• Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes

     Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    La milice de Castaner embarquant Jérôme Rodriguez sans aucun motif légal, c’est le symbole de la dictature macronienne  

    Comme nous le disions hier, les gilets jaunes ne sont pas finis, loin de là. Ce ne sont pas des touristes, et comme tels ils ne partent pas en vacances, ils sont là pour gâcher la parade militaire de Macron. Le 14 juillet c’est, depuis 1880 du moins, la fête nationale. Dans l’imaginaire populaire c’est la célébration d’une révolution populaire – il n’y a que peu de temps qu’on parle de « populiste » – qui de la prise de la Bastille au 4 août allait amener la fin des privilèges. Si vous voulez c’était une révolution contre ceux qui bouffaient du homards et se gobergeaient avec des grands crus pendant que le peuple se serrait la ceinture et payait de plus en plus d’impôts. Cette fête nationale signifie que la France, et les Français, revendiquait la liberté, l’égalité et la fraternité comme fondement d’une société nouvelle. L’histoire est un éternel recommencement, maintenant il s’agit de chasser un nouveau roitelet qui bafoue justement la République et tente de restaurer, à l’image de ceux de Coblence, une monarchie soutenue par l’Allemagne. Cette fête qui devrait être la célébration de la liberté tourne à la répression. Dès le matin les miliciens de Castaner arrêtaient sans raison aucune des figures marquantes du mouvement des gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle et Eric Drouet[1], signifiant ainsi que les Français n’avaient pas le droit de se trouver sur les Champs-Elysées pour célébrer leur Révolution. C’était un nouvel abus d’autorité. Mais il y en a tant qu’il est impossible de croire, même avec une bonne volonté, que nous sommes encore en démocratie. Quoi qu'en disent les éditocrates grincheux, ce n'est pas Macron qui représente l'esprit du 14 juillet, mais bien les gilets jaunes. Ceux qui ont pris la Bastille avaient mis aussi les têtes des représentants de l'oligarchie de l'époque au bout d'une pique.

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

     Macron sous une très haute protection salue ceux qui le sifflent et le conspuent copieusement  

    C’est sous une protection policière renforcée que cette année Macron et son sourire imbécile se prêtèrent au défilé. Macron, n’a pas de chance, en 2017 et 2018, il n’y avait personne pour le regarder passer, pire encore, en 2018, la patrouille de France s’était mélangé les couleurs, comme si tout ce que touchait Macron devait virer en eau de boudin, ce garçon porte malheur[2]. Cette année il y avait du monde, mais, pas de chance, c’était des gilets jaunes venus pour le huer[3]. Pendant ce temps, le Fouquet’s, symbole d’une bourgeoisie arrogante et vulgaire, rouvrait ses portes et proposait un brunch pour la modique somme de 120 € par personne, on est démocrate et républicain ou on ne l’est pas[4]. Cet étalage de luxe vulgaire risque de donner envie aux gilets jaunes de brûler cette boutique à nouveau[5]. Toutes les places avaient été réservées à l’avance. Le spectacle a dû être un peu gâché parce que justement les Champs Elysées se sont retrouvés en état de siège. Ce défilé se voulait en réalité la démonstration que Macron était bien le président des Français et qu’à ce titre – et au nom de Saint Pognon – il avait redressé la barre, alors qu’il avait bien failli être renversé au début du mois de décembre dernier. Les gilets jaunes sont venus lui pourrir la vie en le sifflant, en l’injuriant copieusement. Certes la police avait tenté de faire le ménage en amont, mais elle avait des moyens limités parce qu’elle ne pouvait pas entamer une émeute en plein milieu des Champs Elysées pour le 14 juillet. C’eut été avouer que nous n’étions plus en République. Il y a bien eu quelques bousculades, mais ce fut limité tout de même. Mais le Fouquet's dut refermer ses portes quand les choses commencèrent à dégénérer en début d'après midi. 

