• Campagne pour le référendum contre la privatisation d’ADP, signons !

     Campagne pour le référendum contre la privatisation d’ADP, signons !

    Un référendum d’initiative partagée – RIP – a été lancé contre la privatisation d’Aéroports de Paris. Les raisons qui doivent nous pousser à entraver cette privatisation sont très nombreuses :

    - d’abord il s’agit d’un bien public donc qui n’appartient pas à Macron et à son gouvernement d’affairistes, et bien sûr si cette canaille politicienne veut vendre ADP c’est parce qu’il y a des affaires juteuses en perspective pour les riches amis du président. Les milliers d’hectares qui sont la propriété d’ADP, on parle de près de 7000, pourraient être « valorisés »[1], ce qui en français plus direct et plus familier, livrés à la spéculation. Cette affaire sent de loin les gros pots de vin ;

    - ensuite parce que les Aéroports internationaux ne sont pas seulement des lieux où on embarque, mais un aéroport international est aussi une frontière. Et donc il vient que la privatisation d’ADP reviendrait à vendre notre frontière aérienne ;

    - il y a également que le rendement d’ADP pour l’Etat est une manne financière bien connue et régulière, or l’ignoble Bruno Le Maire nous dit que cette privatisation va aller alimenter un fonds pour l’innovation dont nous aurions bien besoin, mais comme la Cour des comptes l’a signalé, le rendement actuel d’ADP sera supérieur au rendement de la privatisation et de l’affectation de la privatisation à ce fonds très fumeux dont les objectifs sont peu clairs[2] ;

    - une des raisons et non des moindres de voter contre cette privatisation sera aussi de donner une leçon au locataire de l’Elysée qui mène une politique très violente de privatisation ailleurs que dans les aéroports, notamment en matière de santé et de retraites.

    Et puis il y a la privatisation de l’Aéroport de Toulouse Blagnac au profit des Chinois qui a été une vraie catastrophe financière, les investisseurs se servant de leur droit de propriété pour siphonner le cash de l’entreprise. Cette privatisation a été depuis annulée, mais le mal est fait[3].

     Campagne pour le référendum contre la privatisation d’ADP, signons ! 

    Les Français sont massivement contre ces privatisations. Et le gouvernement sait parfaitement que si la question est soumise à référendum, il sera battu. Les défenseurs de la privatisation ont des arguments qui sont autant de mensonges. Par exemple Macron raconte que l’Etat n’a pas vocation à gérer les boutiques Duty free, ce qu’il ne fait pas et n’a jamais fait, mais il avance cette idée parce qu’il n’a pas d’autre argument. C’est bien connu, lorsque les avocats n’ont pas d’argument sérieux à présenter, ils mentent, c’est pourquoi en argot l’avocat c’est le menteur. Donc Macron et la canaille qui le soutient craint ce référendum.  Il a d’abord espéré que le Conseil constitutionnel invalide le RIP. Et donc il a fallu passer à l’étape suivante. C’est celle d’aujourd’hui. Il s’agit de recueillir un peu plus de 4,7 millions de signatures. Un site a été lancé. On a constaté de très nombreux bugs et bien que je n’en ai pas eu à me plaindre, pour beaucoup c’était difficile. 

    Campagne pour le référendum contre la privatisation d’ADP, signons ! 

    La deuxième difficulté est de connaître le nombre de signatures effective. Ce gouvernement de sournois a fait en sorte, puisque la loi ne l’y oblige pas, que le nombre de signatures n’apparaisse pas, car si la vitesse de la collecte est rapide, alors cela pourrait encourager ceux qui sont un peu mou de ce côté. Cependant, il s’est monté un site qui analyse presqu’en temps réel le regroupement des signatures. Le lien pour accéder à ce site est là https://www.adprip.fr/. il permet aussi de savoir si on est dans les temps ou si au contraire on est en retard. Comme on peut le voir ci-dessous, on a recueilli un peu plus de 8% des signatures au 25 juin, et le graphique du dessous montre que nous somme dans les temps : la ligne bleu est celle des signatures réelles et l’orange celles du minimum qu’il faut recueillir pour y arriver. Evidemment la bataille est loin d’être gagnée. La campagne va être décisive. 

    Campagne pour le référendum contre la privatisation d’ADP, signons ! 

