• De la misère du journalisme en 2017, aujourd’hui Éric Brunet

     De la misère du journalisme en 2017, aujourd’hui Éric Brunet

    Le sinistre Éric Brunet vient de nouveau de se faire remarquer en jouant la partition du lèche-botte de service. Comme tout le monde insulte les chômeurs, il s’est cru intelligent de s’y mettre à son tour[1]. Et donc il répercute les idées stupides de Gattaz. Il ne veut pas être en retard sur les autres lèche-botte. Il sait que cela lui assurera un confortable emploi dans les chaînes de télévision que le patronat contrôle. Bien sûr, il pourrait avoir honte d’être ce qu’il est. Mais apparemment rien ne le dérange dans ce rôle d’homme de cours.

    Le voilà donc qu’il nous explique que c’est bien vrai, les chômeurs sont tous des fainéants, et donc qu’il faut les contrôler. Et le voilà qu’il avance un chiffre : entre 20% et 40% des chômeurs ne font aucun effort pour trouver du travail[2]. Ce chiffre déjà vague – parce qu’entre 20 et 40% il y a tout de même une différence qui va du simple au double – sur quoi est-il fondé ? Il nous explique qu’en fait il le sait par lui-même et qu’il n’a pas besoin de statistiques sur la question !

    « Vous allez me sortir tous les chiffres que vous voulez mais l’information essentielle, c’est quoi ? C’est que nous avons tous autour de nous une ou plusieurs personnes qui se jouent du système. »

     

    Leçon de calcul

     

    Voilà un individu qui ne sait rien sur rien et encore moins sur le reste, qui se fonde sur « son impression ». Mais son impression est idiote. En effet, on sait que plus de la moitié des chômeurs (au moins 55%) ne sont plus indemnisés et donc on ne voit pas à quel titre ils devraient être surveillés. La plupart des chômeurs touchent des allocations très faibles l’indemnisation moyenne mensuelle du chômage est de 800€ par mois. Reste ces 45%, et parmi ceux-ci il y aurait dont peut être 20% de ces 45% qui truanderaient le malheureux système. Ce qui fait qu’on tomberait déjà à 9% des chômeurs. Reste donc les 91% restant. Brunet ne précise pas s’il s’agit des chômeurs de catégorie A ou toutes catégories confondues. Sans doute ne connait-il pas la différence entre ces deux catégories.

    On pourrait penser que le malheureux Brunet n’a jeté ce pavé dans la marre que pour se faire remarquer de ses maîtres. Et en effet n’ayant aucune compétence particulière sur cette question, on ne voit pas au nom de quoi ou de qui il aurait son mot à dire. En fait il participe sans le dire à la campagne de dénigrement des chômeurs engagée par le couple infernal Macron-Gattaz. Il veut en être et ne pas se laisser souffler la place du réac de service. C’est lui-même qui se définit ainsi. Lui aussi suppose que les chômeurs sont bien trop faibles et sans organisation pour qu’ils lui rendent un jour la monnaie de sa pièce.

     

    Dis-moi d’où tu parles ! 

    De la misère du journalisme en 2017, aujourd’hui Éric Brunet

    Ayant l’habitude de se tromper sur tout et sur n’importe quoi, Éric Brunet est ce bouffon qui avait en 2012 pronostiqué dans un livre médiocre écrit médiocrement la victoire de Sarkozy en 2012. Evidemment même avant le résultat du second tour, tout le monde s’était moqué de lui pour les œillères qu’il portait. En fait ce n’était pas des œillères, mais une propagande peu subtile sur le mode « plus la ficelle est grosse et moins on la voit ». Dans son analyse visionnaire il maniait l’argument de son intuition et se moquait des sondages !

     

    Mais Brunet est surtout une plume de propagande stipendiée par le patronat et pas n’importe lequel. C’est ce cuistre qui défendait les intérêts des cliniques privées à l’antenne, sans dire que lui-même était rémunéré comme directeur de la communication par le groupe Vitalia, un des groupes les plus importants dans le domaine de l’hospitalisation privée.

    Le titre de journaliste qui lui est parfois conféré est abusif. C’est au mieux un propagandiste assez mal informé et sans finesse. Mais vous me direz que les journalistes qui passent à la propagande ouverte sont aujourd’hui nombreux. Bruno Roger-Petit après avoir fait campagne en tant que journaliste pour Macron, est devenu son directeur de la communication[3]. Cette fois il est rémunéré directement par l’Etat. Maurice Szafran, ancien journaliste du monde a fait une propagande éhontée pour Macron à l’intérieur du journal Challenges. C’était tellement grossier, que les journalistes de ce journal qui pourtant en ont vu d’autres se sont un peu rebellés[4]. Sauf qu’il a oublié de dire qu’en douce il contribuait à l’écriture des discours de Macron, alors qu’il se faisait passer pour un journaliste !

     

     


    [1] http://rmc.bfmtv.com/emission/pierre-gattaz-a-raison-il-faut-controler-tous-les-jours-ou-toutes-les-semaines-a-minima-les-chomeurs-indemnises-646990.html

    [2] http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/20/20-a-40-des-chomeurs-ne-cherchent-pas-de-travail-une-affirmation-beaucoup-trop-rapide_5203578_4355770.html

    [3] Anne-Sophie Mercier, « Bruno Roger-Petit : de la plume au plumeau », Le Canard Enchaînéno 5054,‎ 6 octobre 2017  .

    [4] https://francais.rt.com/france/36167-challenges-roule-t-il-pour-macron-sdj

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