• Elections en Espagne

    Elections  en Espagne 

    La situation est confuse en Espagne. Il semble que les deux partis de gouvernement le PPE – droite européiste et bornée – et le PSOE – l’équivalent de notre PS, ne seront pas dans la capacité de former un gouvernement… sauf à s’allier ensemble pour faire barrage à Podemos. Ces deux partis ressemblent à s’y méprendre à nos deux partis Les Républicains et le PS qui se partagent le pouvoir depuis une trentaine d’années : ils sont à la fois austéritaires et européistes. Ils ressemblent aussi comme deux gouttes d’eau à la CDU et au SPD qui gouvernent ensemble en Allemagne, ou encore au PASOK et à ND en Grèce, avant que ces deux partis ne soient remplacés par Syriza.

    On fait remarquer que cette coalition qui pourrait apparaître en Espagne est du même type que celle qui satisferait en France Valls, Hollande, Macron et quelques ténors de droite comme Raffarin. C’est donc un phénomène global qui dans le cadre européen fait converger les partis de droite et anciennement de gauche. Que la gauche de gouvernement ait repris le programme économique et social de la droite en dit long sur la fin de la démocratie de type parlementaire.

    La plupart des pays européens ne sont plus gouvernés par un parti qui a un programme, mais le plus souvent par une coalition qui met en musique les directives européennes élaborées dans le secret des cabinets noirs des multinationales. Le problème est double : d’une part cette manière de gouverner par la règle plutôt que par la loi n’obtient strictement aucun résultat ce qui rend nécessairement les peuples méfiants vis-à-vis de leurs dirigeants, mais également elle ne permet pas de stabiliser la société.

    Elections  en Espagne

     

    Pour revenir à l’Espagne, tout le monde prédit l’émergence de Podemos comme un nouveau parti qui structurera le paysage politique espagnol pour les prochaines années. Rien n’est moins sûr. D’une part parce que le programme de Podemos est aussi flou que celui de Siryza avant la trahison de Tsipras, et d’autre part parce qu’en développant une ligne anti-européenne, il serait regardé comme un parti irresponsable. Mais pour l'instant Pablo Iglesias surfe sur son image décontracté – il ne met pas de cravate – et bien sûr sur la corruption et l’incompétence avérée des partis de gouvernements qui n’ont rien su faire pour prévenir une situation qui se dégrade depuis 2008. Son émergence comme celle de Ciudadanos montre en tous les cas clairement que les partis qui se sont succédés au pouvoir sont à bout de course et que la confiance des électeurs n’est pas là.

     

    Liens

     

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/en-espagne-l-insoluble-question-des-coalitions-post-electorales-537409.html

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