    Réflexions sur la pensée complexe, mais décomplexée du président Macron

    "Je ne suis pas la père Noël" (en Guyane, 10/2017)

    Les Guyanais doivent se poser des questions sur les messages que leur envoie le président. D’abord il leur avait dit que leur territoire était en fait une île[1], ce dont ils ne se seraient jamais doutés, et maintenant il leur explique qu’il n’est pas le père Noël. Car s’il n’est pas le père Noël, qui l’est ? Sans doute voulait-il par cette pensée intéressante rétablir l’idée que le père Noël existait bien, mais que ce n’était pas lui.

    "Je crois à la cordée. Il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont du talent, je veux qu’on les célèbre. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole" (10/2017)

    Oui il veut célébrer les premiers de cordée, les lécher, les sucer, qu’ils se sentent un peu aimer par ses salauds de pauvres. Il y en à marre qu’il n’y en ait que pour les pauvres à la fin. Pour cette raison Macron et son gouvernement augmentent la CSG, diminue les APL tout en supprimant l’impôt sur la fortune et en pérennisant le CICE, plus quelques autres bricoles comme la suppression de l’exit tax

    "Ceux qui naissent pauvres restent pauvres. Il faut responsabiliser les pauvres pour qu’ils sortent de la pauvreté" (06/2018)

    Il est évident que les pauvres sont irresponsables, et c’est pour cela qu’ils restent pauvres. En les responsabilisant, en leur interdisant de boire et de fumer, de conduire leur vieille Twingo à plus de 80 kmh, ils vont créer leur start up et ainsi devenir, pourquoi pas, il ne faut rien d’interdire, des riches. Et nous savons bien que ce sont les pauvres le problème, pas les riches, en effet ceux-ci non seulement souffrent beaucoup comme il a été dit, mais s’ils restaient entre, s’il n’y avait pas de pauvres, et bien il n’y aurait pas toutes ces revendications qui font que de temps en temps notre président prend des œufs sur la tête.

    "On met un pognon de dingue dans les minima sociaux, et les gens ne s’en sortent pas" (06/2018)

    On comprend très bien qu’en enlevant un pognon de dingue dans les minimas sociaux les « gens » cette catégorie indistincte s’en sortiront beaucoup mieux. Il vaut mieux en effet donner tout cet argent par exemple sou la forme du CICE ou du crédit d’impôts aux très riches qui s’en sortent mieux avec le pognon.

    "Je dis aux jeunes : Ne cherchez plus un patron, cherchez des clients" (06/2018)

    Il semblerait que Macron par cette pensée un peu obscure veuille que les jeunes se lancent dans le commerce de la drogue. Mais le conseil semble sage tout de même, des clients il y en a partout, pourvu qu’on trouve le bon produit à débiter en tranches. Si c’est du bon, ils en veulent tous !

    « Les Bretons c’est la mafia française, ils sont partout » (06/18

    Macron a une rancœur particulière contre les Bretons, pourtant ce peuple avisé quoiqu’un peu illettré lui avait donne beaucoup de voix au premier tour de l’élection présidentielle. Cette phrase, il l’a prononcée en s’adressant au Pape. Car comme on le sait chaque fois qu’il est à l’étranger, c’est plus fort que lui, il faut qu’il dise du mal des Français. Mais il est bon d’éclairer le Pape sur les Bretons qui sont par ailleurs les plus catholiques des Français.

    "Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même" (07/2018)

    Macron lui-même a fait sa révolution dans un livre qu’il a signé – sans forcément l’avoir écrit d’ailleurs – mais il est vrai qu’avant cela il avait un diplôme, celui de l’ENA, quoique ce ne soit pas lui qui se nourrisse, mais Rothschild, puis Hollande.

    "S'ils veulent un responsable, qu'ils viennent me chercher" (à propos de l'affaire Benalla, 07/2018)

    Lorsque les infirmiers sont venus le chercher pour l’emmener, il s’était réfugié sur les toits, lançant des tuiles sur les pompiers qui tentaient de le faire descendre. Il bavait légèrement, mais il ne semblait pas avoir une fureur homicide. A l’inverse, il semblait prostré dans une mélancolie profonde, comptant ce qui lui restait de cheveux à la fin de son quinquennat.

    “Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n’est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement !” (08/2018)

    Castaner qui sait décoder la pensée complexe du président nous dit qu’en réalité il faut voir dans cette phrase seulement un trait d’humour. Macron voyez-vous est en fait une âme simple, il rit de tout et de rien, mais nous sommes trop imbus de nous-mêmes pour apprécier ce genre de facétie.

     Réflexions sur la pensée complexe, mais décomplexée du président Macron

     



    [1] http://www.lepoint.fr/presidentielle/emmanuel-macron-et-l-ile-de-guyane-27-03-2017-2115006_3121.php

    « Macron ne se contrôle plusLa bible aux racines du discours de l’économie »
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