• Prières de rue à Clichy et ailleurs

    Prières de rue à Clichy et ailleurs 

    Prière de rue à Clichy-la-Garenne 

    Les prières de rue sont devenues un marqueur important dans la lutte que l’Islam a déclaré à l’Occident qu’elle prétend soumettre. Elles n’existent pas seulement en France. Mais dans tous les pays européens on peut en voir des échantillons. Les prières de rue prennent en France et en Europe le plus souvent pour prétexte qu’un lieu de culte a été fermé, ou encore qu’il n’y en a pas. C’est un élément de chantage qui souvent se négocie avec les édiles locaux. C’est un problème qui n’est pas nouveau, mais qui prend de plus en plus d’importance avec le temps. Le débat s’est envenimé récemment avec les prières de rue à Clichy-la-Garenne qui ont commencé il y a maintenant huit mois. Tout le monde a remarqué que des musulmans occupaient indûment la rue le vendredi en fin d’après-midi, les tapis de prière sont déroulés sous le regard bienveillant de la police. Les riverains sont évidemment excédés par cette occupation bruyante et intempestive qui les gêne considérablement dans leur activité quotidienne et qui leur fait aussi peur.

    Vendredi 10 novembre 2017, une centaine d’élus plutôt marqués à droite sont venus manifester avec quelques soutiens, contre ces prières récurrentes. Ils ont alors entonné La Marseillaise. Il s’agit sans doute d’un tournant politique puisque jusqu’à présent les non-musulmans n’avaient pas osé répondre à la provocation. Les musulmans ont alors annoncé qu’ils allaient, par le biais de l’UAMC (Union des Associations Musulmanes de Clichy-la-Garenne) porter plainte contre cette « perturbation »[1]. « Il est patent que les élus qui manifestaient (...) ont commis des actes de violence à l'encontre des personnes de confession musulmane, avec pour unique raison leur appartenance vraie ou supposée à cette religion », est-il écrit dans la plainte contre X qui devait être déposée auprès du parquet de Nanterre et dont l'AFP a eu une copie. On reconnait bien là le style gémisseur des associations musulmanes qui sont toujours promptes à crier à la discrimination et au racisme. En vérité les musulmans ont pris ce prétexte, alors qu’un lieu de prière avait bel et bien été construit pour eux. Mais comme le rappelle Céline Pina, ce lieu ne leur plait pas parce qu’il n’est pas en centre-ville et donc qu’il rend l’Islam moins visible que les musulmans ne le voudraient[2]. Ils veulent devenir le centre de la vie sociale et culturelle de la ville.

     Prières de rue à Clichy et ailleurs 

    Elus manifestant le 10 novembre 2017 à Clichy-la-Garenne

     Voilà pour les faits. Reste évidemment à les interpréter. Énonçons quelques évidences.

     

    1. Le but des prières de rue est multiple. D’abord il s’agit de marquer le territoire, montrer à qui la rue appartient, ces prières de rue sont le complément institutionnel des agressions permanentes que les « blancs » subissent dans ces quartiers jusqu’à ce qu’ils s’en aillent ; il s’agit aussi de remplacer les autorités officielles par une charia rampante qui ne dit pas son nom et donc d’obtenir de fait une délégation de pouvoir de la part des élus qui sont complètement dépassés sur ce terrain et qui pour avoir la paix négocie n’importe quoi, des contrats avec des écoles coraniques, des aménagements d’horaires pour les piscines, et chaque foi c’est une avancée[3]. Ensuite il s’agit de faire pression sur les élus de façon à obtenir des avantages bien concrets, par exemple des postes dans les emplois municipaux. Ce système est bien rodé. En effet on annonce pour le jeudi 16 novembre une médiation, ce qui veut dire clairement que les autorités politiques sont prêtes à négocier, mais quoi, quel recul[4] ? Les musulmans cependant gagnent à travers ces escarmouches en visibilité, non seulement parce qu’ils osent occuper la rue et défier l’ordre républicain, mais parce qu’ils arrivent à se poser en interlocuteurs incontournables de la vie publique, même si leur nombre n’est pas très élevé. Ces prières de rue leur permettent de compter leurs troupes et de les rassembler. C’est la construction sur un petit territoire d’un groupe hégémonique.

    2. D’une manière consciente ou non, les musulmans font avancer l’idée la guerre des religions. Cela peut paraître étonnant pour nous qui avons grandi avec cette idée d’une disparition progressive des religions dans un contexte d’évolution positive des savoirs. L’Islam arrive ainsi à se présenter comme une religion qui a le vent en poupe et donc qui représente l’avenir. Le maire de Clichy-la-Garenne déclarait qu’il possédait des tracts émanant de cette prière de rue qui incitaient à la mort des Juifs, mais aussi à chasser les chrétiens en les traitant de mécréants : « vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix (...) Vous les chasserez de leur pays ».

    3. Tout le monde a remarqué la passivité de l’Etat. Bien que le maire ait demandé au préfet d’agir, celui-ci n’en a rien fait. Mais évidemment le préfet est le représentant de l’Etat, et sur un sujet aussi sensible que celui-là, s’il ne réagit pas, c’est que le ministre de l’intérieur lui demande de ne pas le faire. Il suffirait en effet d’envoyer quelques gendarmes pour débarrasser la rue et le problème serait réglé. La tactique du gouvernement est à l’inverse de laisser pourrir la situation et surtout de ne pas affronter les provocations récurrentes des organisations musulmanes comme si elles allaient cesser d’elles-mêmes, mais c’est sous-estimer l’adversaire qui a la patience de l’araignée. Philippe est muet et Collomb aux abonnés absents, alors même que cette affaire inquiète légitimement les Français. Ce mélange de lâcheté est typique de la méthode de gouvernement de Macron : dur avec ceux qu’il croit être faibles, les salariés, les syndicats, et faibles avec ceux qu’ils croient forts, le patronat ou les musulmans. Mais plus généralement cette passivité macronienne est le résultat d’une philosophie politique qui tente d’orienter la France vers une forme multiculturelle de la vie sociale qui permet aux organisations musulmanes de prospérer à l’abri de la loi. La laïcité est donc restreinte à la garantie que chaque religion ne pourra pas être entravée dans son expression. Ce faisant Macron et ses semblables font semblant de croire que le chantage des organisations islamistes s’arrêtera là. Nous leur faisons confiance pour trouver dans le futur de nouveaux terrains de jeu et de pression.

