• De mai 68 à la haine des gilets jaunes

     

     De mai 68 à la haine des gilets jaunes

    Voici une brochette de médiatiques qui vivaient déjà dans l’erreur il y a cinquante ans et qui sont devenus les propagandistes du modèle libéral. Plusieurs anciens barricadiers de 68 viennent, dans leur grande vieillesse, au secours de Macron et du grand capital. Parmi les plus répugnants de ces renégats, il y a Cohn-Bendit, encore qu’on ne ‘lait guère vu concrètement sur les barricades en 68, mais enfin il appuyait les violences « révolutionnaires ». Toujours aussi arrogant et inculte, il en est à justifier la droite extrême de Macron et ses mesures inégalitaires, avance le vague motif complètement déplacé qu’il faut une taxe sur les pauvres et leurs voitures pourries qui marchent au diesel pour sauver la planète[1]. Avant de se faire connaitre du grand public, Cohn-Bendit gravitait dans un petit groupe anarcho-communiste, Noir et rouge, groupe qui prétendait réconcilier Marx et Bakounine. En 68, Dany-le-rouge avait écrit – ou plutôt signé – un ouvrage intitulé Le gauchisme remède à la maladie sénile du communisme[2]. Cet ouvrage très confus sans doute écrit par son frère Gaby, l’intellectuel de la famille, expliquait à qui voulait bien le lire que le « gauchisme » incarné par lui bien sûr, était une manière de construire une sorte de communisme à visage humain et d’en finir avec la tyrannie de la propriété privée. Sa photo défiant les CRS avait fait le tour du monde et était devenue un symbole de la révolte estudiantine. Mais les véritables acteurs de ce mouvement savaient à quoi s’en tenir sur ce bateleur dont ils dénonçaient le goût pour le spectacle politicien. Bon à rien, mauvais à tout, ayant fait aussi de mauvaises études, sans vraiment les achevées, il s’est finalement recyclé dans la politique politicienne, à mi-chemin entre le cuistre bobo et le clown opportuniste, vivant principalement de sa capacité à amuser le tapis en prenant des poses devant les caméras de télévision. En général les reniements se font par petites touches, il est d’abord devenu « vert », et ce verdissement lui a permis de trouver un emploi de député au parlement européen. Ce qui lui permet aujourd’hui de toucher une belle retraite, sans compter les petits émoluments qu’il se fait comme argent de poche en allant parader sur les plateaux de télévision où on l’invite ne général pour critiquer les mouvements sociaux. Il aurait pu se contenter de ça et se taire, mais comme il aime se vautrer dans ses propres déjections, il est parti à la rencontre d’un petit banquier d’affaire à moitié cinglé. Cinglé peut-être, mais représentant de la finance. Tout le monde le sait, et Cohn-Bendit, malgré sa faible intelligence, le sait aussi. Imperturbable, il continue à soutenir Macron, au nom de l’écologie, alors même que Nicolas Hulot, pourtant peu révolutionnaire, a dénoncé les lobbies qui grenouillent dans l’entourage du gouvernement.  

    De mai 68 à la haine des gilets jaunes

    Cohn-Bendit ne chie pas la honte, et il continue à faire semblant de croire qu’une taxe sur le diesel sauvera la planète, alors que tout le monde sait que cette taxe est destinée avant tout à équilibrer un peu le budget mis à mal par les largesses de Macron envers les très riches. Pourquoi prend-il les gens pour aussi stupides que lui ? Déjà en Mai 68 on se méfiait de ce personnage douteux et vibrionnant qui aimait tant se retrouver sur les photos qui illustraient Paris Match. Mais il a haussé ses derniers jours son niveau de cuistrerie en dénonçant les gilets jaunes comme ayant des tendances politiques totalitaires, une autre variante de la fable macronienne qui a fait pschitt et qui consiste à dire que ce mouvement est manipulé par l’extrême-droite. En Mai 68 l pouvoir en place tentait de dire que ce mouvement était manipulé depuis l’étranger, la Chine et la Russie. Autrement dit Cohn-Bendit est passé en cinquante ans d’une justification de la révolte à une justification de la soumission. Lui-même étant un exemple de cette soumission. On pourrait appeler ça de la lâcheté. Lui dira qu’il a évolué. Mais comme par hasard il a évolué en se positionnant du côté du manche et en tapant sur les plus faibles, c’est-à-dire sur les plus pauvres. Gros et gras, la bourgeoisie l’a trop bien nourri pour qu’il lui vienne à l’idée que la révolte est une réaction saine et normale pour quelqu’un qui est encore un peu en vie. Ne connaissant aucun gilet jaune, et pour cause, il ment ouvertement sur ce qu’ils sont : un jour il les qualifie de fascistes, un autre comme un groupe ayant des tendances autoritaires. Bref il reprend la vieille litanie des médiatiques aux ordres dont il fut pourtant victime lui-même en Mai 68 de leurs calomnies. Mais il ne dira pas un mot sur les tabassages en règle par la police, tabassages qui ont fait pourtant l’objet de témoignages concordants et nombreux[3]. Peut-être n’est-il pas au courant ? 

