• Cannes recycle les gauchistes comme elle le peut et les habille en smoking

     Cannes recycle les gauchistes comme elle le peut et les habille en smoking

    On n’a pas trop fait attention, mais la dernière édition du Festival de Cannes vient de démontrer qu’entre la promotion commerciale de films de qualité plus ou moins douteuse, cette manifestation est devenue profondément politique. Cela n’étonnera pas Jean-Luc Godard qui a souvent dit et répété que les images n’étaient jamais politiquement neutres. On lui donnera raison pour une fois. Mais quel message politique défend le Festival de Cannes ? En réalité, il défend plusieurs causes à la fois. Alors que tout le monde estime que l’œuvre de Godard est depuis des décennies derrière lui, voilà ce cinéaste récompensé d’une Palme d’or spéciale. On peut se demander ce que cette Palme d’or a de spécial, mais en se souvenant en même temps que Godard est un antisémite déclaré[1], ça semble évident. De la même manière, le médiocre Ken Loach, il y a quelques années, avait obtenu une deuxième Palme d’or alors qu’il est un antisémite déclaré et un champion des BDS, militant ouvertement pour la discrimination des artistes et universitaires israéliens, même s’ils sont critiques vis-à-vis de la politique de leur pays[2]. On peut se demander de quoi le Festival de Cannes est le nom.  

    Cannes recycle les gauchistes comme elle le peut et les habille en smoking 

    Mais cela ne suffit pas au Festival de Cannes qui est une manifestation de plus en plus sans contenu et qui pourtant prétend donner la leçon au monde entier. Voilà que le Festival, sans doute pour célébrer le cinquantenaire lugubre de Mai 68 a invité des vieux cons comme Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil, anciens soixante-huitards, prétendus révolutionnaires, recyclés dans la macronnerie. A quel titre les inviter ? Ces deux cuistres qui faisaient profession de foi révolutionnaire et voulaient interdire en Mai 68 ce même Festival de Cannes qu’ils trouvaient trop bourgeois, apprécient qu’on leur déroule le tapis rouge pour monter les marches du Palais des Festivals. Les deux compères auraient ainsi réalisé un film, La traversée, à leur propre gloire en invitant Macron à y faire une apparition. On comprend sans même avoir assisté à la projection de ce film « documentaire » qu’il s’agit de promouvoir la pensée mondialiste et libérale en action comme le dernier horizon du mouvement de l’histoire.

    Le Festival de Cannes prétend à nous éduquer, et donc il nous intime l’ordre de considérer Cédric Herrou, soi-disant paysan – je dis soi-disant, parce qu’un vrai paysan n’a pas les loisirs de parader à Cannes et de s’occuper des migrants, comme une sorte de héros des temps modernes. Et voilà donc le sinistre Herrou revêtu d’un smoking, sans doute payé par le Festival, narguant les autorités françaises en leur faisant un doigt d’honneur. Certes on comprend bien que dans une démocratie véritable Herrou a le droit d’exprimer tout l’amour paternaliste qu’il peut porter aux migrants – je ne lui enlèverais pas ce droit. Mais outre qu’il ne respecte pas la loi et qu’il a été condamné pour cela par les tribunaux, il ne viendrait pas aux responsables du Festival de Cannes d’y inviter les identitaires qui au contraire défendent la frontière française au col de l’Echelle. Le message est donc clair, le mondialisme a pignon sur rue à Cannes, mais pas (encore) le souverainisme. Cannes combat pour un monde sans frontières comme des vulgaires no borders.  

    Cannes recycle les gauchistes comme elle le peut et les habille en smoking

    Le Festival de Cannes est une manifestation très bourgeoise qui coûte très cher, son entre-soi est du reste la négation d’un cinéma populaire, et il s’accentue d’année en année. Ici se met en scène un spectacle au-delà des images qui sont projetées, qui met en scène des soi-disant prises de conscience politique. Cet infantilisme teinté de narcissisme explique que cette manifestation a de moins en moins d’importance sur le plan culturel, mais elle s’explique aussi par un effondrement général de la qualité cinématographique des œuvres présentées. A vouloir éduquer le peuple à penser comme l’oligarchie, on ne peut s’attirer que des retours de flamme virulents.



    [1] http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/11/10/godard-et-la-question-juive_1265204_3476.html

    [2] https://www.nouvelobs.com/societe/20180427.OBS5843/ken-loach-accuse-d-antisemitisme-vive-polemique-en-belgique.html

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