•  Macron toujours dans la provocation. Est-il fasciste ?

    De plus en plus décomposé, le 11 janvier Macron est apparu pour fêter à l’Elysée, vous pensez bien qu’il ne sort plus, la galette des rois. Laissons de côté le fait qu’il semble de plus en plus fou et prématurément usé, et retenons ce qu’il a dit. « Beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté, que parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République (...) il y a des devoirs. Et s'il n'y a pas ce sens de l'effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l'édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion. » En pleine crise des gilets jaunes, cette ultime provocation de la part de quelqu’un qui n’a jamais travaillé est mal passée. Elle renvoie à tout ce qu’il a dit des Français, des fainéants, des cyniques, des gens qui ne sont rien, des gaulois réfractaires, des illettrés. ET j’en passe. Il est donc clair que pour lui les rebelles à son « ordre nouveau » sont ceux qui refusent de traverser la rue pour trouver du travail et qui préfèrent « foutre le bordel » parce que ce sont des assistés. De glissement en glissement, il apparaît pour ce qu’il est, pour ce que nous avons toujours dénoncé dès la campagne électorale des présidentielle : c’est un homme de droite, un extrémiste. Il l’a rappelé une nouvelle fois, accentuant son divorce d’avec le pays. Sur son blog Michel Pinault a fait tout de suite et avec à propos le rapprochement avec la rhétorique du Maréchal Pétain[1]. Pétain, le 20 juin 1940 : « L’esprit de jouissance l’a emporté sur l’esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu’on a servi. On a voulu épargner l’effort ; on rencontre aujourd'hui le malheur. » Macron qui, rappelons-le, n’a jamais travaillé, est rentré dans cette logique du défaussement : la France est mal en point non pas parce qu’on a suivi depuis des années des politiques libérales comme celles qu’il tente d’aggraver, mais parce que les Français – sous-entendu les mauvais Français – sont des fainéants et refusent de se serrer la ceinture, qu’ils en demandent toujours plus. Cette mauvaise attitude face au travail est la cause de notre ruine. Pétain nous expliquait pareillement le sens de la défaite face à l’Allemagne : la France a connu la défaite non pas parce qu’elle avait des mauvais généraux, mais parce que les pauvres se laissaient aller à la paresse générale.  

    Macron toujours dans la provocation. Est-il fasciste ?

    On se souvient que le mouvement de Macron s’appelait initialement En Marche. L’inconscient macronien parle. La France en Marche c’était bien un élément de langage du pétainisme. Mais qui sont les bons Français selon Macron ? En vérité il n’y en a pas. Et il doit se désoler tous les jours de conduire ce troupeau d’alcooliques un peu illettrés. Toujours dans la provocation, Macron qui, sans doute comme tous les Français, ne croit plus au Grand débat[2], a décidé d’inviter sur notre compte, 150 patrons des grandes multinationales le 15 janvier, soit le jour même du lancement du Grand débat. Cela se passera à Versailles[3]. Il faut y voir un double symbole :

    - Macron émigré de l’intérieur va chercher des renforts à l’étranger, il n’en a plus de disponibles en France même. Il devient ainsi le représentant de la ploutocratie internationale, cette ploutocratie prête à dépecer le pays. Il va recevoir dit son service de propagande 150 patrons des multinationales. Cette allégeance provocatrice gageons qu’elle sera mal perçue par le petit peuple de la France d’en bas ;

    - mais ce grand dîner qui nous coûtera un pognon de dingue et qui n’est que de l’apparat est aussi le symbole des Versaillais qui assassinèrent froidement des milliers de communards avec la complicité de l’armée prussienne. Il avait fait de même l’an dernier, mais il n’avait invité que 140 patrons, aujourd’hui c’est 150. Il est peu probable que ce genre de raout serve à stimuler les investissements étrangers en France. Les investisseurs s’inquiètent ouvertement de la décomposition politique du pays qui se trouve dans une crise sans fin.

    On voit donc qu’à côté de la mise en œuvre d’une répression relativement inédite, Macron réactive une rhétorique d’un autre âge. L’obséquiosité affichée envers les premiers de cordée et la trique pour les rebelles. Il affiche la volonté de remettre La France en marche, mais ce n’est pas la seule façon de s’affirmer pétainisme chez Macron, il y a cette volonté de construire aussi une Europe sous domination Allemande dans la négation de ce qui fait une nation. Ses allégeances à Berlin et à Bruxelles le démontrent en permanence. Fondre la France dans un grand ensemble fédéral épargnerait à Macron bien des soucis, surtout si cela pouvait s’accompagner de la mise en place d’une police européenne !

    « Il faut parfois être prêt à subordonner ses intérêts à ceux de la communauté européenne. » disait en 1942 Walther Funk le ministre des finances d’Hitler

    « La solution de nos problèmes économiques... une union douanière, un marché libre, un système bancaire et des taux de change stables en Europe, vers une union monétaire européenne. » disait Herman Goering en juillet 1940.   

    Macron toujours dans la provocation. Est-il fasciste ?

    De quelque manière qu’on le prenne, le discours de Macron est aux antipodes de la démocratie et même de l’idéal républicain le plus élémentaire, que ce soit dans la manière qu’il a d’instrumentaliser une police et une justice qui n’a pas encore eu l’idée de se rebeller, ou que ce soit dans la façon autoritaire d’exiger que les Français travaillent sans se poser des questions sur les affaires que peuvent faire les très riches. La révolte des gilets jaunes – on pourrait dire des Français, tant le mouvement est large – a déjà poussé Macron à se radicaliser et à dévoiler ce qu’il était vraiment, un homme du passé sans avenir.