    De mai 68 à la haine des gilets jaunes

    Mais quand Daniel Cohn-Bendit vient raconter n’importe quoi sur les gilets jaunes, il ne le fait pas tellement par conviction, des convictions, fussent-elles révolutionnaires, il n’en a jamais vraiment eues. Il est en service commandé pour essayer de les faire passer pour d’affreux réactionnaires. Car Cohn-Bendit, comme son patron Macron, se range du côté du progrès – quoi qu’il ne sache pas trop ce que c’est. Enfin il est du côté de ce que lui et ses commanditaires désignent comme étant le progrès. Cohn-Bendit est tellement stupide qu’il ne comprend pas que le progrès selon Macron c’est l’accumulation du capital et pas du tout la protection de l’environnement. Il n’en est toujours pas arrivé au point où on constate que le combat pour l’écologie passe nécessairement par la fin du capitalisme et l’éradication de ses valets, dont lui. Parmi les autres ex-soixante-huitards qui se sont convertis au libéralisme débridé, voici Romain Goupil, l’antipathique Goupil qui ne s’appelle pas Goupil d’ailleurs, mais Charpentier. Après un passé trotskiste des plus médiocres, il prétend être monté sur les barricades, le voilà la vieillesse venue en soutien du grand capital lui aussi. Les médias ont été le tirer de l’oubli où il croupissait pour qu’il fasse un peu de réclame pour le petit banquier. Comme son ami Cohn-Bendit – on a les amis qu’on peut – il joue les cosmopolites de salon pour faire semblant qu’il est encore un peu moderne, donc il va soutenir les migrants par exemple, mais cela ne peut pas faire oublier qu’il soutient aussi l’impérialisme américain à la manière de BHL. Souvent femme varie nous dit le proverbe, en 68, les trotskistes de son acabit faisaient du combat contre les USA et en soutien au Viêt-Cong la colonne vertébrale de leur engagement révolutionnaire, ils voulaient des Viet Nam partout. Donc ce grand crétin va venir nous expliquer, lui qui a renié toute sa jeunesse, combien les gilets jaunes sont des réactionnaires, lui-même étant un chantre du progrès, encore un moderne[4]. Ce clown qui ne sait rien sur rien et encore moins sur le reste va faire la leçon aux gilets jaunes, allant jusqu’à justifier le tabassage en règle d’un vieil homme par les CRS en disant que c’était bien normal puisque la manifestation était interdite, de quoi on se plaint ! Il a apostrophé violemment un représentant des gilets jaunes, Éric Drouet, lui reprochant de n’être pas élu. Mais lui n’a pas dit au nom de quoi et de qui il intervenait dans ce débat, c’eut été intéressant de savoir qui l’avait mandaté : Castaner, Macron, un autre ? Goupil est sans doute encore plus bête que cette vieille canaille de Cohn-Bendit, ce n’est pas peu dire, mais dans sa diatribe, on le sent un peu gêné tout de même de faire étalage de ses propres reniements devant la France entière. C’est un peu comme s’il regrettait d’être passé au service de la droite réactionnaire, croyant sans doute que le temps de la révolte ne reviendrait plus jamais, et que lui ne peut sûrement plus en faire partie, même en redevenant trotskiste ! 

