• Les mauvaises manières de François Hollande

     

    Une femme apostrophant Hollande sur ses reniements

     

    François Hollande a été hué lors de sa sortie à Carmaux. Il était venu commémorer le centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès, figure emblématique du socialisme français et plus largement figure tutélaire de la gauche. Hollande n’a évidemment que ce qu’il mérite. Il était venu dans le Tarn histoire de montrer au bon peuple rassemblé qu’il était bien un homme de gauche. Cela rappelle assez bien le même type d’escroquerie du petit Nicolas qui voulait donner des gages en 2007 au peuple de gauche en citant par exemple Guy Mocquet.

    Mais  cetrte entreprise de médiatisation a fait un flop retentissant. En effet, le petit peuple de gauche s’est déplacé pour lui dire à tout le moins qu’il ne le reconnaissait pas comme un homme de gauche, et au fond lui faisant un procès en usurpation d’identité. Car maintenant le masque est tombé, et il n’y a plus que quelques imbéciles de l’UMP pour croire encore qu’Hollande est de « gauche ». Quoi qu’il fasse aujourd’hui il n’a aucune chance d’être réélu. La droite le déteste et la gauche s’en méfie.

     

    Gauche et droite

     

    Répétons le une fois de plus la gauche et la droite sont deux conceptions de la société et de l’économie bien différentes. La gauche considère que l’Etat doit se ranger du côté des plus faibles et doit agir pour limiter les dégats de la concurrence. Elle soutient un projet de solidarité, contre un projet de « compétitivité » entre les individus – la guerre de tous contre tous. Egalement, comme la gauche considère que la production de marchandises ou de richesses, se réalise avec du travail et du capital, elle conteste l’idée selon laquelle le capital doit s’approprier cette richesse et l’accumuler. C’est pour cela que la gauche suggère, d’une manière ou d’une autre, par la réforme ou la révolution, que cette richesse doit revenir à la collectivité. C’est le cœur même du socialisme que de mettre en œuvre tout ce qu’on peut mettre en œuvre pour limiter l’accumulation des richesses et donc l’extension de la propriété privée. Cela peut passer par des nationalisations, notamment de secteurs stratégiques pour le développement de la nation : les banques, la sidérurgie ou plus généralement les monopoles de fait comme la distribution de l’eau, de l’énergie ou encore les autoroutes.

    François Hollande restera dans l’histoire politique de la France comme le fossoyeur du PS et de la gauche française. Manuel Valls était quelque part plus logique puisqu’il disait il y a quelques années qu’il faudrait changer le nom du Parti Socialiste, lui trouver un nom plus « moderne ». Il supposait que la gauche moderne résidait justement dans la disparition des partis de gauche du paysage. Autrement dit que la gauche allait disparaître purement et simplement au nom de la modernité, comme aux Et            ats-Unis où le Parti démocrate et le Parti républicain fonctionnent comme les deux faces d’une même pièce : le premier étant un peu plus libéral sur le plan des mœurs que le second.

     

    L’avenir des idées de gauche

     

    Manifestement le PS ne croit pas aux idées de gauche et à leur avenir. Et pourtant, ce parti est plus qu’à contretemps. Frédéric Lordon le nomme justement « la    droite complexée ». Car en effet, Hollande que certains ont appelé Hollandréou en référence au fossoyeur du PASSOK en Grèce, fait son coming out libéral, au moment même où cette idéologie qui sert de viatique à l’Union européenne, est remise en question par ses tenants mêmes. Depuis le début de 2013, le FMI, l’OCDE, critiquent les politiques austéritaires de l’Union européennes, renforcées par les immondes TSCG et MES, la supercherie des duettistes Rogoff et Reinhardt a été dénoncée. Dans les faits il est facile de voir que la purge infligée aux Grecs, aux Portugais et aux Espagnols, n’a produit ni le retour aux équilibres, ni la croissance et la baisse du chômage. Ça ne marche pas ! Et c’est justement à ce moment qu’Hollande se lance dans cette politique ! Bref Hollande apparaît aujourd’hui bien plus à droite que le FMI et même que son sinistre prédécesseur. C’est tout de même un exploit ! Et il voudrait qu’en plus les Tarnais l’applaudissent comme le successeur de Jaurès ? Allons ce garçon n’est pas sérieux ! Tout juste bon à faire la une de Closer avec des frasques agrémentées de blagues de garçon de bains.

    L’erreur du PS est tragique, d’une part elle est stratégiquement infondée, puisqu’en se faisant les propagandistes du vieux modèle libéral, il se prive de résultats en matière économique et sociale, mais d’autre part elle est tactiquement hasardeuse. C’est en effet parce que la « social-démocratie » a tout sacrifié à l’idéal obscur de l’économie de marché qu’elle est aujourd’hui un peu partout en voie de disparition et que les sociétés se disloquent. Or les idées de gauche sont l’avenir : en effet, on ne voit pas comment les sociétés développées peuvent retrouver un équilibre sans passer par une refonte de leur programme politique, en prenant en compte la nécessité de partager la richesse et d’oublier la vieille idée morbide de la « compétitivité » en développant à l’inverse des solidarités.

     

    « De l’austérité à la faillite, quarante années d’efforts !Les sondages et l’Europe »
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  • Commentaires

    1
    Mardi 6 Mai 2014 à 08:28
    Hollande
    Parfait !
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