    Macron réalise grâce à cette initiative à réunir contre lui l’ensemble des oppositions, de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par le PS[4]. Certes ils n’en sont pas à faire meeting commun, mais en tous les cas sur ce sujet ils désignent clairement Macron comme un ennemi du peuple et de la nation. Le gouvernement a beau ironiser sur le mariage de circonstance entre ces partis, il ne peut qu’encaisser le choc : il est marginalisé dans son propre pays, et confirme son isolement. Mais les choses ne sont pas si simples. Macron peut compter sur des alliés inattendus : les syndicats. Si la CGT soutient l’initiative, il n’y aura pas de front commun syndical pour soutenir le recueil des signatures. Alors même que les syndicats des salariés qui travaillent dans les aéroports, sont contre la privatisation d’ADP, la CFDT et FO au nom de la neutralité syndicale vis-à-vis des partis politiques sabotent le processus : « On en a discuté et on ne fera pas d’appel », dit cette canaille de Marylise Léon, la numéro deux de la centrale. Selon elle, « il n’y a aucun intérêt à privatiser ADP si ce n’est pour l’Etat de se faire un peu de cash », mais pour la Confédération, participer à cette campagne référendaire reviendrait à donner une consigne de vote et à « sortir du rôle d’organisation syndicale »[5]. Si la position du syndicat jaune de Laurent Berger est conforme à ce que peut être celle d’un syndicat qui travaille main dans la main sans s’en cacher avec le patronat[6], celle de FO, plus habitué du double discours, est plus paradoxale[7]. Evidemment ce sont les dirigeants de ces centrales qui jouent ce jeu dangereux, et non pas les syndicalistes de base à qui on n’a rien demandé à ces sinistres bureaucrates. Ils affaiblissent sur le long terme la crédibilité des organisations syndicales et incidemment donnent raison aux gilets jaunes de s’en méfier.

    Ne croyez pas que nous sommes encore en démocratie l’hypocrite pouvoir macronien tente désormais d’entraver le décompte des signatures en loquant l’accès à une page qui permettait facilement de décompter les signatures. Le ministère de l’intérieur dirigé par Castaner-le-menteur se justifie ainsi : «Le législateur a confié au Conseil constitutionnel et à lui seul le décompte des soutiens. Il n’a pas prévu que les électeurs et de manière générale nos concitoyens y aient accès, raison pour laquelle le ministère de l’Intérieur est intervenu pour que cette page n’apparaisse plus. »  Donc si le législateur n’a pas prévu la communication sur les signatures, la dictature macronienne s’autorise à la censurer[8]. On atteint des niveaux ubuesques d’illibéralisme ! C’est selon mois une raison supplémentaire de signer et de faire signer. Mais en tous les cas le camp macronien craint l’expression de la volonté populaire. Il faut rapprocher cette censure des innombrables procès qui ont été déclenchés sur tout le territoire pour avoir décroché les portraits de l’ignoble Macron-le-poudré[9]. C’est une dictature qui se met en place, et il est très probable que le référendum sera aussi interdit, d’une manière ou d’une autre. A travers le combat pour imposer le référendum au gouvernement affairiste, c’est donc un combat pour la démocratie qui se joue ici, et maintenant. 

    Campagne pour le référendum contre la privatisation d’ADP, signons ! 


    [6] Rappelons que Laurent Berger qui ne fait pas de politique avait signé le 29 avril une tribune dans le monde avec le MEDEF pour soutenir l’Union européenne façon Macron, là on n’hésite pas à faire de la politique politicienne la pire qui soit. Il est difficile de se vendre un peu plus. https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/04/29/l-europe-que-nous-voulons-un-appel-commun-d-organisations-syndicales-et-patronales_5456127_3232.html

    [7] Encore que des anciens bureaucrates de FO sont passés avec armes et bagages au service de l’horrible Pénicaud.

    « L’emploi abusif des mots et leur reconquêteJustice de classe, mensonges et conséquences »
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  • Commentaires

    1
    leodafra
    Vendredi 28 Juin à 01:24

    C'est un combat prioritaire. Mais il y en a d'autres. Notamment la tentative de ratification du CETA le 17 juillet à l'Assemblée nationale.C'est le moment de ressortir le rapport Schubert commandité par micron. Ce rapport Schubert a joué une sorte de marche funèbre...et les micronistes ont préféré attendre. Qu'il soit oublié. Mais non les militants vont se faire un devoir de l'agiter comme un épouvantail.

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