    De mai 68 à la haine des gilets jaunes

    Voilà un autre ancien de Mai 68, grand bourgeois et héritier très fortuné, son père ayant fait fortune dans le commerce des bois précieux, BHL ressemble à une caricature de lui-même. Ce n’est pas pour rien qu’il se fait régulièrement entartrer. Il est bien connu pour ses trucages et pour ses sotties. En Mai 68 il n’a pas été très présent, mais rapidement converti au maoïsme, il commit un ouvrage en 1973 sur le Bangla Desch révolutionnaire[5]. Ouvrage difficile à qualifier, tant il est le résultat d’une ignorance sans fond. Et puis ce créneau du maoïsme devenant de moins en moins porteur, il s’est recyclé toujours plus à droite. Devenant lui aussi un grand supporter des Etats-Unis. C’est devenu une manie chez les anciens gauchistes convertis au libéralisme que de se ranger vers ce qu’il y a de plus réactionnaire et de défendre l’impérialisme américain. Il a connu les procès pour plagiat, et son livre sur Daniel Pearl a été jugé comme un mauvais décalque de ce qui existait déjà sur la question[6]. On connait son imbécilité légendaire, notamment révélée par l’affaire Jean-Baptiste Botul, philosophe fictif que BHL citait comme s’il avait réellement existé et comme s’il l’avait lu[7]. Cette affaire n’est pas anodine et révèle tout à fait l’insuffisance intellectuelle du bonhomme. Révolutionnaire en carton en 68, il est devenu le pire des néo-conservateurs. Evidemment il a soutenu Macron en 2017, après avoir voulu se faire passer pour le conseiller de Nicolas Sarkozy, et laisser croire que grâce à lui on avait déquillé Kadhafi pour le plus grand bonheur des Libyens. En ce qui concerne les gilets jaunes, il a fait preuve de la même stupidité arrogante et inquiète du grand bourgeois qui est inquiet pour ses petites rentes. Il a d’abord donné une conférence – on se demande si les gens qui l’écoutent sont plus idiots que lui – pour lui aussi expliquer que les gilets jaunes c’était un peu une avancée du fascisme. Il a tenté une explication alambiquée pour soutenir cette thèse obscure, s’appuyant sur le malheureux Sartre[8]. Mais évidemment, cette vision des choses ayant fait long feu, il en a essayé une autre, il demandait que les gilets jaunes prennent leur responsabilité. Selon lui les gilets jaunes qu’il ne connait ni de près, ni de loin, doivent choisir de se ranger du côté de la police et empêcher à la fois les gilets bruns, Mélenchon et Ruffin de les contaminer. Pas une fois il ne se posera la question de savoir pourquoi les gilets jaunes sont passés à l’action, et pourquoi ils ont choisi ce mode de manifestation.  

    De mai 68 à la haine des gilets jaunes

    Avec ces faux intellectuels, salonards de profession, on n’en a jamais fini. Voilà maintenant le louvoyant Edgar Morin qui passa du PCF à sa critique via la revue Arguments¸ et qui se fit remarquer en 1968 pour avoir signé avec Castoriadis et Henri Lefebvre, un petit opuscule intitulé Mai 68, la brèche[9]. A cette époque il était encore un peu jeune et soutenait l’idée d’une révolte spontanée. Voilà un amuseur qui n’a jamais eu le début de la queue d’une idée personnelle qui vient pérorer dans Le monde pour expliquer au public misérable des cadres qui lisent encore ce torchon, que les gilets jaunes n’ont pas d’idée directrice[10]. Mais comment ce robot pensant pourrait-il le savoir ? Comme si lui en avait eu une autre que de faire un peu d’argent dans des conférences tarifées. Lui aussi est passé d’une approche libérale du communisme fondée sur les conseils ouvriers et d’une forme hégelienne du marxisme à un soutien du réactionnaire banquier[11]. Changeant d’idée comme de chemise, on ne voit pas comment il pourrait reprocher de la pusillanimité à ceux qui aujourd’hui se battent pour leur survie. En vérité cette vieille canaille d’Edgar Morin avait déjà amorcé un tournant en se rangeant tranquillement derrière Nicolas Sarkozy : ça le flattait bêtement que cet ignare de Sarkozy le désigne comme un de ses maîtres à penser. Au fil du temps il s’est fait le chantre du recyclage de tous les lieux communs d’une pensée commune : que ce soit sur l’Europe, sur Israël, ou sur les Etats-Unis, et bien sûr sur les migrants. Car c’est une constante chez ces vieux soixante-huitards renégats, ils sont pro-européens et pro-américains, les deux en même temps, mondialistes évidemment. Certes Morin n’a jamais été grand-chose malgré sa surface médiatique, mais dans le reniement il atteint des sommets. Bientôt centenaire, son grand-âge n’excusera jamais une telle constance dans l’ignominie. Malgré les airs d’émancipation qu’il se donne en allant « dialoguer » avec le plus que médiocre Tariq Ramadan, un délinquant ordinaire, il fait partie de ce bloc bourgeois qui se fait le chantre de la mondialisation heureuse.

      De mai 68 à la haine des gilets jaunes

    Et en voilà un autre parmi les renégats. En 1968 Henri Weber était trotskiste, tendance Ligue communiste, comme l’autre renégat Romain Goupil. Resté vaguement de gauche, tendance très rose pâle tout de même, le voilà qu’il rejoindra le Parti « socialiste » dans la roue de l’élection de François Mitterrand, on ne sait jamais ça peut rapporter un poste, une fonction. Il en gravira les échelons facilement, et deviendra député européen, c’est-à-dire, petit bureaucrate rémunéré à ne rien faire d’autre que de chanter les louanges de la Commission européenne. On le voit à gauche sur la photo ci-dessus avec Cohn-Bendit en 1968, Cohn-Bendit qu’il rejoint au Parlement européen et dans le déshonneur. Cela lui permet de toucher lui aussi une bonne retraite. Appartenant au bloc bourgeois, il sert maintenant lui aussi à la propagande anti-gilets jaunes. Le voilà dans le JDD, journal macaronien pur et dur en train de servir de faire valoir au banquier devenu par inadvertance président de la république. Il nous raconte qu’en Mai 68, il n’y avait pas de pillages et que finalement les barricadiers étaient bien sages et bien gentils[12].