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    Pour bien comprendre le ridicule de la situation, il faut regarder la photo ci-dessous, on y voit Macron tenter de sourire pour faire plaisir aux caméras de télévision, mais il ne peut pas occulter le fait qu’il a peur, très peur. Il est assez connu comme trouillard depuis au moins le mois de décembre 2018, les gilets jaunes sont son cauchemar. Il est inquiet pour son intégrité physique, pour son intégrité mentale, il ne craint plus rien, il est déjà passé de l’autre côté. On a fait en sorte que le président soit éloigné de la foule qui le hait véritablement. Cependant, il ne pouvait ignorer les cris et les sifflets. Ce 14 juillet 2019 est la démonstration qu’il est bien séparé du peuple et seulement protégé de lui par des cordons de miliciens. En aucun cas il ne peut se revendiquer de représenter le France et les Français. 

     En dépit de toutes les mises en scènes et des sondages bidouillés, il sait que sa cote de popularité reste scotchée à moins de 30%[6]. Au fond le message que les gilets jaunes qui se recommandent de la prise de la Bastille et de la Révolution française, envoyaient à Macron était le suivant : vous n’êtes pas digne de l’histoire de la France que vous tentez de détourner à votre profit. Vous n’êtes pas le descendant des Sans-culottes, seulement le représentant de la contre-révolution, du parti des émigrés, vous n’êtes pas le président des Français. On se souvient d’ailleurs que Macron avait affirmé qu’à la France il y manquait un roi, le roi étant par définition en France la figure de l’abus de pouvoir[7]. C’est bien cette cuistrerie que ce parvenu, domestique stipendié de l’oligarchie, paie aujourd’hui. La veille, Macron avait annoncé depuis l’Hotel de Brienne, la création d’un commandement de l’Espace, tandis qu’au dehors les gilets jaunes criaient leur dégoût des minables combines de de Rugy, représentant indigne des privilèges du temps jadis[8] ! Tout le monde a moqué Macron, disant que s’il n’arrivait à rien en France, en Europe, il lui restait à se faire nommer « roi de l’Espace » par lui-même ! Ce quinquennat est en train de tourner dans le quotidien à la farce, façon Ubu roi. 

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    Macron est inquiet pour son intégrité physique  

    On notera que si Macron est un vrai contre-révolutionnaire, cela se voit aussi dans la manière qu’il a de brader les intérêts de la France. Que ce soit ADP, la Française des jeux ou la SNCF, il cherche toujours à faire réaliser de bonnes affaires par ses copains milliardaires. Mais dans cette braderie, il y a aussi le traité d’Aix-la-Chapelle[9]. Ce dernier traité est une avancée pour tenter de faire sortir les régions d’Alsace et de Lorraine de la souveraineté française, au motif d’en faire une région européenne, bilingue, mais en fait c’est le premier pas pour que l’Allemagne puisse un jour s’en emparer. On sait que ce traité maudit envisage de partager la bombe avec notre ennemi héréditaire, mais aussi de fondre notre armée dans une grande armée européenne sous domination allemande. Je passe sur le partage envisagé de notre siège au Nations Unies. Quoi qu’il en soit, ce 14 juillet 2019, la tremblotante Merkel est venue passer l’inspection de nos troupes, histoire de vérifier si elle n’a pas été trompée sur la marchandise. Cette démonstration de la vassalisation de la France, absorbée dans le grand-tout européiste, a souvent été rapprochée de la collaboration façon Maréchal Pétain. Ce n’est pas tout à fait exact. En 1940 Hitler avait démantelé l’armée française, en 2019, l’Allemagne s’en empare sans résistance. La soumission reste la même, car si le peuple français a, plus que tout autre, été porté vers la révolution et la liberté, il a été très souvent trahi de manière obscène par ses élites. C’est bien pour ça que la révolution est toujours une idée recommencée. Macron sait très bien qu’il a l’image en France du traître de comédie. C’est un défi qu’il nous lance. « Qu’ils viennent me chercher ». En un sens c’est bien lui qui a, dans un moment d’égarement, défini le programme des gilets jaunes. Notez que les gilets jaunes sont le seul parti – un parti d’une nouvelle forme cependant puisqu'il n'a pas engendré une bureaucratie – qui dénonce franchement les abus de cette classe de politiciens vendus. On peut les remercier, quant aux autres partis institutionnalisés, tout comme les syndicats, ils sont aux abonnés absents, alors que notre époque est bien à la révolte

