• Le courage des gilets jaunes, la lâcheté de la milice à Castaner et celle des éditocrates

     Le courage des gilets jaunes, la lâcheté de la milice à Castaner et celle des éditocrates

    Le désordre c’est l’ordre, moins le pouvoir.

    Léo Ferré

     Pour l’acte XXIII la violence de la milice à Castaner qui travaille pour 500 € par week-end en plus du salaire de policier, a été une fois de plus insupportable, de nombreuses photos et vidéos témoignent de cette sauvagerie ordinaire dans la France de Macron : ces sont évidemment nos impôts qui payent cette gabegie. Si cela se passait en Russie ou au Venezuela, les belles âmes crieraient au scandale. Mais non. Face à la répression policière extravagante enclenchée par le petit dictateur, les gilets jaunes ont hurlé aux miliciens un nouveau slogan : « suicidez-vous ! » Ça n’a pas plu. Voilà que tout soudain par la grâce de la diffusion des éléments de langage macronien on inverse la proposition et on traite les gilets jaunes de fascistes. Ce renversement douteux occulte que, quoi qu’on pense de ce slogan, les gilets jaunes ne matraquent pas les femmes, les personnes âgées et les handicapés à l’inverse des robocops de Castaner. Ils n’énucléent personne non plus. On ne peut pas mettre sur le même plan les mots des gilets jaunes et des tirs de LBD. Cet amalgame entre des injures et des faits avérés est tout simplement honteux et amoral. Toute la racaille journalistique a sauté sur l’occasion pour dénoncer les gilets jaunes qui se font pourtant défoncer tous les samedis par la milice. Et Castaner-le-menteur a annoncé qu’il allait ouvrir une enquête. La racaille politique et les syndicats policiers voit dans les mots des gilets jaunes une terrible dérive[1]. 

    Le courage des gilets jaunes, la lâcheté de la milice à Castaner et celle des éditocrates 

    Acte XXIII Xavier a eu un œil crevé

    La crapulerie des journalistes va très loin. D’abord parce que ces slogans pris isolément ne veulent rien dire et que les gilets jaunes criaient en même temps aux policiers de les rejoindre. Evidemment ces policiers n’ont pas assez de couilles pour mettre la crosse en l’air. Ils sont complètement dans la lignée de Vichy derrière leur équipement de science-fiction. Ci-après je donne le twitt de Renaud Dély, une petite crapule journalistique qui est passé de Libération à L’obs, et qui aujourd’hui remplace Aphatie sur France Inter. Il traite les gilets jaunes qui ont crié ce slogan, de vermine. Ce menteur de profession en s’attaquant lâchement aux gilets jaunes s’évite de penser par lui-même et donc de s’interroger sur ce qu’il y a de plus important derrière cet écran de fumée : la dérive fasciste de Macron. Qu’est-ce qui en effet peut bien justifier aux yeux de Dély les tabassages, les gazages, les tirs de LBD40, les gardes à vue arbitraires ? Il ne se pose pas la question, en bon Versaillais, il dénonce les « gueux » qui osent insulter des robocops surarmés. Franchement si j’étais lui, j’aurais honte d’exister tellement il est laid. Mais évidemment il n’est pas la seule crapule à couvrir le coup d’Etat macronien. Ils sont presque tous fabriqués sur le même modèle. Dély en dénonçant des injures, met sous l’éteignoir les exactions de la milice. Ça ne l’intéresse pas, c’est un fantasme dit-il. Mais pourtant, les interdictions de manifester existent bien, les brutalités policières aussi, tout le monde le sait. Mais ensuite ce Dély et ses confrères vont s’étonner qu’on leur crache dessus. Se comportant en domestiques du bloc bourgeois, ils ne se rendent même pas compte qu’au-delà de leur crédibilité, ils poussent directement à la guerre civile. Ce crétin stipendié avait dans le temps commis un livre intitulé Besancenot, l’idiot utile de la Sarkozy[2]. Je n’ai aucune sympathie pour Besancenot, mais on remarque que Dély n’a guère de variété dans le choix de son vocabulaire, on pourrait lui renvoyer que c’est celui qui le dit qui l’est, et qu’en matière d’idiot utile il se pose là ce cuistre. Dély, c’est Terra Nova, c’est fausse gauche très à droite, ou la droite avec un faux nez, championne de la Macronie. Et donc en dénonçant les gilets jaunes, il évite de se remettre en question et de se demander pourquoi l’application des idées moisies de Terra Nova par Hollande puis par Macron a amené finalement le mouvement des gilets jaunes et que cela a déclenché une répression qu’on ne croyait pas devoir connaitre dans un pays civilisé. Ce qui caractérise les éditocrates qui font semblant de s’indigner pour des injures proférées envers les forces de l’ordre, c’est d’abord leur paresse intellectuelle. Ne comprenant rien à rien et encore moins sur le reste, ils préfèrent s’attacher à un détail anodin, une phrase sortie de son contexte, plutôt que d’analyser. Ce faisant, ils désignent par eux-mêmes la case où on doit les ranger, celle des collaborateurs, le parti de l’ordre. Les éditocrates évitent de s’interroger sur les multiples condamnations que Macron et son gouvernement de lobbyistes ont subies en matière de violences policières, que ce soit l’ONU – par deux fois – ou l’Union européenne – par trois fois. Or ces condamnations confirment justement ce que disent les gilets jaunes tous les samedis, nous ne sommes plus dans un Etat de droit. Sur tout ça, les éditocrates ne disent rien, ça leur convient.  