    [1] https://blogs.mediapart.fr/michel-pinault/blog/110119/macron-leffort-le-sens-des-mots

    [2] https://www.lci.fr/politique/grand-debat-national-70-des-francais-estiment-qu-il-sera-inutile-2109816.html

    [3] https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/11/en-plein-grand-debat-macron-recevra-a-versailles-150-patrons-de-multinationales_a_23640282/?ncid=other_facebook_eucluwzme5k&utm_campaign=share_facebook&fbclid=IwAR0-T_hIR59uGslOLyrBdzUF-8PYwZOsZxuh8EOrZAncqSkUFMBjhsFAuYw

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  •  La Macronie est en train de sombrer

    Franchement je suis épaté ! Evidemment on pourra toujours me dire que je suis partial, vu que j’ai critiqué Macron dès la première heure, dès que l’oligarchie en a fait son champion. ET c’est vrai, je l’avoue, sa tête ne me revient pas, et au second tour des élections présidentielles, je me suis abstenu, plutôt me couper la main que de voter pour un banquier ! Mais là on est entré depuis la révolte des gilets jaunes dans une autre dimension : il n’y a plus de pilote à l’Elysée ! C’est au-delà de ce qu’on peut même penser de sa politique, il faut le reconnaître, Macron est incompétent et son entourage également. Ces jours derniers on vient d’en avoir plusieurs exemples. Alors que la mesure était présentée comme une mesure de justice fiscale et une possible hausse du pouvoir d’achat, voilà maintenant que Bruno Le Maire nous dit qu’il va peut-être la rétablir pour les 20% les plus riches[1]. Ces allers-retours sont des plus mauvais effets et désignent clairement que ce sont les classes moyennes qui vont régler l’addition. Ça sent l’improvisation de dernière minute. 

    La Macronie est en train de sombrer

    Lundi soir sur TF1 l’impayable Edouard Philippe annonçait sans rire qu’il allait promouvoir une loi anti-casseur histoire d’en finir avec ces gilets jaunes qui lui pourrissent la vie. Ça se discute évidemment, mais oublions le fonds, en vérité Philippe voulait faire voter une loi qui existe déjà ! Même Le monde, journal macaronien de référence, s’en est aperçu[2].  On se demande qui sont les branleurs qui lui écrivent ses discours et qui le conseillent ! Un tel niveau d’incompétence, c’est du jamais vu sous la Vème République. Cette super-fermeté affichée masquait mal une nouvelle improvisation à côté de la plaque. Je rappelle tout de même qu’en novembre et en décembre ce grand sifflet a été infichu de réunir quatre gilets jaunes autour de lui pour entamer un dialogue. Quand on voit ce niveau d’incompétence, on se dit que les critiques du RIC selon lesquelles tout de même les hommes politiques de profession avaient des compétences que le commun ne possédait pas, tombent à plat. La France semble prise de folie ces derniers temps, voilà Luc Ferry, bon à rien, mauvais à tout qui réclame maintenant que les policiers aient le droit d’abattre les gilets jaunes ! Il cet ignorant devrait tout de même savoir que s’il y a eu des violences, non seulement elles ont été assez contenues depuis deux mois que dure le mouvement des gilets jaunes, mais en outre, elles ont été plutôt le fait d’une police suréquipée, voilà ce qui se passe quand un petit bourgeois prend peur, il tourne facilement fasciste[3]. Luc Ferry réincarnation de la droite vichyste a ensuite dit qu’il n’avait pas dit ça, mais ses propos sont attestés. En bon macronien, ce faux philosophe, mais vrai imbécile nous dit qu’on ne l’a pas bien compris. Luc Ferry est un chroniqueur régulier de Radio classique, elle appartient au groupe Les Echos, Le Parisien, soit en fait à Bernard Arnault qui lui-même est un grand ami de Macron. Le monde est petit. L’esprit des Versaillais n’est pas mort avec Adolphe Thiers, il reprend des couleurs avec Philippe et Ferry.   

    La Macronie est en train de sombrer

    Malheureusement on n’en a pas encore fini avec la décomposition de la Macronie – Juan Braco parle de crépuscule – voilà maintenant qu’il ne va pas y avoir de Grand Débat, probablement même pas de petit débat. Chantal Jouanno qui devait le piloter, s’est désister, malgré le salaire mirobolant qu’on lui offrait[4]. Officiellement c’est parce qu’elle ne voulait pas alimenter la polémique sur son salaire. Mais il ne fait guère de doute que les raisons sont autres. Et en effet il est confirmé qu’elle renonce au Grand Débat, mais qu’elle garde le salaire[5]. Les gilets jaunes dans leur ensemble, à l’exception de Jacline Mouraud, ne veulent pas y aller, et l’encadrement des sujets laisse perplexe. Elle a par exemple dit qu’elle ne voulait pas parler de l’immigration, puis ensuite elle s’est contredite, parce qu’on lui avait sans doute suggérer que ce serait un bon dérivatif pour plomber le débat. Le plus probable c’est qu’elle ait senti l’enlisement venir, et donc elle préfère se réserver pour un autre gouvernement, quand la Macronie sera dissoute.  

