• Emmanuel Macron, président de l’anti-France, insulte les Français

    Emmanuel Macron, président de l’anti-France, insulte les Français

    Injurier les Français comme mode de gouvernement 

    Sous prétexte que Macron a remporté l’élection présidentielle, sans toutefois remporté l’adhésion, d’aucun le pense intelligent. Il démontre jour après jour qu’il est tout le contraire, et qu’il est bien là par hasard, parce qu’il a bénéficié d’un soutien sans faille de l’oligarchie financière. Un petit article qui a fait grand bruit dans le New York Times du 8 septembre, s’est attaché à montrer pourquoi ce président élu par hasard était d’ores et déjà le plus impopulaire de la Vème République[1].

    Macron suppose que tous ceux qui ne pensent pas comme lui, « les Français », sont des imbéciles. Déjà à Bucarest, il avait annoncé que les Français sont inréformables[2], alors même que les Français subissent année après année des réformes qui vont toutes dans le même sens : libéraliser le marché du travail, accroître la répartition de valeur en faveur des plus riches. Depuis 1983, les Français ont subi, au nom de la lutte contre le chômage 17 réformes, celle de Macron-Philippe-Pénicaud sera la 18ème. C’est beaucoup, et surtout peu efficace, mais on note que les Français ont été extrêmement patients avec leurs hommes politiques qui dans tous les domaines, depuis qu’ils se sont alignés sur les positions de la Commission européenne, ont fait preuve d’une grande inefficacité. 

    Emmanuel Macron, président de l’anti-France, insulte les Français 

    L’arrogance de Macron qui sans doute se désole d’être autant haï, s’étale chaque fois qu’il est à l’étranger. Rappelons qu’avant son élection ce menteur avait annoncé qu’il ne ferait aucune déclaration sur la politique intérieure française depuis l’étranger. Mais il n’a pas pu s’en empêcher et cela a un sens comme on va le voir. Le voilà qui, depuis la Grèce martyrisée par l’Union européenne, injurie le peuple qu’il est sensé présidé. C’est du jamais vu. Certes on sait que les derniers présidents ont présenté des marques de mépris à l’endroit du peuple, on se souvient du « Casse toi pauvre con de Sarkozy ! », mais c’était en France ; et quand Hollande moquait les pauvres en les assimilant à des sans-dents, il ne le faisait pas publiquement. Alors que d’un côté Macron fait semblant de prôner le dialogue social – seuls semblent y croire Mailly et Berger – il désigne les opposants à sa méthode de « Fainéants, cyniques et extrêmes », annonçant qu’il ira jusqu’au bout quoi que l’on dise et quoi que l’on fasse[3]. 

    De quoi Macron est-il le nom ? 

    Certains voient dans cette attitude bouffonne qui met en scène sa détestation des Français, la conséquence d’une arrogance naturelle, d’autres un comportement de classe[4]. Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas suffisant. En vérité ces insultes sont tout à fait en phase avec la ligne politique de Macron. On peut résumer celle-ci en quelques mots : il rêve de dissoudre la France dans une Europe fédérale sous domination allemande. Tout ce qu’il fait va dans ce sens.

    Emmanuel Macron, président de l’anti-France, insulte les Français 

    On se souvient qu’en meeting à Lyon au mois de février 2017, il avait affirmé que la culture française n’existait pas[5]. Puis devant le tollé que ses propos avaient suscité, il avait tenté de faire machine arrière avec des arguties qui n’avaient pas convaincu. Cela est passé sur le compte d’une mauvaise éducation, d’une culture générale un peu maigre. Et puis, on s’est dit que la question de la culture n’était pas aussi importante que cela. Pourtant on aurait dû s’y attarder un peu plus parce que la culture, c’est bien ce qui fonde une nation, et c’est bien pour ça que l’Europe ne sera jamais une nation, parce que ses peuples ne partagent pas la même culture.

    Et puis plus récemment, Macron en signe de soumission à Madame Merkel, a invité au Conseil des ministres, un allemand, Sigmar Gabriel, afin que celui valide la réforme du droit du travail présentée par la sinistre Pénicaud[6]. Ce qu’il s’est empressé de faire. Certains ont voulu voir dans cette extravagance inédite depuis l’époque de l’Occupation, la volonté de Macron de renforcer le couple franco-allemand. En vérité ce sont des gages de bonne volonté destinés à faire avancer l’idée d’une Europe fédérale et ultra-libérale dans laquelle toute souveraineté française serait annihilée. Pour avancer dans cette voie-là, il faut en effet comme le demande Macron, que la France abandonne la maîtrise de son budget, et que le budget européen s’accroisse dans de grandes proportions. Il propose même qu’on crée un poste de ministre de l’économie pour la zone euro[7]. Etant donné que si ce cas de figure advenait la France passerait obligatoirement sous les fourches caudines de l’Allemagne, puisque ce serait elle qui devrait financer les transferts vers les pays les plus pauvres[8].

