• La porte entre-ouverte des présidentielles de 2017

     La porte entre-ouverte des présidentielles de 2017

    La lancinante question européenne 

    Le paysage électoral est bouleversé pour cause de crise profonde dans le pays, mais aussi pour cause de crise profonde au niveau de l’Union européenne. Tous ceux qui font semblant de ne pas voir cette remise en cause nécessaire de l’Europe sont dans le déni. En effet l’élection du nouveau président en 2017 et sans doute d’une majorité nouvelle également va se produire dans la continuité du Brexit, mais aussi du référendum italien qui a vu l’européiste Renzi battu à plate couture. Dans mon billet précédent, j’ai souligné les avancées réelles de Mélenchon sur cette question, mais j’ai aussi souligné les limites de ces avancées[1]. On a beaucoup parlé ces derniers temps de la perte de souveraineté nationale qui résidait dans l’acceptation des diktats européens, on voit que Tsipras n’en finit pas de payer le prix[2]. Autrement dit à l’heure actuelle dans la zone euro, un pays n’a absolument pas le choix de sa politique économique, il ne peut mener que celle qui lui est dictée depuis Bruxelles. C’est cette acceptation qui fait que la politique de Hollande ressemble trait pour trait à celle de Sarkozy, et que si Fillon arrive au pouvoir nous aurons encore le même type de résultat. Dans le cadre actuel des traités européens, il ne peut pas y avoir d’autre politique, quelles que soient les intentions des uns et des autres. 

    Approche théorique 

    Au risque de lasser, il faut ici répéter les choses d’une manière précise. L’Union européenne est fondée sur la compétition entre les Etats qui la compose : cette compétition est justifiée d’un point de vue théorique par la théorie de l’offre. Celle-ci a été affirmée par Jean-Baptiste Say en 1803[3]. Elle est le fondement du libéralisme économique et la bible des économistes orthodoxes. Cette approche suppose que la concurrence permet :

    1. de faire baisser les coûts, donc d’élargir les marchés, et donc de vendre plus en produisant plus ; les consommateurs bénéficient de la baisse des prix et donc achètent plus ;

    2. de créer des revenus supplémentaires, donc que l’offre crée ses propres débouchés et qu’il n’y a pas besoin de l’intervention de l’Etat pour relancer la demande ;

    « Il est bon de remarquer qu’un produit terminé offre, dès cet instant, un débouché à d’autres produits pour tout le montant de sa valeur. En effet, lorsque le dernier producteur a terminé un produit, son plus grand désir est de le vendre, pour que la valeur de ce produit ne chôme pas entre ses mains. Mais il n’est pas moins empressé de se défaire de l’argent que lui procure sa vente, pour que la valeur de l’argent ne chôme pas non plus. Or, on ne peut se défaire de son argent qu’en demandant à acheter un produit quelconque. On voit donc que le fait seul de la formation d’un produit ouvre, dès l’instant même, un débouché à d’autres produits. »

    3. d’éliminer les activités non rentables, obsolètes dans leur production, et donc de réallouer les facteurs de production vers des entreprises plus efficientes. C’est la destruction-créatrice, celle-ci ne tient d’ailleurs jamais compte que cette destruction-créatrice correspond toujours à une perte sèche puisque chaque fois cela aboutit à détruire des facteurs de production, de l’investissement, mais aussi du travail avec le chômage.

    Vous noterez que pour Jean-Baptiste Say la crise n’est pas un malheur, mais une simple et saine réallocation des facteurs de production.

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    Les erreurs grossières de Jean-Baptiste Say sont légion, notamment tout son système de concurrence pur et parfaite menant au bonheur universel est plombé par le fait qu’il considère les ressources naturelles comme un don gratuit du ciel. Evidemment en 2016 c’est très difficile à admettre, à moins de s’appeler Trump ou Fillon. 