    La Macronie est en train de sombrer

    En coulisse on dit également que Macron est très en colère contre le préfet de police Delpuech qu’il considère responsable des frayeurs de Griveaux lorsque les gilets jaunes ont pénétré dans son ministère. Il veut sa peau. Il est vrai que Delpuech n’a pas brillé dans le maintien de l’ordre à Paris, il a été constamment débordé, mais ce fut aussi le cas du tandem Castaner-Nuñez qui avait complètement sous-estimé la mobilisation du 5 décembre dernier. Dans le même temps on annonce la démission de Sylvain Fort, proche conseiller de Macron et celui tout à fait probable d’Alexis Kohler[6]. Cet ensemble de fait montre que le pouvoir aux abois est complètement désorganisé. On comprend mieux pourquoi Gérard Collomb a tenu à démissionner au début de l’automne. Comme on le voit l’Elysée, c’est le bateau ivre. On se demande quand il va finir par couler définitivement. Dans un pays grand comme la France, l’amateurisme macronien n’a pas sa place.



    [1] https://www.lejdd.fr/Politique/taxe-dhabitation-le-gouvernement-envisage-finalement-de-la-maintenir-pour-les-plus-riches-3834071

    [2] https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/07/gilets-jaunes-philippe-annonce-une-nouvelle-loi-durcissant-les-sanctions-contre-les-casseurs-et-les-manifestations-non-declarees_5406049_823448.html

    [3] https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/08/les-propos-de-luc-ferry-sur-les-armes-des-policiers-et-les-gilets-jaunes-indignent_a_23637392/

    [4] https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/08/gilets-jaunes-chantal-jouanno-se-retire-du-pilotage-du-grand-debat-national_5406440_823448.html

    [5] https://www.bfmtv.com/politique/chantal-jouanno-jette-l-eponge-du-grand-debat-national-mais-garde-son-salaire-de-presidente-de-la-cndp-1607203.html?fbclid=IwAR20t5C5eGjXoxBWlGdQ5fnAVh9fyLSuw5-wP1fd9hOUOG_4eh37DNEu8Xo

    [6] https://www.lexpress.fr/actualite/apres-le-depart-de-sylvain-fort-celui-d-alexis-kohler_2056213.html

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  • Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié 

    Un cortège parisien se rend directement à l’Assemblée nationale 

    Allons-y pour l’acte VIII des manifestations des gilets jaunes ! Le samedi 5 janvier 2018, la mobilisation des gilets jaunes est en hausse et de belle manière ! A la mi-journée on comptait déjà au moins 300 000 manifestants dans toute la France[1]. Dans la moindre petite ville de France, comme Beauvais par exemple, les cortèges étaient fournis et le mot d’ordre de « Macron démission » repris avec de plus en plus de vigueur. A Paris un cortège important peut-être 10 000 personnes se rendait à l’Assemblée nationale, tout un symbole visant à montrer que le peuple veut reprendre le pouvoir qui a été confisqué par l’oligarchie et un système électoral illégitime. Si Macron pensait que la répression des libertés essentielles viendrait à bout de la résistance des gilets jaunes, force-lui sera ce soir de constater une fois de plus qu’il s’est trompé. L’arrestation de Drouet est sans un motif de remobilisation puissant, sachant à quel point les Français sont attachés aux libertés fondamentales. Un collectif d’avocat a commencé à parler d’un détournement du droit pénal au profit d’une restriction des libertés fondamentales[2]. Ils légitiment ainsi ceux qui voient dans l’évolution de l’exercice du pouvoir selon Macron, une dérive fasciste Evidemment les heurts sont nombreux, alors même que la police devrait se tenir à l’écart d’une manifestation déclarée en préfecture. Et évidemment on a droit aux jérémiades des députés LREM qui nous disent que tout cela coûte cher. Mais aujourd’hui les gilets jaunes sont conscients que c’est bien Macron et sa contre-révolution qui ont été le détonateur de ce grand mouvement.

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié 

    Forte mobilisation à Rouen 

    L’acte VIII est d’ores et déjà une très grande réussite : en Provence des manifestations ont eu lieu à Marseille, en Avignon, à Pertuis, à Martigues, en Arles, à Sisteron. Il va être difficile à Castaner de faire croire que nous sommes dans le déclin. C’est peut-être surprenant, mais c’est ainsi, il y a une remobilisation puissante dans le pays. Cela rend clairement le mouvement des gilets jaunes comme un mouvement inédit qui va rentrer dans l’histoire. En effet, il n’existe pas de précédent à un mouvement social qui dure aussi longtemps et qui s’étende à l’ensemble du pays. Les syndicats qui prétendent défendre les travailleurs devraient en prendre de la graine : tactiquement et stratégiquement les gilets jaunes sont bien plus inventifs que toute leur bureaucratie. Soulignons que pendant que les Français – on ne peut plus dire les gilets jaunes dans la mesure où le mouvement est soutenu par une très large majorité dans le pays – manifestent dans les rues de plus de cinquante villes, les gilets jaunes tiennent les ronds-points, preuve que les menaces de Castaner n’ont eu aucune prise sur eux. Des péages autoroutiers ont été libérés dans les Alpes.

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    A Chateaubriant on tient les carrefours 