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    Arrestations de journalistes, tabassages, gazages, c’est la marque d’un régime impopulaire. Ils frappent même les street medics, détruisent les portables, confisquent le matériel des journalistes.  Le bloc bourgeois se ressoude autour de la milice de Castaner et de la justice façon Belloubet. Ça me fait penser à Vichy, mais peut-être plus encore aux Versaillais qui ne rêvaient que de détruire les Communards et qui l’ont fait, au nom de la défense de la République, bien entendu. Certes il n’y a pas encore de déportations, mais au train où vont les choses, ça ne saurait tarder. J’ai déjà vu plusieurs twitts macroniens réclamant la réouverture du Bagne. Mais en réalité les éditocrates couvrent le coup d’Etat de Macron qui a eu lieu très exactement le 10 décembre 2018, quand, au lieu de négocier une sortie de crise, il a choisi l’affrontement et le pourrissement. Mais cela Dély ne vous en parlera pas, d’ailleurs il ne s’en est pas rendu compte. Il préfère jouer les indignés contre la partie la plus faible de la population. Ça lui plait d’être du côté du manche. Il rejoint dans l’ignoble le ventripotent Cohn-Bendit qui en 1968 hurlait CRS = SS, et qui aujourd’hui approuve la répression des gilets jaunes. Comme disait le jeune Marx, « Il faut rendre la honte plus honteuse en la livrant à la publicité ». 

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    Un journaliste arrêté avec violence par la milice, c’est en France de Macron

     Cette attaque sournoise contre les gilets jaunes est très bien orchestrée, c’est un peu la contrepartie obligatoire de l’incendie de Notre Dame, une manœuvre de diversion. Pendant qu’on discute d’un slogan enfantin, « suicidez-vous », on oublie de parler des arrestations arbitraires, du tabassage des gilets jaunes et du caractère dictatorial du régime qui n’a plus de soutien dans la population et qui est obligé de voter des lois liberticides pour se maintenir. L’idée est de dire que les fascistes ce ne sont pas les macroniens, mais les gilets jaunes, la preuve, ils enjoignent à la police de se suicider. Que la classe politique et les éditocrates fassent semblant de s’en offusquer est seulement hypocrite et sans valeur morale. 

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  • Commentaires

    1
    Jean Paul B.
    Mardi 23 Avril à 09:18

      Ne pas oublier que la petite crapule journalistique nommée Renaud Dély a également sévi à (dans le désordre): Marianne,Arte,Le Parisien,Libération,France Inter,Le Nouvel Obs,La 5,LCI,etc. et souvent à des postes de responsabilité dont certains financés directement par notre redevance radio-TV!

      Ce grand ami de l'Oligarchie est également membre de la Loge "Fraternité-Pasquale Paoli" du Grand Orient de France ce qui aide à mettre de l'huile dans les rouages et assurer une belle carrière "journalistique" à ce titulaire d'une seule et petite licence d'Histoire (Bac+3). Et voilà ceux qui prétendent nous faire des leçons de morale et de maintien:de simples chiens de garde dont la liberté d'expression est inversement proportionnelle à la longueur de leur laisse et la contenance de leur gamelle.   

    2
    Mardi 23 Avril à 10:07

    Oui Jean-Paul, Renaud Dély est ce qu'il y a de plus répugnant chez les éditocrates, mais il n'est pas seul, il y a aussi le sinistre Thomas Legrand. Remarquez que tous ces gens là sont placés à des endroit stratégiques. Ce ne sont pas des journalistes, mais des agents de propagande, en ce sens qu'ils ne font aucun effort pour faire émerger des faits, mais ils ne sont là que pour dire ce qu'on doit penser. Acrimed a fait de bonnes analyses de cette engeance

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