    Pour l’instant on n’a pas pris cette menace au sérieux, pensant que l’Allemagne n’accepterait jamais un tel compromis qui l’obligerait à abaisser le niveau de vie de ses citoyens. Mais il est possible qu’après les élections du 24 septembre 2017 en Allemagne, la musique change, et que l’objectif de dissolution des nations européennes reprenne de la vigueur, notamment par le biais d’une accélération de la politique migratoire. 

    La cohérence européiste de Monsieur Macron  

    Emmanuel Macron, président de l’anti-France, insulte les Français

    Quelle que soit l’antipathie que l’on ressente vis-à-vis de Monsieur Macron, il ne faut pas oublier que sa politique est cohérente. Il s’est toujours défini en effet comme ultra-européen. Il avance que pour mieux défendre la France et l’intérêt des Français, il faut renforcer l’Europe. C’est un mensonge éhonté puisque de nombreux pays qui ne sont pas dans l’Union européenne et qui maintienne une souveraineté presqu’intacte obtiennent de très bons résultats, je pense au Japon, à la Corée du Sud, ou encore, plus proche de nous, à la Suisse. C’est bien cette politique du toujours plus d’Europe qu’il faut combattre, que ce soit en manifestant contre les ordonnances, que ce soit contre le CETA ou encore contre le TAFTA. On n’a guère de choix, soit on est pour une Europe de plus en plus intégrée, et on dit adieu à la France et à La Marseillaise, soit on veut défendre la souveraineté de la France, et alors il faut être clair : nous devons sortir de l’Europe et de l’euro. Que Macron aille faire la réclame d’une Union européenne renforcée en Grèce sous le sourire imbécile de Tsípras, politicien totalement discrédité aujourd’hui, ne manque pas de sel, la Grèce est en effet bien payée pour savoir ce qu’il en coûte que de vouloir rester à tout pris dans l’Europe et dans l’euro. Non seulement la Grèce a perdu toute sa souveraineté, mais en outre ce pauvre petit pays est soumis au pillage incessant de l’Allemagne, des banques et des multinationales[9]. J’ajouterais que les réformes du marché du travail que propose Monsieur Macron ont été appliquées en Grèce, en Espagne et en Italie, et que ces réformes n’ont en rien permis au chômage de redescendre significativement, et en tout cas le chômage reste dans ces pays bien plus élevé qu’en France. 

    Emmanuel Macron, président de l’anti-France, insulte les Français 

    On disait Nicolas Sarkozy trop clivant, et bien on a trouvé encore pire avec Monsieur Macron ! Celui-ci a remonté tout le monde contre lui. Très mauvais tacticien, Macron a cru qu’en achetant Jean-Claude Mailly par le biais du recrutement de Stéphane Lardy, il entraverait la mobilisation contre ses ordonnances. Il s’est trompé, car en pratiquant ce type de corruption directe d’un dirigeant syndical, non seulement il a réarmé la base de FO qui a discrédité son secrétaire général, mais il a contraint la CFDT à prendre ses distances avec lui ! Or c’était le principal syndicat sur lequel il pouvait vraiment compter[10].

    La conclusion de tout cela ce n’est pas seulement que nous devons manifester le 12 septembre, le 21 septembre et le 23 septembre notre indignation contre l’arrogance et le mépris de Monsieur Macron, et que ces journées soient un grand succès, mais nous devons commencer aussi à réfléchir à ce par quoi on peut le remplacer. Pour ma part je pense que la première étape est de rassembler tous les souverainistes, de droite comme de gauche, qui veulent faire sortir la France de la tutelle de la bureaucratie européiste, car sans émancipation des traités européens, aucune politique économique alternative n’est possible. 

    Emmanuel Macron, président de l’anti-France, insulte les Français 

     


    [1] https://www.nytimes.com/2017/09/07/opinion/emmanuel-macron-popularity.html?_r=0

    [2] http://www.lalsace.fr/actualite/2017/08/24/selon-macron-les-francais-detestent-les-reformes

    [3] http://www.lefigaro.fr/politique/2017/09/08/01002-20170908ARTFIG00154-reformes-macron-ne-veut-rien-ceder-aux-faineants-aux-cyniques-et-aux-extremes.php

    [4] http://russeurope.hypotheses.org/6264

    [5] https://francais.rt.com/france/33569-il-n-a-pas-culture-francaise-macron-attire-foudres-droite

    [6] http://www.liberation.fr/france/2017/08/30/travail-le-vice-chancelier-allemand-impressionne-par-la-reforme-francaise_1592945

    [7] http://www.france24.com/fr/20170713-merkel-macron-ministre-finances-commun-zone-euro-economie-ue

    [8] https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201510051018604987-europe-zone-euro/

    [9] http://www.cadtm.org/Biens-communs-Le-pillage-grec

    [10] http://www.liberation.fr/futurs/2017/08/31/la-cfdt-ressent-une-profonde-deception-face-aux-ordonnances_1593246

    « La politique économique ultra-droitière de Monsieur MacronDe quoi l’ouragan est-il le nom ? »
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