    Saluons sans réserve le courage de tous ces gilets jaunes qui redonnent une nouvelle jeunesse au pays et renvoient Macron et ses complices dans le camp du vieux monde et de la réaction. Le mot d’ordre presqu’unique ce samedi 5 janvier était la démission de Macron qui est identifié maintenant à un régime autoritaire et fascisant au service de l’oligarchie. Nous le disions avant les fêtes, les gilets jaunes veulent la démission de Macron, c’est le résultat de l’entêtement imbécile du petit banquier devenu miraculeusement président à l’issue d’un hold-up électoral. Mais comme on l’a dit, la volonté politique ne peut être confondue avec l’entêtement imbécile. Et on ne peut pas gouverner trop longtemps contre le peuple et à coups de mensonges. Castaner-le-menteur faisait circuler par le biais de l’AFP le chiffre mensonger de 25000 personnes sur toute la France, les simples images diffusées sur les chaînes en continue montraient que cette évaluation était délibérément fausse. Quand un pouvoir en est à un tel degré de négation de la réalité, c’est qu’il est complètement fini. Rien qu’à Bordeaux ils étaient plusieurs milliers, 4600 selon la préfecture elle-même, à Lyon au moins 5000, 4000 à Paris toujours selon la préfecture de police : rien qu’avec ces trois villes, nous sommes déjà à plus de 13000. Mais il y avait au moins encore une bonne centaine de villes, Toulouse officiellement 2000 personnes, 2000 à Rouen, 30000 à Valence, 3000 à Caen etc. Même en collectant les chiffres faux que donnent les préfectures, on arrive bien au-delà de 100000. Et bien sûr on ne compte pas les gilets jaunes sur les péages et sur les ronds-points. Ce petit travail de vérification devrait être fait par les journalistes s’ils avaient une once d’honnêteté. Le syndicat Policiers en colère dénonce une grossière manipulation[3]. 

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Gilets jaunes à Marseille devant la mairie dont le maire est devenu le symbole de l’affairisme immobilier 

    En dehors du mot d’ordre de « Macron démission », on retiendra que les gilets jaunes se sont dirigés vers l’Assemblée nationale, qu’ils ont agi simultanément dans plusieurs quartiers de Paris, les Champs Elysées, le boulevard Saint-Germain, la gare d’Orsay. Cette reprise forte du mouvement va obliger Macron à sortir du bois. Après avoir révélé la vraie nature de la police et de la justice de classe, les gilets jaunes ont mis en lumière les mensonges de la presse bourgeoise, dans cet exercice sordide, Le monde s’est une fois de plus distingué, reprenant sans précaution le chiffre de 25000 avancé par Castaner, sans même dire qu’ils reprenaient un communiqué du ministère de l’intérieur, alors que ce journal s’efforce toujours de donner au moins deux sources d’évaluation quand il s’agit de parler des manifestations des syndicats. C’est aussi bien une volonté de mentir et de désinformer, qu’un mépris de classe envers les gilets jaunes. L’idée est bien entendu de tenter de faire croire que la mobilisation est moins forte aujourd’hui qu’elle n’était la semaine dernière, et peu importe que les images contredisent cette fable, les journalistes sont là pour tenter de la valider. Finalement devant le tôlé soulevé par les mensonges de Castaner, le ministère de l’intérieur parlera de plus de 50 000 manifestants, reconnaissant ainsi que la mobilisation est bien repartie à la hausse[4]. Castaner encore un effort ! mais enfin c’est déjà bien qu’implicitement il ait reconnu ses mensonges. Le monde et L’Obs ont mangé leur chapeau et ont dû reconnaitre que la mobilisation repartait à la hausse[5]. Dans la soirée, Macron qui faisait semblant de jouer les arbitres appelait chacun à se ressaisir ! Comme si deux parties aussi irresponsables l’une que l’autre se disputait. On se perd en conjecture sur le sens de cette injonction, veut-il dire que dans les jours qui viennent il va changer d’attitude ? Il a appelé au dialogue, mais comme en même temps il nous dit qu’il ne changera pas de politique, on ne voit pas très bien quelle serait la nature de l’échange. C’est d’ailleurs une des raisons de la remobilisation des gilets jaunes qui ont dit qu’ils éviteraient de se rendre à ce pseudo grand-débat. Ils sont en effet plus difficiles à manœuvrer que des bureaucrates syndicaux, justement parce qu’ils ne sont pas organisés ! 

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Les Angles l’entrée vers Avignon bloquée 

    La conclusion est que non seulement le mouvement est solidement enraciné maintenant, mais qu’il rebondit et se radicalise nettement. La remobilisation n’avait pas été vraiment anticipée par Castaner, c’est ce qui explique que dans plusieurs endroits les forces de l’ordre aient été prises au dépourvu et qu’elles aient dû reculer. De là bien entendu des échauffourées importantes à Paris sur les Champs Elysées et sur le boulevard Saint-Germain, mais aussi en Province comme à Bordeaux par exemple. Soit les gilets jaunes sont trop malins, soit Castaner a un très mauvais service de renseignement. Quel que soit l’angle sous lequel on aborde ce huitième acte, le pouvoir en place a fait encore une fois la preuve de son amateurisme. Avec le temps qui passe, Macron voit ses marges de manœuvre se réduire considérablement. En effet si le 10 décembre il avait décidé une hausse significative du SMIC et l’annulation de l’ISF, cela aurait sans doute suffi. Mais n’ayant ni intelligence tactique, ni stratégique, il joue les prolongations s’enferme à court terme dans une terrible alternative : soit il négocie sérieusement et mange son chapeau, soit il poursuit la répression au risque de faire basculer la France vers un régime autoritaire en détruisant les libertés individuelles. Ce n’est plus seulement le président et le gouvernement dont l’image est dégradée, c’est celle de l’ensemble des institutions, la police, la justice et l’information. La manifestation que les macroniens devaient organiser à Paris le 20 janvier a été repoussée au 27, semble-t-il par manque de soutien populaire.

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Défile monstre à Bordeaux pour saluer le ralliement de Juppé à Macron 

    En marge des manifestations  

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Les macroniens se sont indignés qu’un manifestant puisse frapper un policier à terre. Ce manifestant a été identifié et va sûrement être convoqué au tribunal. Il s’agirait de Christophe Dettinger, âgé de 37 ans, a été identifié sur les différentes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, où on l’aperçoit frapper très violemment des gendarmes mobiles sur le pont piétonnier Leopold-Sédar-Senghor, vers 15 heures, alors que les forces de l’ordre empêchaient les manifestants de passer. C’était à Paris. Notez bien que le boxeur boxe un policier suréquipé, muni de matraque, de casque et de bouclier. Ce n’est donc pas un lâche attentat comme on essaie de le faire croire. Il est dans le mouvement qui refuse de reculer sous la pression des gendarmes suréquipés. Evidemment, si ce nom ne circulait pas déjà un peu partout, je ne le donnerais pas, n'étant pas un délateur, mais il est dans tous les journaux.