    4. Il est assez étonnant qu’il n’y ait pas de réaction du Front National autrement que par un communiqué laconique du député Ludovic Pajot[5]. Marine Le Pen avait au mois d’avril 2017 été plus explicite en affirmant qu’une fois élue, elle mettrait fin aux prières de rue[6]. Tout se passe comme si pour le Front National les prières de rue n’étaient plus considérées comme un combat décisif et important. C’est selon moi la preuve que ce parti n’est plus un parti fasciste et qu’en tous les cas il n’a pas les moyens de mettre en place des milices qui iraient effectuer des ratonnades comme au bon vieux temps. Il est d’ailleurs assez étonnant que l’exaspération qui gagne les Français ne se soit pas encore traduite par des actes violents contre les musulmans. Car si ceux-ci aiment bien mettre en avant une supposée islamophobie, ils sont peu visés par des attentats violents ou des meurtres comme peuvent l’être les Juifs ou les chrétiens. Il n’est pas sûr que cela puisse durer encore longtemps. Tout se passe en effet comme si les musulmans visaient à un affrontement violent, et donc comme s’ils voulaient faire exister un parti fasciste, un vrai, qui leur rentre dedans.  

    Prières de rue à Clichy et ailleurs

    5. Il y a quelques années des catholiques intégristes avaient commencé à faire des prières de rue[7]. Des militants et associations de gauche s’étaient mobilisés pour manifester contre eux. Ils dénonçaient évidemment les mots d’ordre particulièrement réactionnaires de ces prières de rue qui prétendaient militer contre le droit des femmes à avorter. Curieusement ces mêmes militants de gauche ne se mobilisent pas contre les prières de rue des musulmans qui ont pourtant exactement les mêmes buts, en effet on n’a jamais vu d’imam dire qu’il fallait tolérer et encourager l’avortement. Les intellectuels de gauche ne se mobilisent guère non plus pour dénoncer l’archaïsme d’une religion qui vise à donner aux femmes une place secondaire, alors qu’ils sont prompts à dénoncer violemment les mêmes fantaisies des catholiques intégristes : au contraire, ils en arrivent à soutenir n’importe quelle bigoterie rétrograde pour peu qu’elle émane de la communauté musulmane comme vient encore de le démontrer la querelle entre Charlie hebdo et Médiapart où ces derniers ont pris la défense de Tariq Ramadan[8]. Il est absolument désolant que dans ce contexte les élus de gauche ne se soient pas joints à la manifestation de Clichy-la-Garenne au moins pour défendre l’idée d’une république laïque qui a bien du plomb dans l’aile. Autrement dit, la droite proteste assez mollement contre les intégristes musulmans, mais reste plutôt passive face aux intégristes catholiques, on se souvient que le pitoyable François Fillon en difficulté s’était tourné vers Sens commun[9], tandis que la gauche proteste énergiquement contre les intégristes catholiques, mais porte un regard bienveillant sur les intégristes musulmans, ils sont les alliés objectifs de cette bigoterie New Age. Cette répartition des rôles met en danger directement les fondements de la République et si elle ne peut pas profiter à l’Eglise catholique, elle profitera rapidement aux organisations musulmanes.

     

    La réunion du 16 novembre a accouché d’une décision, celle du préfet d’interdire les prières de rue[10]. Nous verrons bien si cette décision est suivie d’effet, mais on ne sait pas ce que les associations musulmanes ont négocié en échange d’un retrait de l’espace public. En attendant, il est clair que l’islamisme agressif a marqué des points : il a fallu 8 mois tout de même pour que les autorités réagissent à cette provocation.

     

     


    [1] http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/prieres-de-rue-a-clichy-des-responsables-musulmans-vont-porter-plainte-7790946292

    [2] http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/11/11/31003-20171111ARTFIG00099-celine-pina-lettre-ouverte-au-ministre-de-l-interieur-au-sujet-des-prieres-de-rue-a-clichy.php

    [3] La France soumise, sous la direction de Georges Bensoussan et Elisabeth Badinter, Albin Michel, 2017.

    [4]  http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/11/14/01016-20171114ARTFIG00276-prieres-de-rue-a-clichy-bataille-judiciaire-avant-la-mediation-de-jeudi.php

    [5] http://www.frontnational.com/2017/11/prieres-de-rue-a-clichy-stop-a-la-privatisation-illegale-du-domaine-public/

    [6] https://www.valeursactuelles.com/politique/marine-le-pen-sattaquera-aux-intolerables-prieres-de-rue-clichy-79233

    [7] http://www.sudouest.fr/2013/11/16/bordeaux-les-anti-ivg-ont-trouve-des-contre-manifestants-face-a-eux-1231609-2780.php

    [8] http://www.20minutes.fr/medias/2169751-20171115-charlie-mediapart-origines-guerre-intermediatique

    [9] https://www.marianne.net/politique/sens-commun-au-gouvernement-si-francois-fillon-est-elu-et-alors

    [10] http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/11/16/01016-20171116ARTFIG00306-les-prieres-de-rue-interdites-dans-les-hauts-de-seine.php

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