• En Macronie la corruption se trouve à tous les étages

    En Macronie la corruption se trouve à tous les étages

    Sondage Odoxa-Dentsu, France-Info, 12 septembre 2019 

    Un clou chasse l’autre, alors que les gilets sont un peu moins présents, voilà maintenant que s’annonce les grèves et les revendications syndicales contre la réforme des retraites. Les sondages sont formels, les Français ne font pas confiance à Macron et à son fourbe gouvernement pour mener à bien cette affaire. Même si beaucoup ne connaissent pas le contenu de cette réforme, c’est avant tout le manque de crédibilité du gouvernement qui est en question : il apparait clairement travailler pour les riches et on le sent prêt à massacrer les petites retraites pour compenser les cadeaux qu’il a fait aux actionnaires. Ça va mal en Macronie, cette engeance subit des déboires nombreux pour ses malversations et ses tendances à la cupidité. Si l’affaire Ferrand remet en pleine lumière les turpitudes du président de l’Assemblée nationale, on ne saurait pour autant oublier les autres, et notamment au premier chef celle de son chef de meute, Emmanuel Macron qui sous ses airs de premier communiant cache une rapacité à toute épreuve. La justice, la presse dévoilent tous les jours les grandes et les petites combines des macroniens, qui mangent du homard, boivent du Château d’Yqem, cumulent retraites grasses, et salaires généreux, et qui pillent le bien public.

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    Soyons honnête, Macron n’a pas inventé la corruption de la classe politique en France. Disons qu’elle est intrinsèque à la professionnalisation de la fonction d’élu. Mais Macron a porté ce système à un niveau jamais atteint jusqu’à aujourd’hui, y compris par Sarkozy qui est aujourd’hui impliqué dans des mauvaises affaires judiciaires et dont les proches ont été condamnés[1]. C’est une dimension qui est assez peu analysée : Macron et son épouse sont des modèles de cupidité et de corruption. On sait que ce couple a travaillé la main dans la main avec les premiers de cordée, et vu ce que ceux-ci y ont gagné il est impensable que les Macron n’aient pas reçu leur petite commission. Ce n’est pas un hasard si Macron a fait voter une loi pour se protéger des lanceurs d’alerte qui, au nom du secret des affaires peuvent être poursuivis en lieu et place des délinquants en col blanc[2]. Mais Macron, chantre de la droite extrême, est aussi impliqué dans une affaire particulièrement sordide, la vente d’Alstom à General Electric pour une bouchée de pain, contre la promesse de la création de 1000 postes. C’était du temps qu’il était ministre de l’Economie et qu’Hollande, un vrai couillon celui-là, ne le surveillait pas. Non seulement il n’y eut pas 1000 emplois créés, mais il y eut 1000 licenciements, plus la destruction d’un des fleurons de l’industrie française. En d’autre temps Macron aurait été jugé pour haute trahison et passé par les armes[3]. Le PNF est en train de se rapprocher de lui. Le patron de General Electric France, Hugh Bailey, est en effet un ancien collaborateur de Macron lorsqu’il était à Bercy[4]