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié  

    Les mêmes macroniens n’ont rien dit du tout à propos d’une vidéo qui tourne sur le Net et qui montre des policiers isoler un manifestant pacifique, puis le frapper à plusieurs reprises au visage d’une manière lâche car ce manifestant n’a aucun moyen de se défendre. Le flic qui met les coups de poing a été identifié, c'est Didier Andrieux, élevé au grade de chevalier de la Légion d'Honneur le 01.01.2019. Il y a... 4 jours. Formidable. Ça se passait à Toulon. Notez que ce policier s’attaque à un manifestant complètement désarmé qui n’a ni casque, ni bouclier, ni matraque à la main. Ce policier a donc violé plus d’une fois les lois de la République. Nous allons voir s’il sera sanctionné.  

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Benjamin Griveaux l’ubuesque porte-parole du gouvernement, anciennement « socialistes » tendance DSK, avait écrit dans le temps un livre intitulé Salauds de pauvres[6]¸ dans lequel il dénonçait la droite qui s’attaquait aux « assistés », aux chômeurs et tous ceux auxquels l’Etat vient en aide. Et puis comme on sait il a basculé du côté de la droite extrême, endossant les slogans anti-pauvres de la macronie. Quelques jours avant l’acte VIII, il annonçait que le gouvernement allait encore se radicaliser, donc être encore plus sévère avec les pauvres et les gilets jaunes. Cette bouffonnerie lui a été renvoyée à la figure quand justement des gilets jaunes ont pénétré dans son ministère suivant la consigne présidentielle : « qu’ils viennent me chercher ! » Il a eu très peur : les gilets jaunes ont enfoncé les grilles et se sont approchés de son bureau, des officiers de sécurité l’ont précipitamment évacué, sauvant sa misérable personne[7].



    [1] https://france-police.org/2019/01/05/estimation-de-la-participation-a-lacte-8-des-gilets-jaunes-a-15h-plus-de-300-000-manifestants-a-travers-toute-la-france-selon-le-syndicat-france-police-policiers-en-colere-cinquieme-force-syndi/

    [2] https://www.bfmtv.com/police-justice/atteinte-a-la-liberte-de-manifester-des-gilets-jaunes-saisissent-le-defenseur-des-droits-1604811.html

    [3] https://france-police.org/2019/01/05/desinformation-sur-la-participation-a-lacte-8-des-gilets-jaunes-la-grossiere-manipulation-de-lexecutif/

    [4] https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/05/gilets-jaunes-paris-beauvais-saint-malo-quimper-le-point-sur-l-acte-viii_5405426_3224.html

    [5] https://www.nouvelobs.com/societe/20190105.OBS8014/gilets-jaunes-acte-8-la-mobilisation-repart-a-la-hausse-nombreux-incidents-violents.html

    [6] Fayard, 2012.

    [7] https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/05/benjamin-griveaux-evacue-apres-l-irruption-de-manifestants-dans-la-cour-de-son-ministere_5405504_823448.html

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  •  Nouvelles atteintes à l’Etat de droit en France, Macron en marche vers l’illibéralisme

    Le 2 janvier 2018, Eric Drouet était arrêté et placé en garde à vue par les milices de Macron qui le serrent de près depuis un petit moment déjà. Le porte-parole des gilets jaunes devait participer à un hommage avec des bougies aux gilets jaunes martyrisés par la répression macronienne. La police lui est tombée sur le dos et l’a embarqué. Si cela se passait en Russie ou en Hongrie, ou ailleurs, la canaille journalistique crierait au fascisme, mais en France elle s’en félicite. Les menteurs de profession ont attaqué Drouet sur le fait que c’était un rouge-brun, et donc un type louche qui ne méritait pas mieux que d’être embastillé, étant donné la dangerosité qu’il représentait. Ils ont avancé, comme cet imbécile de Hamon même que l’ultime preuve était que le porte-parole des gilets jaunes aurait voté pour Marine Le Pen, histoire de le stigmatisé. Mais il s’est révélé que cela était faux : c’est une rumeur avancée par Macron et ses communicants reprise par l’idiot du village J-M Apathie et encore par ce menteur de Brice Couturier. Libération a fait litière de cette fable[1]. Drouet avait déjà démenti, mais ça ne fait rien, la crapule journalistique continue à mentir, et après cela se plaint qu’on leur crache dessus. Il faut tout de même être clair, même si Drouet avait voté pour Marine Le Pen, nous devrions tout de même le défendre, d’abord parce que les libertés ne se distribuent en fonction de nos votes passés, ensuite parce que cette manière de joindre la désinformation à la répression est la marque d’un régime fasciste.  

    Nouvelles atteintes à l’Etat de droit en France, Macron en marche vers l’illibéralisme

    Beaucoup ont aimé en 2017 se faire peur en disant qu’il fallait voter pour Macron pour éviter le fascisme, et bien le fascisme le voilà, et ceux-là se font bien discrets. Dès qu’on arrête un opposant en Russie ou Ahed Tamimi en Israël, c’est une levée de boucliers, des manifestations et des tribunes. L’éditorial du Monde du 3 janvier, porte sur les dérives anti-européennes inquiétantes de la Roumanie, mais ne dit pas un mot des dérives inquiétantes de la France ne matière de démocratie, et pas un mot sur l’arrestation de Drouet bien entendu[2]. Attention, je ne juge pas ici du bien fondé des actions répressives en Israël ou en Russie, soyons clair. Mais il est évident que les journalistes sont prompts à voir la paille dans l’œil du voisin et un peu moins la poutre qui obscurcit leur vision. S’ils ne disent rien sur l’arrestation de Drouet, c’est que leur ligne de conduite le leur dicte : ils n’ont rien dit de la répression féroce contre les gilets jaunes, que ce soit dans les condamnations judiciaires ou dans les tirs de flash ball dans la tête. Ces derniers sont interdits par la loi, et on ne peut les utiliser n’importe comment. Certes ce n’est pas d’aujourd’hui que les policiers contournent la loi en la matière, et les plaintes s’accumulent contre leur usage. Mais cela s’est intensifié avec le mouvement des gilets jaunes : le but est de terroriser les populations, la conséquence a été terrible en termes de blessures aux yeux notamment. C’est la marque d’une sortie de l’Etat de droit. Mais sur ce point vous ne pourrez guère entendre disserter Brice Couturier ou Jean-Michel Apathie.  

    Nouvelles atteintes à l’Etat de droit en France, Macron en marche vers l’illibéralisme

    Nous savons depuis longtemps que nous n’étions plus en démocratie, disons pour aller vite depuis 2005 quand le gouvernement de l’époque a refusé de valider le résultat du référendum. Avec le Traité de Lisbonne, on était passé dans une situation de post-démocratie[3], ce qui voulait dire que la politique ne dépendait plus des citoyens et de leur vote, mais des traités de gouvernance au-dessus des partis. Cependant on conservait encore les libertés individuelles : liberté d’expression, et liberté de manifestation. Cette dernière a disparu presque complètement avec le durcissement du régime macronien. Il reste encore un peu la liberté d’expression, mais quand on sait qui sont les propriétaires des médias qui sont sensés nous informer, cette liberté parait vraiment limitée. Les médias dominants étant complètement disqualifiés pour ne pas dire plus, nous sommes nombreux à partager des informations sur les réseaux sociaux : le 3 janvier 2018 à 10 heures du matin, Le monde n’avait toujours pas trouvé utile de signaler l’arrestation de Drouet, Le Figaro, un peu plus réactif, reprenait les termes d’une dépêche de l’AFP qui parlait de l’arrestation du « porte-parole controversé des gilets jaunes »[4]. Le terme « controversé » dans la tambouille propagandiste vise deux objectifs, d’abord à dissocier Drouet des « bons gilets jaunes » comme Jacline Mouraud[5], ensuite de bien insister lourdement sur le caractère rouge-brun – les extrêmes se rejoignent. Ensuite il vise à justifier l’action de la police, car s’il est controversé se dit le bon peuple, c’est bien qu’il est coupable quelque part. Mais même si Drouet avait voté MLP, cela n’excuserait en rien son arrestation, ou alors il faut interdire le RN et la FI. C’est peut-être ce que feront les macroniens dans une prochaine étape.

    On attend les excuses d’Apathie, de Brice Couturier, cet imbécile, et de Hamon pour avoir tenté de salir Drouet. Mélenchon a pris fait et cause pour Drouet rapidement, c’est le moins qu’il pouvait faire, Gilbert Collard aussi en parlant à propos de Macron de fascisme. Ils ont raison, quoi qu’on pense de leur insuffisance politique. Il devient évident qu’entre Macron et MLP, les deux adversaires des dernières présidentielles, le plus fasciste n’était pas celle qu’on pense et que désignaient les médias. Les avocats commencent à s’émouvoir de cette dérive fascisante, l’opposition aussi. Encore qu’on n’entende guère ni le PS, ni Hamon, ni LR.  

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    ça se passe en France en 2018 

    Depuis deux mois, il est clair que le régime devient de plus en plus autoritaire. La raison est assez simple, soutenu par seulement 18% de la population, il ne peut plus continuer ses réformes antisociales sans s’appuyer sur un régime dur. Or des réformes pourries, il en a programmé toute une kyrielle. Ça a commencé cette année par un décret durcissant le contrôle des chômeurs[6]. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le but de ce décret n’est pas de radier les chômeurs, en effet, les pseudos mesures de contrôle seront sans effet et mettront un peu plus la pagaille dans les services. Les médias ont répété que 12% des chômeurs ne cherchaient pas d’emploi, l’idée c’est encore d’appuyer sur ces salauds de pauvres qui profitent du système. Mais dans la réalité seuls 8% des chômeurs qui touchent une allocation ne cherchent pas d’emplois. Les raisons peuvent être très nombreuses : maladie, les chômeurs sont en effet plus malades que le reste de la population, découragement s’ils se trouvent dans une région peu dynamique du point de vue de l’emploi, raisons familiales, déménagement, etc. Ces mesures seront probablement sans effet. Mais ce brassage d’air continu vise deux objectifs :

    - le premier est de rappeler que l’Etat accroit le contrôle social sur les plus défavorisés et que ceux-ci doivent se tenir à carreau, faire ce qu’on leur dit de faire, faire où on leur dit de faire, donc de renforcer l’image d’un pouvoir dur et autoritaire ;

    - le second est de justifier la future réforme des allocations-chômage qui arrive et qui vise à réduire encore la durée et leur montant.

