• L’Islam et Médine au Bataclan empoisonnent la gauche

     L’Islam et Médine au Bataclan empoisonnent la gauche

    La gauche ne sera plus jamais en passe de revenir au pouvoir tant qu’elle n’aura pas réglé ces questions. En effets tous les sondages indiquent depuis des années que les Français, et plus généralement les Européens, ne veulent pas voir leur pays sombrer dans le communautarisme et voir se développer des spécificités culturelles trop éloignées de ce qu’ils sont et de leur histoire. Et les relations se crispent d’autant plus que les provocations des islamistes sont de plus en plus ouvertes et pressantes, que ceux-ci s’appellent Bellatar, le petit préféré de Macron, Ou Rokhaya Diallo, elle aussi très proche du président, ou encore celles du PIR et de Marwan Muhamad. 

    Médine un rappeur dont le niveau de réflexion est des plus sommaires, vient de se voir allouer la salle du Bataclan pour y donner deux concerts les 19 et 20 octobre prochain. Toutes les places sont d’ores et déjà vendues. Je ne discuterais même pas de savoir qui est derrière cette acceptation mercantile ; d’autres le font et mettent en avant les relations entre Arnaud Lagardère, propriétaire de la salle et le Qatar. Mais évidemment beaucoup ont vu dans cette aventure une provocation, une insulte à tous ceux qui ont été assassinés le 13 novembre 2013 au nom d’Allah. Il est vrai que Médine, de son nom complet Médine Zaouiche, comme son ami Dieudonné sont des provocateurs de profession, c’est même ça qui fait marcher leur boutique. Antisémitisme et anti-laïcisme compris. Pire qu’un provocateur, il appelle constamment au Djihad et à la violence et menaces de mort contre les kouffars. Au passage on peut rappeler que Médine avait signé un ouvrage avec l’antisémite Pascal Boniface en 2012, ouvrage curieusement publié par une maison d’édition très cathoilique[1], ou encore qu’il aimait bien se faire prendre en photo avec Dieudonné – encore lui – en faisant des quenelles. Voici quelques extraits des « poésies » de Médine dont le nom se veut directement en résonnance avec une islamisation rampante de la France. C’est dans son texte au titre explicite, Dont Laïk, qu’il appelle à crucifier les « laïcards ».  

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    Il est donc rangé dans la catégorie des islamo-fascistes. Tiens ajoutons celle-là. Si vous voulez aller faire un tour en prison, essayez de remplacer Blancs par Arabes ou Noirs par exemple :  

    L’Islam et Médine au Bataclan empoisonnent la gauche 

    On peut rappeler aux belles âmes qui soi-disant défendent la liberté d’expression – surtout si c’est celle des islamistes – que Médine est l’ambassadeur de l’association Havre de savoir, une association qui est aussi dépendante du CCIF, appendice des Frères Musulmans[2]. On l’a vu aussi prendre la pose avec sa petite fille voilée, façon « c’est mon choix ». Si on peut toujours discuter de ses qualités artistiques, on ne peut nier par contre ses évidentes facilités à faire de la propagande pour un communautarisme consolidé qui est vu par les musulmans radicaux comme une première étape avant la mise en place de la charia.

    A l’heure actuelle où à tout moment on fait des procès en sorcellerie à ceux qui ont le malheur de critiquer l’islam, ces textes bénéficient d’une étrange mansuétude, alors qu’ils s’attaquent directement au régime républicain, et à son complément la laïcité. Mais le plus bizarre ne se trouve pas là. En fait cette question de Médine et de ses provocations réveille de vieilles fractures. Le Parti communiste, du moins ce qu’il en reste, se déchire. Les jeunes communistes du Havre se sont lancé dans le soutien à cette pauvre victime de l’islamophobie que serait Médine. Ils revendiquent d’ailleurs bêtement le fait que Médine soit né au Havre, comme si cette qualité suffisait à prouver l’intérêt de ce bonhomme et donc son soutien automatique. Ils passent sous silence évidemment que Médine est un commerçant et que ses provocations servent, comme Dieudonné, à le faire exister médiatiquement et aussi à lui remplir le portefeuille. La jeunesse de ces soutiens inattendue n’excuse pas tout. Parmi les soutiens de Médine, on a vu aussi apparaitre avec beaucoup de circonvolutions la France insoumise par l’intermédiaire de Le média. Thomas Guénolé le présentant d’abord comme un révolté.  Mais un révolté contre quoi ? La République ? La laïcité ? Ces arguties sont pitoyables et enfoncent un peu plus la France Insoumise qui est en train de dilapider son capital de sympathie qu’elle avait pu engranger ces derniers mois.

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    Certains communistes comme Danièle Bleitrach, nostalgiques de la lutte des classes, s’ils ne sont pas pour l’interdiction du rappeur avancent qu’on ne peut pas soutenir n’importe qui sous prétexte de lutte contre l’islamophobie[3]. Les communistes sont très divisés sur cette question, et il est facile de se rappeler qu’ils étaient un parti puissant qui comptait quand non seulement ils défendaient la nation, mais aussi lorsqu’ils défendaient le droit à l’existence d’un Etat juif. Or alors même qu’aujourd’hui le monde aurait bien besoin d’un retour de l’idée communiste comme alternative à la mondialisation, la gauche se perd dans des combats obscurs

    Dans le même temps un autre maire « communiste », Dominique Lesparre, qui officie à Bezons, s’est cru très malin de dévoiler une plaque en hommage à la Nakba – mot qui n’a de sens que pour les Palestiniens d’ailleurs – dans laquelle il qualifie Ben Gourion de criminel de guerre.  

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    Dominique Lesparre est âgé, certes, mais ce n’est pas une excuse pour aller à la pêche aux voix des personnes issues de l’immigration. C’est une faute à la fois stratégique et tactique. Stratégique parce que Lesparre ne se souvient pas qu’en 1948 le PCF, mettant ses pas dans les pas de Staline, soutenait Ben Gourion, le présentant comme un héros de l’indépendance face à l’impérialisme anglo-américain, alors que les Américains et Truman trainaient les pieds pour reconnaitre Israël. Voici ce qu’écrivait le journal L’Humanité daté du 15 mai 1948 :

    « Tel-Aviv, 14 mai

    J’ai assisté cet après-midi à la proclamation solennelle d’Israël, le nouvel Etat juif, en lutte pour sa vie dès le moment de sa naissance. Pendant que Ben Gourion, premier Président du Conseil d’Israël, et d’autres dirigeants politiques faisaient à Tel-Aviv leurs déclarations devant le Conseil d’Etat provisoire de trente-sept personnes, la « Légion » transjordanienne, contrôlée par les Anglais, attaque les villages juifs et démontre à Kvar-Izion que l’armée juive (la Haganah) n’est pas encore prête pour faire face effectivement aux forces mécanisées commandées par des officiers anglais….

    C’est cette situation militaire très dangereuse qui rehausse l’initiative du peuple juif affirmant son indépendance.

    Le Parti Communiste, dans une déclaration de son Comité Central dit aujourd’hui :

    « Le mandat taché de sang est liquidé par la lutte héroïque du peuple juif pour son indépendance et par l’aide de l’Union Soviétique et de toutes les forces démocratiques du monde.

    Mais cette lutte pour l’indépendance n’est pas encore terminée. Les armées anglaises restent sur le sol d’Israël et laLégion Arabe attaque. Il nous faut mobiliser toutes les forces du peuple juif pour la lutte en faveur de sa liberté. »  

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    Dans le même temps où le PCF s’est transformé en un groupuscule favorable à la mondialisation, à l’islam et à l’immigration de masse, il chasse ouvertement sur les terres du NPA, et renie sa propre histoire, sa mémoire et son passé. Sans doute est-ce la conséquence du fait que cette bureaucratie n’a plus de base populaire, et qu’elle croie la trouver dans les populations immigrées, et donc ils en viennent à soutenir une religion des plus réactionnaire et oppressive. Mais c’est une erreur tactique, car il est évident que plus les musulmans se sentiront forts et soutenus par des élus, des journalistes et des « artistes », et plus ils seront enclins à fonder leur propre parti, plutôt que de confier leurs vois aux kouffars. Non seulement on n’est jamais si bien servi que par soi-même, mais beaucoup ont compris que l’engagement politique pouvait être une source de rémunération intéressante, un métier en quelque sorte.  

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    [1] Pascal Boniface & Médine, Dont panik, DDB, 2012.

    [2] http://www.vududroit.com/2018/06/medine-bataclan-lettre-ouverte-aux-collabos/

    [3] https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/06/11/on-ne-peut-pas-soutenir-nimporte-qui/

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