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes

    L’armée française inspectée par l’Allemagne, derrière Macron on reconnait un amateur de homard  

    Les gilets jaunes venus conspuer Macron étaient très nombreux sur les Champs Elysées. Notez qu’ils sont actifs aussi bien en semaine que le samedi et le dimanche, démontrant une belle ténacité. Bien que comme je l’ai dit au-dessus la police n’ait pas osé être trop violente, elle a procédé tout de même à 175 arrestations. C’est beaucoup pour un jour de fête nationale, c’est sans doute inédit sous la Vème République, encore un nouveau record à mettre à l’actif du petit banquier[10]. Les policiers, une quinzaine de miliciens, se sont jeté sur Maxime Nicolle alors qu’il se trouvaient avenue de Friedland, preuve que lui, Drouet ou Rodrigues sont surveillés jour et nuit par les espions de Castaner. Il y a eu également quelques tirs de grenades lacrymogènes – là encore c’est inédit pour une fête nationale – qui peut-être ont dérangé les horribles brunchers du Fouquet’s. Cette atmosphère de fin de règne est inquiétante pour la suite, en tous les cas, elle annonce une rentrée certainement chaotique. Que ce soit lorsque Buzyn se fait pourchasser dans les couloirs d’un hôpital ou quand Macron tente de s’affirmer comme le chef de l’Etat, comme s’il était président, on note que les hauts personnages de l’Etat ne bénéficient plus de la même mansuétude qu’autrefois. Et on le leur fait savoir. Si pour Macron ce fut un 14 juillet complètement raté, pour les gilets jaunes ce fut bel et bien un succès, montrant ainsi à la face du monde que la France est dans un état quasi-insurrectionnel. Le gouvernement ne se maintenant que parce que la police accepte de faire ce travail répugnant de le protéger contre le peuple et sa volonté d’abolir les privilèges des plus riches. 

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    Avec sa brutalité coutumière la milice de Castaner interpelle un citoyen mécontent du mauvais travail de Macron  

    Après le départ du cortège officiel, les gilets jaunes ont manifesté contre Macron sur les Champs Elysées, profitant du fait que le préfet n’avait pas pu interdire le rassemblement, ce qui a entraîné des tirs de grenades lacrymogènes. Ils ont ensuite continué à manifester place de la Bastille, ce qui est la moindre des choses pour un 14 juillet. On a vu des policiers très nerveux, et même un commissaire de police qui a dû être évacué par ses hommes devant la vindicte populaire. Sans doute commencent-ils à en avoir assez de jouer les chiens de garde de la haute bourgeoisie. Dans la tribune officielle du défilé, Macron avait mis derrière lui cette petite canaille de de Rugy. Une énième provocation qui ne passe pas du tout. Il va venir un moment où cette engeance ne pourra plus voir la lumière du jour et devra resté confinée dans ses palais dorés. 

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    Les Champs Elysées ont vu les gilets jaunes manifester après le cortège officiel 

     

    Ci-dessous on trouvera une vidéo des tensions qui ont émaillé ce misérable 14 juillet 2019.

     

     

     

    https://www.youtube.com/watch?v=6O2PyqTc2aU

     



    [5] Encore qu’on ne sache pas trop si se sont les gilets jaunes qui lui ont mis le feu. Pour beaucoup l’origine de l’incendie vient des tirs de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre, lors de l’acte XVIII. https://www.20minutes.fr/societe/2475643-20190318-acte-18-gilets-jaunes-devanture-fouquet-brulee-forces-ordre

     

     

    « Acte XXXV, les gilets jaunes sont toujours là !Eric Stemmelen, Opération Macron, Editions du cerisier, 2019 »
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