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    Et voilà, après De Rugy un des piliers de la Macronie qui a son tour est mis en examen pour prise illégale d’intérêt. Sa compagne est également sur la sellette. En vérité cette affaire est moins grave que celle qui implique directement Macron. Ferrand est juste un petit combinard, un gagne-petit de l’affairisme politicard. L’affaire remonte cependant à loin. Du temps que Ferrand se disait socialiste et qu’il présidait les destinées des Mutuelles de Bretagne. Il avait mis au point une petite combine pour faire profiter sa compagne d’un loyer avantageux pour un local qu’elle avait acheté pour louer à ces mêmes Mutuelles de Bretagne. On lira une analyse détaillée sur le blog de Régis de Castelnau qui développe des arguments juridiques[5]. Je passe sur les détails. En 2017 cette affaire avait déjà secoué la Macronie, et le Rantanplan du gouvernement, Castaner pour ne pas le nommer, avait assuré que si Ferrand qui était alors sous-ministre de quelque chose était mis en examen, et bien il démissionnerait[6]. Les voies de la justice sont impénétrables, et après qu’on eut cru que Ferrand allait échapper aux tribunaux, grâce à la vigilance d’un procureur rampant de Rennes qui avait classé rapidement la plainte pour plaire à l’Elysée, l’affaire a rebondi et il semble que cette fois elle sera plus difficile à arrêter. Macron qui aime beaucoup les délinquants de bas étage – et qui se fait photographier avec eux – « garde toute sa confiance » en Ferrand. Il n’est plus question qu’il démissionne. Vous me direz que Ferrand n’appartenant plus au gouvernement, celui-ci ne peut pas l’obliger à démissionner. Mais l’appui que Macron lui apporte s’il peut ressembler à une forme de fidélité envers quelqu’un qui l’a beaucoup aidé à débaucher la canaille du PS qui n’attendait que ça pour le soutenir, montre en vérité un certain désarroi. Ferrand fait partie de la cohorte des macroniens qui ont des ennuis sérieux avec la justice : Sylvie Goulard par exemple qui dut démissionner de son poste de ministre, mais que Macron a recasé à Bruxelles à un poste juteux de Commissaire européen, le célèbre Benalla, moitié crapule, moitié garde du corps, De Sarnez et Bayrou. Comme de Rugy et malgré le soutien de Macron qui se discrédite encore un peu plus, Ferrand sera sans doute obligé de démissionner. La chronique politique de la Macronerie, c’est la rubrique des faits divers. C’est pire que sous Sarkozy et Hollande réunis : c’est tous les jours qu’un député ou un ministre macronien alimente la chronique judiciaire par ses turpitudes. On se souvient que Macron faisait campagne en 2017 sur l’idée d’exemplarité et de transparence ! De quoi rire… un peu jaune tout de même. Passons sur les ennuis judiciaires à venir de la millionnaire Pénicaud qui devrait se retrouver, après son départ du gouvernement, à rendre compte du financement de la campagne présidentielle de Macron. Rappelons tout de même que Ferrand, du temps où Fillon était dans l’embarras à cause des emplois fictifs de sa femme, avançait qu’il avait perdu toute crédibilité[7]. Mélenchon qui semble de moins en moins insoumis, a ajouté à la confusion en apportant son soutien à Ferrand en avançant que « Peut-être Richard Ferrand est tombé dans un piège ? »[8]. Cela semble vouloir dire qu’il ne suit pas l’actualité depuis au moins 2017. Mais comme dans le même temps il a apporté son soutien à Brigitte Macron[9], et qu’antérieurement il s’était ridiculisé en allant serrer la main au président fou, faisant assaut de bienveillance[10], on peut légitimement se demander s’il n’y a pas connivence.

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    Il y a les grands combinards, les voleurs qui s’en mettent plein les poches et puis les gagne-petit du pillage des fonds publics. Grand, gros et gras, Delevoye c’est une sorte d’Harpagon timide qui, par des détours sinueux se retrouve à rendre service – rémunéré cela va de soi – à n’importe quel gouvernement depuis au moins trente ans, sans avoir des postes importants, il est toujours là. Il a été sénateur, maire, médiateur de la République, président du Conseil Economique, Social et Environnemental et aussi un peu ministre de la fonction publique. Et comme il est vieux dans le métier – il a commencé sa carrière de professionnel de la politique en 1980 – il a droit bien évidemment à de grasses retraites. Ce sournois est bien sûr partisan d’une baisse radicale des pensions de retraite pour les autres, surtout les plus pauvres, et la réforme qu’il va présenter incessamment sous peu, et qui semble avoir réveillé un petit peu les syndicats de leur coma dépassé, devrait produire pour les futurs retraités des baisses de 20 à 25% du volume des pensions selon l’économiste de l’OFCE Henri Sterdyniak[11]. Mais Delevoye lui se débrouille pour cumuler sa retraite – ou ses retraites multiples – et son nouveau salaire de membre du gouvernement qui est de plus de 10 000 € par mois, sans parler des avantages en nature[12]. Il s’est justifié en disant qu’il n’y avait là rien d’illégal, et qu’en outre son poste de haut-commissaire aux retraites était des plus précaires. S’il nous reste un peu de temps on le plaindra pour toutes les misères qu’il endure à sauver les retraites des Français si peu reconnaissants de ses efforts. Ça rappelle un peu les gémissements de cette vieille canaille de Jouyet, un des artisans de la mise sur orbite de Macron qui se plaignait de la maigreur de sa pension de retraite – 5000 € par mois tout de même – alors que dans son rôle d’homme de l’ombre il a gagné des cent et des milles qu’il a du bien placer ici et là.  

