• Les revendications principales des gilets jaunes

    Contrairement à ce qu’affirment les journalistes, les revendications des gilets jaunes sont très précises. Si elles donnent parfois l’impression de partir dans tous les sens, c’est seulement parce que les gilets jaunes tentent d’approfondir les questions. Voici les principales revendications qui sont communes à l’ensemble des gilets jaunes et donc qu’on retrouve pratiquement à tous les ronds-points et les péages occupés, maintenant que la taxe sur le diesel est mise aux oubliettes : 

    1. revalorisation du SMIC à 1400 € nets – certains demandent plus, jusqu’à 1600 € nets par mois. Qu’on ne vienne pas nous dire que ce n’est pas possible, en avril 1967, Pompidou, un autre banquier qui était premier ministre, annonçait qu’une hausse de 5 % d’augmentation du SMIG ruinerait l’économie, mais après les événements de 1968, il dut se résoudre à une hausse de 35%, sans que la croissance économique n’ait eu à en souffrir ! Comme quoi ce qui n’est pas possible est très relatif. Une revalorisation du SMIC aurait un effet sur l'ensemble des salaires, la plupart des conventions collectives étant indexées sur lui.

    2. revalorisation des retraites de 5% minimum, les retraités ayant déjà perdu 4% de pouvoir d’achat depuis l’arrivée de Macron, et abandon des réformes des pensions de réversion. 

    3. retour de l’ISF et abolition du CICE. L’ISF rapportait net entre 4,5 et 5 milliards d’euros par an, l’IFI qui doit remplacer l’ISF rapporterait seulement 800 millions d’euros, le manque à gagner pour l’Etat est colossal. Le CICE c’est 20 milliards par an entre 2014 et 2018, et 40 milliards en 2019. Soit en tout 120 milliards, de quoi combler le déficit de l’Etat qui est évalué d’un peu moins de 100 milliards pour 2019. Le CICE est considéré comme un fiasco coûteux qui n'a eu aucun impact sur l'emploi et sur l'investissement. 

    A ces trois mesures d’urgence  qui concernent le pouvoir d'achat et qui rétablissent un peu d‘équilibre dans le partage des richesses, ils ajoutent très fréquemment des idées de réformes institutionnelles. En voici trois qui sont destinées à rapprocher le peuple du pouvoir. 

    4. introduction d’un référendum d’initiative populaire à partir de 700 000 signatures dans la constitution. Cette réforme radicale entrainerait un contrôle direct du peuple sur les grandes orientations du gouvernement. Par exemple pour la signature des traités comme le CETA ou le TAFTA, ou encore pour les privatisations.

    5. dépôt de cahiers de doléances dans toutes les mairies de France. Cette mesure entraînerait ensuite des Etats généraux qui devraient contribuer à la réécriture de la Constitution du pays et donc des lois. C’est déjà en route dans les Hauts de France, dans le Grand Est, en Ille et Vilaine et sans doute dans d’autres départements.

    6. baisse des salaires des députés et des représentants élus au niveau du salaire médian. Il serait alors autour de 1700 € par mois. Cette simple mesure de justice sociale permettrait, un renouvellement radical de la représentation nationale, les plus riches n’ayant plus intérêt à siéger dans les assemblées. L'investissement politique serait alors plus un service à rendre à la nation qu'une profession rémunératrice.

    « Gilets jaunes, quand la France donne l’exempleLes gilets jaunes, acte IV, Macron doit démissionner »
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