    Il faut donc comprendre que l’arrestation de Drouet et le contrôle des chômeurs sont deux actes de même nature, les deux faces d’une mise en place d’un régime libéral sur le plan économique et fascisant sur le plan des libertés individuelles. En 2017 j’avais défendu l’abstention au second tour des élections présidentielles, désignant directement Macron comme le représentant d’une droite extrême, dangereuse pour les libertés et rétrograde sur tous les plans. Malheureusement ce diagnostic s’est révélé exact. La manœuvre macronienne d’intimidation risque d’avoir l’effet inverse de celui recherché et de finir par réunir toute l’opposition sur le thème du retour à l’ordre républicain. Macron est en mode survie depuis un bon moment maintenant, et il ne le doit qu’à la passivité des syndicats et à la division de l’opposition. En apparaissant comme le véritable représentant d’un fascisme rampant il va rendre plus aisées les passerelles entre la FI, le RN et Debout la France. Tant que le système consolide une fausse division et donc une fausse alternative entre droite et gauche de gouvernement, Macron peut toujours arguer qu’il représente un nouveau monde, mais dès lors que le peuple s’empare de la parole par-delà des divisions artificielles et politiciennes, ses jours au pouvoir son comptés. La première initiative en ce sens est venue de Mélenchon qui ne tarit pas d’éloges sur les gilets jaunes et sur Drouet. Mais déjà Florian Philippot a repris le même refrain. De très nombreux du Rassemblement National sont sur cette longueur d’onde. Drouet ne va pas rester en garde à vue, celle-ci a déjà duré assez longtemps. Et les motifs reposent sur du sable, ils correspondent très exactement à un abus de pouvoir ainsi que le signalait son avocat. Le monde s’était en fin de journée réveillé et avec 24 heures de retard avait pris connaissance enfin de cette affaire[7]. Finalement Drouet est sorti de garde à vue le 3 janvier.

      Nouvelles atteintes à l’Etat de droit en France, Macron en marche vers l’illibéralisme

    Il reste tout de même très étrange que les médias comme Le monde, Libération ou L’obs qui ont pour habitude de se saisir de n’importe quel rapport d’Amnesty International pour soutenir les migrants, les Palestiniens, ou des tas de groupes extérieurs à la France au nom de la démocratie aient passé sous silence le rapport d’Amnesty International sur l’usage excessif de la répression en France[8]. Le rapport et sévère, il dénonce pêle-mêle l’usage des flash ball, mais aussi les arrestations préventives sur des bases légales plus que douteuses. Bref la France avec Macron est entrée dans l’œil du cyclone des régimes autoritaires, au même titre que la Russie ou la Pologne, et peut-être même plus encore. Cette mauvaise conduite va certainement valoir des condamnations en chaîne de la France au niveau international. Si Macron avait le soutien des Français, des condamnations verbales d’instances internationales ne seraient rien qu’un peu de vent, mais il n’a pas ce soutien, et cette déconfiture au niveau international risque de lui aliéner une partie de son maigre électorat. 

    Réactions 

    La conclusion de tout cela est que le pseudo-dialogue mis en scène par Macron et sa bande de gangsters est d’ores et déjà sans intérêt : on sait que la répression continuera et qu’ils continueront leurs réformes pourries contre le peuple, tant qu’on ne les foutra pas à la porte. La volonté proprement hystérique de Macron de poursuivre la guerre sociale sans pause ni concession, ouvre une période de très grande instabilité politique en France. Il faut donc tout faire pour réclamer la libération des gilets jaunes emprisonnés et donc celle de Drouet, pousser au cul les syndicats et les partis qui se réclament de la gauche et qui restent remarquablement silencieux comme Philippe Martinez qui ne dit rien, sans doute est -il encore en vacances. Mais surtout il faut rester uni autour des revendications minimales que partagent tous les gilets jaunes, être présent sur les ronds-points développer des assemblées générales pour préparer l’appel de Commercy à l’assemblée des assemblées le 26 janvier 2018 qui devra définir des lignes plus précises d’action[9].

    Nouvelles atteintes à l’Etat de droit en France, Macron en marche vers l’illibéralisme

    L'appel de Commercy


    [1] https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/02/pour-qui-eric-drouet-a-t-il-vote-en-2017_1700726

    [2] https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/02/inquietantes-derives-anti-europeennes-a-bucarest_5404398_3232.html

    [3] http://in-girum-imus.blogg.org/post-democratie-colin-crouch-diaphanes-2013-a117703596

    [4] https://www.liberation.fr/france/2019/01/02/le-gilet-jaune-eric-drouet-arrete-pres-des-champs-elysees_1700798

    [5] Celle-ci déjà considérablement déconsidérée s’est encore faite remarquée pour justifier l’arrestation de Drouet https://actu.orange.fr/societe/videos/jacline-mouraud-reagit-a-l-arrestation-d-eric-drouet-CNT000001bCmPs.html

    [6] https://www.latribune.fr/economie/france/des-sanctions-plus-dures-sur-le-controle-des-chomeurs-en-2019-802544.html

    [7] https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/03/l-arrestation-d-eric-drouet-pres-des-champs-elysees-suscite-l-indignation-de-ses-sympathisants_5404695_3224.html

    [8] https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/usage-excessif-de-la-force-lors-des-manifestations?utm_medium=reseaux-sociaux&utm_source=twitter

    [9] https://manif-est.info/Second-Appel-des-Gilets-Jaunes-de-Commercy-L-assemblee-des-assemblees-895.html?fbclid=IwAR0_TlyA39Pd0kFosPOX67uI198wUicwWRBa9_Vo5WR32xuwRJzBu35M3tk

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  •  Macron déclare la guerre de classes en direct lors de ses vœux de fin d’année