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    Alexis Kohler a plus d’envergure dans la turpitude. Bras droit de Macron à l’Elysée, il a le record des plaintes pour prises illégales d’intérêt classés sans suite, mais d’autres courent encore. On l’a pincé aussi à mentir devant la commission sénatoriale qui enquêtait sur l’affaire Benalla[13]. Mais le parquet de Paris – cette grande lessiveuse sous la houlette de Rémy Heitz – tout acquis à la Macronie a classé sans suite l’idée que Kohler eut pu faire des faux témoignages, supposant qu’il y ait un distinguo subtil entre le mensonge et le faux-témoignage[14]. Cependant le secrétaire de l’Elysée avait déjà secondé Macron quand celui-ci était à Bercy. Derrière son air chafouin et ses lunettes de petit comptable, c’est un vieux cheval de retour. Et à ce qu’il se murmure c’est lui qui est derrière la privatisation d’ADP et de la Française des Jeux. Là c’est une question de milliards d’euros, et évidemment une petite commission par ci par là peut parfois mettre de l’huile dans les rouages. C’est donc lui qui est revenu par trois fois à la charge pour faire passer cette ignominie, car il va de soi que quand on privatise, ceci ou cela, c’est qu’on a déjà dans l’idée qui pourrait bien être intéressé par cette braderie. Contrairement à ce que certains pensent, les privatisations ne sont pas efficaces sur le plan économique – c’est même l’inverse puisqu’elles drainent de l’argent qui auraient pu financer de nouvelles entreprises – ne ressortent pas non plus de l’idéologie, mais bien plutôt de la canaillerie ou si vous préférez de l’escroquerie en bande organisée  

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    Terminons ce rapide tour qui est bien loin d’être exhaustif, de la rapacité des LREM par un tout petit calibre. Le député Jean-Jacques Bridey est un ancien « socialiste », enfin plutôt un ancien membre du PS passé à la Macronie lorsqu’il a senti le vent tourner. Il a déjà défrayé la chronique par des cumul de mandats non autorisé par la loi : il aurait indûment touché 100 000 € de trop – une paille, soit 8 ans de SMIC[15]. Cumulant les turpitudes, il s’était aussi versé des fonds de sa réserve parlementaire à une association qu’il présidait. Il était aussi le président du Groupe Valophis ce qui est un avantage quand on sait que ce groupe travaillait avec les collectivités locales. Mais ce garçon ne semble jamais en avoir assez. Ancien maire de Fresnes – on suppose qu’il connait bien la prison – il est accusé de s’être fait rembourser deux fois ses notes de frais. Il n’y a pas de petits profits. La seule défense qu’il a trouvée c’est de dénoncer celle qui l’aurait dénoncé, l’accusant d’être une délatrice[16] ! Et bien entendu il déclare faire confiance à la justice de son pays, attendant sereinement, etc. Bridey ce n’est peut-être pas l’affaire du siècle, mais c’est exemplaire de la manière que les politiciens ont prise de se servir sur le bien public. On se doute que le profil psychologique de Bridey le prédispose à se vendre à n’importe qui, y compris à Monsanto !  

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    La Macronie ressemble de plus en plus à une entreprise d’escroquerie en bande organisée – elle semble avoir accueilli en son sein le pire des Ripoublicains et le pire des « Socialistes ». Une forme mafieuse de l’exercice du pouvoir, ce qui ne l’empêche pas de condamner à tour de bras les naïfs décrocheurs de portraits du chef du gang LREM, ou d’éborgner les gilets jaunes, traque les opposants. Je crois qu’ils sont en train de franchir un cap. Voleurs, menteurs, cupides, ils sont tellement stupides qu’ils le font aux yeux de tous. Avant au moins om y avait une certaine discrétion. On a l’impression que ce régime tient à un fil, tant ses dirigeants sont faibles intellectuellement et corrompus. Les LREM sont seulement au pouvoir depuis 2 ans mais ils trainent des casseroles en tellement grand nombre qu’on à l’impression d’une fin de règne pénible et qu’ils sont là depuis dix ans à nous pourrir la vie. Macron a l’air terriblement vieux. Ils ont beau museler les juges et les médias, ils ne se rendent pas compte que l’information circule tout de même grâce aux réseaux sociaux et que les Français se méfient de plus en plus d’eux. 

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