    « Les ressources naturelles sont inépuisables, car sans cela, nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant ni être multipliées ni épuisées, elles ne sont pas l’objet des sciences économiques. » 

    Pour Jean-Baptiste Say, l’Etat ne sert à rien et sa croissance empêche justement l’économie de prospérer. Les investissements étatiques vont manquer à l’investissement productif. Les faits ont démontré que cela était faux, puisque à l’inverse, la croissance a toujours été accompagnée par une augmentation du poids de l’Etat dans l’économie. Mais il était le champion des idées reçues : « Lever un impôt, c'est faire tort à la société. »[4] Notez que lorsqu’il s’agira de diminuer le poids de l’Etat dans l’économie, Say sera très embarrassé puisqu’il considérait que l’Etat devait investir dans l’éducation, la santé et les infrastructures de transport ou de distribution de l’eau. Car selon lui il devait y avoir des biens distribués à tous gratuitement. 

    Si je compare les deux graphiques ci-dessous, il est facile de voir que la réalité infirme les assertions des libéraux : la croissance est d’autant plus forte que les dépenses de l’Etat sont élevées. Ce n’est pas une nouveauté que de le dire et de le prouver. C’est également ce qu’avait remarqué Adolph Wagner pour qui la  croissance économique devait s’accompagner de la croissance des dépenses de l’Etat, celui-ci investissant de plus en plus dans l’éducation ou la santé, ou encore les infrastructures, trois domaines où les rendements marginaux sont décroissants[5]Donc pour lui la croissance de l’Etat est une nécessité absolue et définit le sens de l’histoire économique.

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    Malthus, Sismondi et Schumpeter 

    La critique de Say a été faite très rapidement, d’abord par Malthus et Sismondi devant l’ampleur de la crise économique de 1815, puis par Marx et plus tard par Keynes. Cette critique suppose que sans demande il ne peut pas y avoir de marché. Et donc qu’il faut créer une demande solvable pour amorcer la dynamique du circuit. Malthus signalera dans ses Principes d'économie politique que la crise est toujours une crise de la demande parce que dans la logique de la concurrence le profit s’accumule et l’investissement devient trop important, les salaires ne suivent pas[6]. Il convient donc, si c’est le marché qui génère la crise, de ne pas attendre du marché la solution à celle-ci. C’est donc l’Etat qui doit intervenir en redessinant les contours de la demande. Non seulement l’Etat doit relancer la demande et l’emploi en développant des travaux d’utilité publique, mais il doit intervenir par exemple dans la baisse de la durée du travail et réorienter les emplois vers les services improductifs mais utiles comme la médecine ou l’éducation. Evidemment cela engendre un nouveau partage de la valeur ajoutée en faveur des salariés, et aussi de nouvelles missions pour l’Etat.

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    Sismondi développe une idée un peu similaire : il suppose que la  consommation est toujours en retard sur la production, et que ce lag engendre la crise de la demande. Il faut donc anticiper une hausse des salaires qui soit compatible avec la hausse de la productivité du travail. C’est le rôle de l’Etat d’intervenir dans ce sens par la loi, éventuellement en socialisant la propriété des moyens de production[7]. Pour Sismondi, les forces du marché sont incapables d’orienter l’offre vers la demande sociale et des besoins essentiels ne sont pas satisfaits. Cette approche de Sismondi peut être illustrée par les deux graphiques suivants. Le premier représente l’évolution des salaires réels nets et de la productivité du travail en France. On voit qu’à partir du milieu des années soixante-dix, les salaires ne suivent plus la hausse de la productivité.

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    Autrement dit, ils ne suffisent plus à absorber la production. Le deuxième représente la même chose, mais pour les Etats-Unis. C’est le résultat de la contre-révolution conservatrice. On voit que l’Etat est alors obligé de compenser ce manque de demande solvable par un endettement soit de l’Etat, soit des salariés-consommateurs. La dette publique et privée est le résultat d’un excès de profit qui ne trouve plus à s’investir faute d’une demande solvable, mais cet excès de profit va s’investir alors dans des produits spéculatifs et engendrer une bulle qui tôt ou tard explosera. Si on rapporte les propos de Sismondi à la situation présente, on ne voit pas comment plus de marché, plus de déréglementation pourrait rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande.

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    Le point de vue de Schumpeter est un peu différent. Lui aussi pense que la demande tire la croissance, et donc toute la dynamique économique. Mais pour cela il faut de l’inflation, en effet l’excédent de monnaie est nécessaire pour investir, sans cela l’innovation ne trouve pas à se concrétiser[8]. Mais vous noterez que l’innovation est précisément ce qui permet d’échapper à la concurrence par exemple en prenant un brevet qui empêchera les autres entreprises de prendre des parts de marché. C’est pour cette raison que les brevets sont considérés comme des sortes de monopoles. Vous noterez que Schumpeter ne considère pas l’économie comme une science faite de lois immuables à travers le temps et l’espace, mais comme la connaissance du développement historique des sociétés[9]. Très marqué par la lecture de Karl Marx qu’il jugeait être avec Walras le plus grand économiste de tous les temps, il avait également beaucoup réfléchit sur les crises cycliques du capitalisme et sur l’inéluctabilité du socialisme. Contrairement à Thomas Piketty qui considère que Marx est illisible, Schumpeter avait travaillé Le capital. C’est d’ailleurs la fréquentation des grands auteurs qui donne à Schumpeter cette grande force intellectuelle. Et par contre coup, c’est cette lacune qui donne au travail de Piketty, ce manque d’envergure qui débouche sur des solutions d’une faiblesse insigne. Par exemple ayant constaté fort justement que la crise engendre des inégalités insupportables qui entretiennent la crise, Piketty avance qu’une des solutions serait une taxe du patrimoine à l’échelle du monde. En avançant cette idée, il ne se rend même pas compte qu’elle est totalement inapplicable dans les conditions d’aujourd’hui de concurrence entre les différents Etats nationaux, et qu’il n’existe aucune instance pour l’imposer.

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    Concurrence libre et  non faussée 

    Comme on le voit avec les exemples tirés de l’histoire de la pensée économique, le principe de la concurrence est destructeur et finit toujours par entraver la dynamique du système économique, pour tout dire elle le bloque dans son évolution. On sait par exemple que le système économique doit se transformer en profondeur : produire et consommer autrement, produire et consommer autre chose. Les produits industriels et alimentaires sont de plus en plus de mauvaise qualité parce qu’ils sont attachés à une baisse continue des coûts de production. Or, aussi bien pour protéger l’environnement que pour protéger la santé des consommateurs, il faudrait consommer d’autres produits. Mais la loi du marché est ainsi faite qu’elle ne le permet pas. En effet, les salaires sont relativement bas, du fait de la baisse depuis plusieurs décennies des salaires dans le partage de la valeur ajoutée. C’est vrai en France comme le montre le graphique  ci-dessous, mais c’est vrai aussi de partout dans le monde. La concurrence justifie la baisse des coûts de production, et donc justifie les bas salaires. Il faut en sortir. Bien entendu en sortir cela signifie aller vers plus de solidarité, et donc réactiver la bonne vieille lutte des classes. D’une manière ou d’une autre, c’est d’une socialisation accrue dont il s’agit. Les lois du marché bloquent au contraire la transition nécessaire vers une meilleure maîtrise des technologies et des ressources naturelles.

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    Tous ceux qui, de Fillon à Hollande, de Macron à Valls, prônent au contraire la relance de l’offre ne font que renforcer le pouvoir de la classe des propriétaires et les lois du marché. C’est bien pourquoi il est juste de les classer à droite. Mais en dehors des étiquettes politiques qui au fond ne sont pas si importantes que ça, il y a le fait que l’économie de l’offre qui est la politique mise en place depuis la fin des années soixante-dix, ne tient pas ses promesses aussi bien en matière de croissance que d’emploi. Le triste Hollande est bien payé pour le savoir : son inconséquence – on pourrait dire sa mauvaise  connaissance des mécanismes économiques – l’a discrédité, lui et son parti pour très longtemps. C’est pourquoi les politiques mises en œuvre par Hollande, par Sarkozy, par Chirac, ont toujours les mêmes résultats : une hausse du chômage et une baisse des salaires. On remarque d’ailleurs que c’est à partir du premier choc pétrolier et de l’orientation accélérée vers la mondialisation et la déréglementation des marchés que la croissance va s’effondrer un peu de partout dans le monde développé. On le voit clairement dans le graphique ci-dessous qui représente le cas français. Les pays européens seront les plus touchés, en quelque sorte ils subissent la double peine : la mondialisation plus les effets de l’intégration européenne.

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    Car si l’Union européenne est mauvaise sur le plan économique c’est clairement parce qu’elle augmente les tensions sur les marchés qui la composent. La concurrence libre et  non faussé engendre plusieurs effets  négatifs qui se cumulent :

    1. Comme il faut abaisser les coûts de production, les dépenses étatiques ont pris en charge une partie croissante de la couverture des risques. C’est ce qui explique une partie de la hausse de l’endettement public. On a diminué les impôts des plus riches et des entreprises, et augmenter ceux des plus pauvres dont le pouvoir d’achat stagne. Cela ne peut que déprimer la demande.

    2. La concurrence produit évidemment la destruction d’une grande partie du capital : on peut lui donner le nom que l’on veut, délocalisation, désindustrialisation, c’est toujours de la même chose dont il s’agit, détruire des facteurs de production. Le chômage de masse en est une autre forme.

    3. Comme il y a des gagnants et des perdants dans ce jeu un peu crétin, les inégalités se creusent, et bien sûr les plus riches n’ont pas vraiment de raisons de s’en plaindre… sauf si toute l’économie s’effondre  car à ce moment-là leur fortune de papier, souvent représentée par des actions dont la valeur n’a pas  vraiment de réalité, s’évanouit. En 2008, c’est 50 000 milliards de $ qui ont été détruits, soit une année entière de PIB mondial. 

    Sortir de l’Europe est le programme, le seul programme 

    Dans un précédent billet, nous avons souligné la faiblesse du programme de Mélenchon justement sur ce point[10] : admettre l’existence de l’Union européenne, c’est :

    1. favoriser la concurrence, et donc adhérer à la théorie de l’offre, et donc brider les nécessités de la solidarité ;

    2. c’est perdre la souveraineté politique du pays qu’on regarde celle-ci du point de vue de la monnaie ou du point de vue de la politique étrangère – on voit par exemple combien pèse sur la politique et l’économie française les sanctions infligées à la Russie pour cause d’annexion de la Crimée ;

    3. mais c’est aussi favoriser une économie fondée sur la division internationale du travail, donc qui accélère la concentration du capital par le biais de la concurrence, et qui empêche le développement des circuits courts qui sont une des clés pour l’amélioration du climat et la préservation de l’environnement et pour lutter contre les inégalités.

    Mais les hommes politiques sont très timides. A l’instar d’Arnaud Montebourg, même lorsqu’ils se rendent compte de l’impasse européenne, ils n’osent pas dire fermement et clairement que l’Union européenne doit être défaite. Rappelons qu’il y a quelques années Montebourg avait écrit un petit livre intitulé Votez pour la démondialisation ![11] Il va de soi que si on veut « démondialiser », il faut commencer par défaire l’Europe institutionnelle et sortir de la monnaie unique. Mais Montebourg qui se présente à la primaire P « S » a peur. Donc il propose de réindustrialiser la France et de mettre en place un Etat interventionniste qui renationaliserait le crédit. Pourquoi pas. Mais comme il ne veut pas sortir du cadre européen, il assume dit-il le prix des sanctions qu’il faudra payer pour continuer à y rester ! On voit donc que l’Union européenne qui nous coûte déjà plus de 8 milliards d’euros par an, nous coûterait encore plus cher. On aurait donc avec Montebourg une triple peine :

    1. la contribution nette au budget européen – plus de 8 milliards € ;

    2. les sanctions qui nous coûteraient encore au moins autant ;

    3. plus l’euro qui nous coûte au moins une cinquantaine de milliards d’euros si on se fie au déficit commercial que la monnaie unique engendre pour notre économie.