     

    Il y en a bien d’autres de ces anciens gauchistes qui s’efforcent de donner de Mai 68 l’image d’un ramassis de vendus et de pourris, je ne citerais pas Bernard Kouchner qui fait l’essuie-glace depuis 40 ans, allant de la gauche vers la droite et vice versa, toujours à la recherche d’un petit strapontin. Mais il faut insister sur un point : ces médiatiques ne sont pas représentatifs de ce qu’était ce mouvement. En vérité la masse des acteurs de Mai 68 était faite comme aujourd’hui avec les gilets jaunes de petites gens, jeunes le plus souvent, peu structurés politiquement – mais on voit que ceux qui étaient les plus politisés sont aussi ceux qui se sont reniés le plus vite. Et par la suite ils se sont faits discrets. Ceux qui sont emblématiques de ce mouvement ce sont ceux qui se sont corrompus pour pouvoir parader dans les médias, ou qui comme Serge July et BHL venaient de la haute bourgeoisie. Ces traitres de comédie servent très bien la canaille macronienne en se montrant ici et là. Le message qu’ils envoient est celui-ci : si à vingt ans nous étions révoltés, avec l’âge nous avons bien compris que tout cela était vain et qu’il valait mieux rester dans la soumission ordinaire, ça paye mieux. Propagandistes du néant, ils affichent leur volonté de trahir comme une passion ancienne et raisonnable. Ceci doit être pris comme un avertissement aux gilets jaunes. Aujourd’hui, demain peut-être ils vont désigner leurs représentants, peut-être même faire un parti nouveau, ils doivent se souvenir combien en devenant des personnages médiatiques leurs représentants risquent de sombrer dans le déshonneur.



    [1] https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/04/gilets-jaunes-cohn-bendit-redoute-la-tentation-totalitaire_a_23607865/?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&utm_campaign=share_twitter&fbclid=IwAR0rN79900CEWqL0mKi7Z1Qo3OkfWWzb7AgNDTZOiyfucZ9_riewpml9aBg&fbclid=IwAR16j7b9NZY1ymczCrm0np8mUB0Vtd7gXBEPeWmi-gC7qfQ2_BSFoAPyUbI&fbclid=IwAR0G7R9TWc-MMl4g3WC3sbPvlO45y_MEg_FnkehW0sMwrMpDR_yMqcojA5s

    [2] Le seuil, 1968.

    [3] https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/12/11/violences-policieres-22-enquetes-ouvertes-par-la-police-des-polices-apres-les-manifestations-des-gilets-jaunes_5395995_1653578.html

    [4] https://comptoir.org/2018/03/28/romain-goupil-aurait-il-mieux-fait-de-mourir-a-trente-ans/

    [5] Bangla Desh : nationalisme dans la révolution, Maspéro, 1973.

    [6] https://www.monde-diplomatique.fr/2003/12/DALRYMPLE/10866

    [7] https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20100208.BIB4886/bhl-en-flagrant-delire-l-affaire-botul.html

    [8] https://www.lepoint.fr/editos-du-point/bernard-henri-levy/bhl-qui-sont-vraiment-les-gilets-jaunes-20-11-2018-2272880_69.php

    [9] Fayard, 1968. L’ouvrage avait été écrit par Morin, Lefort et Castoriadis qui avait signé pour l’occasion Jean-Marie Coudray. Lefort rejoindra par la suite les rangs conservateurs après avoir abandonner l’idée de démocratie directe incluse dans la forme conseilliste.

    [10] https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/04/edgar-morin-il-manque-une-pensee-directrice-au-mouvement-des-gilets-jaunes_5392302_3232.html

    [11] https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/04/edgar-morin-il-manque-une-pensee-directrice-au-mouvement-des-gilets-jaunes_5392302_3232.html

    [12] https://www.lejdd.fr/Societe/lex-leader-de-mai-68-sur-les-gilets-jaunes-les-soixante-huitards-ne-pillaient-pas-3816473.amp?__twitter_impression=true&fbclid=IwAR3xWJT4pC96vbOD0J3og50WLCDL_HprFrzcmvFw6cbDTDixsQv9MFpYLx4

     

    « Après l’intervention d’Emmanuel Macron le 10 décembre, on s’achemine vers un acte V samediHausse de 22% du salaire minimum en Espagne »
    Partager via Gmail

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :