• Mauvaises nouvelles de l’Europe

     Les nouvelles qui nous parviennent de la part de la bureaucratie européenne sont toujours mauvaises. Il n’y en a jamais de bonnes. Même quand l’Europe ne fait rien, elle envoie des mauvais signaux. 

    Mener la vie dure aux Anglaise

      Mauvaises nouvelles de l’Europe

    Le 14 janvier on trouvait sur le site euractiv.fr qui n’est pas forcément un site anti-européen, cette idée que si les Anglais s’obstinaient à pousser leur idée de référendum sur l’adhésion à l’Union européenne, ils seraient victimes de rétorsions de la part de l’Europe qui annonce qu’elle leur pourrira la vie en leur posant des conditions de sortie draconiennes. Même si la méthode n’étonne pas de la part de cette boutique fasciste, l’énoncer est choquant. En effet, les bureaucrates corrompus de Bruxelles n’essaient pas de convaincre, mais ils menacent ! Cette attitude est ridicule autant que révoltante. Ridicule parce que c’est pas en menaçant qu’on amènera le peuple à revenir sur ses désirs de Brexit. C’est même le contraire, plus les bureaucrates menaceront et plus les britanniques auront dans l’idée de sortir de cette prison pour échapper à des menaces aussi grossières qu’imbéciles. Révoltante parce que depuis quelques années, face à la faillite de sa politique sociale et économique, l’Union européenne ne sait plus que menacer. Le MES est une menace latente de Bruxelles sur les budgets, et l’attitude des créanciers face à la Grèce est encore une forme de fascisme rampant pour décider les Grecs à obéir sous la menace du bâton financier. On ajoutera que les menaces de l’UE face à la Grande-Bretagne n’ont pas de sens parce que si un pays le décide, il sortira sans rien négocier de l’UE. Ce ne sont pas les bureaucrates européens qui vont tout de même envahir la Grande-Bretagne pour lui faire rendre gorge ! Il est vrai que le Brexit serait très dramatique pour l’Europe car cela démontrerait in fine qu’il y a bien une vie en dehors de l’Union européenne, comme le montrent les Suisses tous les jours d’ailleurs. En bref, il va de soi que si l’UE menace, c’est parce qu’elle n’a plus d’argument flatteur pour retenir la Grande-Bretagne dans l’UE. On a donc dépassé le temps des mensonges. Il faut dire que la gestion calamiteuse de la crise des migrants par l’Union européenne ne donne guère envie de faire partie de cet ensemble qui ressemble de plus en plus à un bateau ivre. 

    Taxer l’essence 

     

    Mauvaises nouvelles de l’Europe 

    Schaüble qui ressemble de plus en plus à un docteur Frankenstein de l’économie européenne, a compris que l’accueil des migrants ça coûtait cher. Et c’est l’Allemagne qui en accueille le plus – 1 000 000 cette année – on évalue ce coût à environ 1 000 € par mois et par migrant, ce qui fait 1 milliard d’euros par mois et 12 milliards en année pleine. Schaüble a donc imaginé un impôt nouveau pour financer cela à l’échelle européenne : taxer l’essence. Le motif est que cette taxe pourrait paraitre indolore  puisque les prévisionnistes pensent que le prix du baril de pétrole va rester très bas pendant un long moment. Le lèche-botte Moscovici a tout de suite embrayé pour dire combien cette idée était lumineuse !

    C’est une idée qui est mauvaise de tous les points de vue qu’on se place. D’abord et surtout parce que sous le couvert de l’Europe c’est une manière pour l’Allemagne de se défausser du financement de ses problèmes sur ses voisins, c’est ce qu’elle avait déjà fait au moment de la réunification où toute l’Europe a payé à sa place ! Ensuite parce que cela est contraire à l’esprit de la politique économique austéritaire et ne peut que peser sur les déficits. Enfin parce que accueillir d’une manière aussi rapide des millions de personnes pose un problème d’équilibre des populations dans les pays d’accueil. En outre à quoi servirait une telle taxe ? A payer la construction de camps en Turquie ? On voit que ces propositions ne répondent pas à ce qui est fondamental. Sur le moyen et long terme quels sont le travail et les revenus qu’on peut offrir à ces migrants dans une Europe en panne de croissance et d’emplois, soumise au régime sec des dépenses publiques ? Schaüble n’est pas sérieux ! 

    Faire pression et punir la Grèce 

    Les dernières nouvelles des relations entre la Grèce et ce qu’on appelle pudiquement « les créanciers » sont désastreuses. Alors que Tsipras n’en finit plus de donner des signes de soumission aux créanciers après avoir admis le FMI comme un des principaux prédateurs de la Grèce, l’ignoble Jeroen Dijsselbloem se dit inquiet des nominations « politiques » auxquelles la Grèce procéderait dans les institutions. Par politiques il veut dire des gens qui seraient un peu tièdes ou critiques un peu face aux exigences des créanciers. Comme le souligne Romaric Godin dans l’article de Le Tribune, les créanciers se sont déjà donné les moyens de contrôler les votes du parlement grec, des fois qu’il prendrait la fantaisie à ce dernier de voter contre les dictats de la finance. Le but est clair, il s’agit de remplacer Tsipras et Syriza qui les a fait trembler l’an dernier par une droite plus conforme à l’idée européenne.

      Mauvaises nouvelles de l’Europe

    En effet comme on le voit ci-dessus Syriza est de moins en moins soutenu par le peuple grec et la Nouvelle Droite arriverait facilement au pouvoir en cas d’élections anticipées, c’est-à-dire si Tsipras était contraint à la démission. On voit que ce dont il s’agit c’est tout simplement d’un coup d’Etat plus ou moins légal. L’Europe joue très bien cette partition : d’une part en demandant de plus en plus de signes ostentatoires de soumission à Tsipras, elle l’accule à la démission, et d’autre part elle démontre que si les Grecs restent dans l’Europe, seuls les partis qu’elle choisit seront tolérés à gouverner, c’est-à-dire à appliquer les directives de leurs maîtres.

    De ceci nous devons tirer les leçons suivantes : tout d’abord ne rien négocier avec l’Europe, mais imposer notre politique nationale. Ensuite, chaque reculade, et Tsipras en a fait tant et plus, se paye très cher en termes de crédibilité politique. En bradant le résultat du vote de juillet 2015 Tsipras n’a pas seulement trahi, il s’est suicidé politiquement. Mais tout cela renforce et renforcera encore plus l’idée d’une sortie directe de l’Europe chez les Grecs. Dans un récent sondage, on voit maintenant que les Grecs sont plus nombreux à vouloir une monnaie nationale qu’à soutenir l’euro. Mais plus encore à l’échelle de l’Union européenne, la majorité des peuples ne veut plus de la monnaie unique. 

    Conclusion 

    Tous ces signes accumulés montrent que l’Europe se dirige vers une forme de dictature qui ne veut pas dire son nom, et que si on ne l’arrête pas à temps, elle finira bien par entrainer des guerres civiles un peu partout sur le continent.

     

    Liens 

    http://www.euractiv.fr/sections/royaume-uni-en-europe/lue-compte-mener-la-vie-dure-au-royaume-uni-en-cas-de-brexit-320960

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/schauble-propose-une-taxe-europeenne-sur-l-essence-pour-les-migrants-543266.html

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-nouvelle-offensive-des-creanciers-contre-le-gouvernement-543715.html

    http://www.electograph.com/2016/01/greece-january-2016-alco-poll.html

     

    http://russeurope.hypotheses.org/4633

    « Emile Guillaumin, La vie d’un simple, Stock, 1904De imbécillité en politique, l’exemple de Macron »
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