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    Manifestement Montebourg et Mélenchon sont à gauche et essaient de sortir du joug des lois du marché pour tenter de limiter les inégalités. Mais ils restent encore incertains quant aux décisions à prendre face à l’Europe. Il est temps d’ouvrir une brèche dans le discours lénifiant de la gauche et de rappeler que l’Union européenne et la monnaie unique n’ont amené que des inconvénients et jamais rien de bon. Nous avons pris le mauvais chemin en 1983 quand Mitterrand a décidé de rentrer dans le rang et de suivre la voie de l’intégration européenne. Si à cette époque on pouvait encore croire que cette intégration européenne pouvait sans trop de dégâts être aménagée dans un sens plus social – à cette époque la social-démocratie dominait les institutions européennes – il n’est plus possible de se faire des illusions, justement au moment où la droite dure au service des banques et des multinationales est à la tête de tous les leviers de commande en Europe. Il nous faut revenir en arrière et ne pas avoir peur de le dire. L’avenir de la gauche se situe exactement là : sortir de l’Europe doit être son crédo et son but. Tant qu’elle n’aura pas compris cela, elle sera destinée à jouer un rôle de supplétif pour le gouvernement des peuples par les lois du marché.

     


    [1] http://in-girum-imus.blogg.org/le-programme-de-jean-luc-melenchon-a127810542

    [2] Le dernier épisode cruel est l’histoire de la prime de Noël que Tsipras voulait donner aux petits retraités, manière pour lui d’essayer de se refaire une santé politique. Mais l’Europe – cette nébuleuse malfaisante autant que floue – le lui a interdit en lui adressant le chantage d’une non restructuration de la dette. Cet exemple montre à l’envie qu’on ne peut jamais rien négocier même quand comme Tsipras on a cédé sur tout et sur le reste et qu’on a accepté de vendre (brader) son pays à la découpe. http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-affiche-son-obeissance-totale-aux-creanciers-614345.html et aussi http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-tente-de-redresser-sa-popularite-624047.html

    [3] Traité d'économie politique ou simple exposition de la manière dont se forment, se distribuent et se composent les richesses, 1re éd., Crapelet. Cet ouvrage aura plusieurs éditions et sera remanié en permanence par Jean-Baptiste Say,

    [4] Pour se souvenir de l’imbécilité crasse de Jean-Baptiste Say, il faut rappeler qu’en tant que professeur d’économie politique, il enseignait au Collège de France, il y fit un cours entier sur les raisons qui poussent les hommes à manger de la vache afin d’en réguler le nombre, et ce faisant à lui rendre service : voir Cours d’économie politique et autres essais, Garnier-Flammarion, 1999.

    [5] Adolph Wagner, Fondements de l'économie politique, 1904, traduit en français en 1909 chez Giard et Brière en 5 volumes.

     

    [6] Principles of Political Economy Considered with a View of their Practical Application, John Murray, 1820, traduction française, Principes d’économie politique considérés sous le rapport de leur application pratique, J.-P. Aillaud, 1820.

    [7] Jean-Charles Sismonde de Sismondi, Nouveaux principes d'économie politique, ou de la richesse dans ses rapports avec la population, 1819, 2 volumes, Delaunay.

    [8] Joseph A. Schumpeter, Treatise on money, Wordbridge Publishing, 2014. Il s’agit d’un texte qui n’avait jamais été publié du vivant de Schumpeter, il avait été édité partiellement en 1970.

    [9] Voir Capitalisme, socialisme et démocratie, publié en anglais en, 1942, il sera traduit en France la même année chez Payot.

    [10] http://in-girum-imus.blogg.org/le-programme-de-jean-luc-melenchon-a127810542

    [11] Flammarion, 2011. 

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