    Dans une ambiance crépusculaire, filmé comme un film de zombies de série B, avec des plans éloignés qui le faisaient paraître encore plus séparé des Français, Macron a présenté ses vœux aux Français que nous espérons sincèrement les derniers. Il était étonnant de voir encore cet individu qui ne doit provisoirement sa place qu’à la dureté de la répression policière, tenter de bouffonner encore un peu pour se donner l’illusion qu’il était président des Français, il aurait parlé depuis Coblence, c’eut été la même chose. On aurait pu s’attendre à ce qu’il souhaite l’union des Français, sans plus, mais non, il a continué à faire la publicité pour son projet politique moisi qui met la France à feu et à sang. Il ne comprend pas que ce sont à la fois sa personne et ses réformes dont les Français ne veulent pas. Ceux qui contestent, il les a traités « d’obscurantistes » et de passéistes, alors que lui-même se trouve dans le camp du progrès. En gros il a expliqué qu’il allait organiser un grand dialogue avec les Français, mais que le cap des réformes – en vérité il voulait dire des contre-réformes – serait maintenu. Donc clairement que cette espèce de mise en spectacle de la confrontation entre un mouvement qui est soutenu par environ 75% de Français et lui-même qui est soutenu par 20% des Français, n’allait servir à rien, qu’à faire soi-disant de la pédagogie pour nous expliquer combien on avait mal compris les excellentes intentions de Macron qui n’a toujours rien dit du creusement sans précédent des inégalités qu’il a engendré dans le pays. Les représentants du vieux monde comme Alain Juppé, ultime vieillard de la politique politicienne, plusieurs fois condamné par la justice pour des faits de détournements d’argent public, étaient très contents et ont apporté leur soutien enthousiaste au projet de Macron. Juppé qui a échoué en tout et partout, qui a entre autres choses tué le premier quinquennat de Jacques Chirac, ayant même échoué contre l’escroc Fillon à se présenter aux élections présidentielles, espère ainsi se relancer, en faisant étalage de son obséquiosité écœurante vis-à-vis du nouveau maître qu’il s’est choisi, il pleurniche en ce moment pour que Macron le nomme tête de liste aux élections européennes. Reconnaissons-lui qu’il fait preuve de solidarité envers sa classe : Juppé est en effet un Young leader, certes défraîchi, mais cette engeance forme une franc -maçonnerie autrement redoutable que celles de la Grande Loge de France par exemple.  

    Macron déclare la guerre de classes en direct lors de ses vœux de fin d’année

    Macron parla aussi d’une France qui aurait été traversée selon lui de déchirements. Nouveau mensonge d’un homme de plus en plus habitué à en produire à la chaîne, il n’y avait pas de déchirement, mais la France qui s’est dressée contre un pouvoir ultra-minoritaire qui tente d’imposer un modèle à l’anglo-saxonne – Macron n’est pas un Young leader pour rien. Enchaînant contre-vérité sur contre-vérité, il a repris l’antienne répugnante du « travailler plus pour gagner plus » qui signifie qu’on ne touchera pas à la répartition de la valeur entre le travail – toujours moins – et le capital toujours plus. Il n’y a peut-être pas d’argent dans les caisses de l’Etat mais il y en a assez pour transférer des milliards des plus pauvres vers les plus riches. Les autres, ceux qui tirent la langue, et bien ils n’ont qu’à se faire premier de cordée, ou aller travailler plus. Preuve de la mauvaise fois du charlatan Macron, il a bien précisé qu’il allait continuer ses réformes des retraites et de l’allocation chômage qui vont toutes les deux aller dans le sens d’un amenuisement du pouvoir d’achat des plus pauvres, et qui contredisent bien évidemment le sens même de dialogue national qu’il prétend instauré. Parmi les mensonges écœurants qu’il a égrenés, il a fait semblant de croire que les gilets jaunes, justement parce qu’ils sont obscurantistes n’aiment pas les juifs et les homosexuels, et que lui, avec ses petits poings il allait les défendre. Oui, il était honteux et écœurant de voir ce petit bonhomme avouer ainsi que toute la cabale montée depuis des semaines contre les gilets jaunes comme étant l’émanation de l’extrême-droite, et que la masse avait été bien manipulée. Fonctionnant toujours dans le déni, Macron parla également de vérité et de mensonge, ça valait son coup de cidre en pleine saison 2 de l’affaire Benalla qui ne commence qu’à peine et qui va alimenter au moins tout le mois de janvier 2019. De cela il n’en sera pas question évidemment, Macron fait semblant de l’ignorer, mais rapidement on reviendra dessus.   

    Macron déclare la guerre de classes en direct lors de ses vœux de fin d’année

    Les gilets jaunes en tous les cas ont répondu au jeune cuistre de l’Elysée qu’ils étaient bien présent sur le terrain et qu’ils ne lâcheraient plus avant le départ de Macron. A minuit ils étaient présents sur les Champs Elysées, malgré les contrôles ultra serrés de la police. Ces contrôles rappelaient les temps anciens, pour tout dire ceux de l’Occupation, quand on ne pouvait pas faire un pas sans tomber sur un barrage de l’armée allemande. En quelque sorte, ils démontraient que nous sommes passés maintenant non plus dans une société du contentement, mais à une forme d’occupation de l’ensemble de la société par l’oligarchie. Et ailleurs on pouvait retrouver les gilets jaunes en train de réveillonner sur les ronds-points. 

    Macron déclare la guerre de classes en direct lors de ses vœux de fin d’année 

    Dans les Vosges des gilets jaunes toujours très mobilisés ont fêté le Nouvel An 

    Longue vie aux gilets jaunes qui illumineront en 2019 le destin de la France et des Français ! Et bonne année à tous ceux qui me font l'honneur de me lire !


     

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