• “Alerte à la catastrophe. Que faire contre la destruction délibérée de l'unité de l'homme et de la nature? “

    Quoique n'étant pas marxiste-léniniste, je relais cette information qui traite d'un sujet dont la gravité n'échappera à personne

    Début mai, les marxistes-léninistes d'Allemagne seront à Paris pour présenter leur livre:  

    “Alerte à la catastrophe. Que faire contre la destruction délibérée de l'unité de l'homme et de la nature?    

    Cette analyse est parue en Allemagne l’année dernière et vient de sortir en langue française. 

    Vous y êtes cordialement invités à la réunion de présentation ! 

    Le livre représente un travail d'équipe pendant trois ans avec 120 collaborateurs - experts en sciences de la nature, sociologues, militants écologistes, représentants de la classe ouvrière, du mouvement desfemmes, du mouvement de la jeunesse et de révolutionnaires du monde entier - sous la direction de l'auteur Stefan Engel.

    Le livre se positionne et prévient : Nous sommes au centre de la transition vers une catastrophe environnementale mondiale. L'environnement ne peut être sauvé qu’en luttant contre le système capitaliste qui met le profit au coeur de la société humaine. Le mouvement écologiste a des mérites mais aussi des faiblesses et des limites – ce mouvement doit devenir une force pour changer la société.

     

    La réunion de présentation sera organisée le samedi 2 mai, 

    à 14 H 30, Au local de l’ACTIT   54, rue d’Hauteville   75010 Paris, 

     

    Métro : Gare du nord, ou Poissonnière ou Château-d’eau 

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  • Commentaires

    1
    Peretz
    Mardi 21 Avril 2015 à 18:00

    Pas de catastrophisme. C'est comme la révolution ou le grand soir. Il y a des signes certes, mais quand ils arrivent, ils ne préviennent pas; Et même, si la catastrophe arrive, pchitt !!! La dernière guerre c'est 60 millions de morts sans compter les blessés. Pour dépasser ça, pas facile. Ou alors avec la bombe atomique. Et encore, ... Que les communistes et autres marxistes soient frustrés, c'est normal. Mais se servir de la catastrophe comme argument me parait de mauvais aloi. En tout cas, pour ceux qui imaginent un nouveau monde, débarrassé du capitalisme, je donne les clés dans mon bouquin "Pour une économie humaine, renversons la table" (Pour le moment chez Amazon !!!). A transmettre sans modération...(5 euros)

    2
    Charles Deryl
    Mardi 21 Avril 2015 à 18:58

    Transformer les écolos en sauveur de l'humanité, il fallait y penser ! MDR. Les "Marxiste Léniniste" ont touché le fond, le degré zéro de la sottise politique ! zon qu'a aller faire de l'entrisme chez les écolos !!!

    3
    Mardi 21 Avril 2015 à 19:21

    OUi, enfin, je ne sais pas trop. Il est clair qu'on est sur la pente savonnée du point de vue de l'environnement. Après on peut toujours discuter pour savoir si les écolos ou les marxistes-léninistes sont bien placés pour travailler à l'amélioration de l'environnement. Personnellement je croyais qu'il n'y avait plus de marxistes-léninistes, des marxistes, je comprends, mais des marxistes léninistes, ça m'est plus difficile. De même je me demande si un parti écologiste a un sens. Pour moi la question environnementale doit être prise en charge par les citoyens et passe par une transformation de la société dans ses buts et ses moyens.

    4
    Ollaf
    Mercredi 22 Avril 2015 à 15:51

    Surpris par certains commentaires. Il n'y a ni "catastrophisme", ni volonté de créer un Parti Ecolo. Il n'y a qu'une analyse matérialiste d'un processus en cours. Les auteurs présentent le livre ainsi:


    "• Un travail d'équipe de 120 collaborateurs pendant trois ans sous la direction de Stefan Engel.


    Étude combinée de scientifiques, de sociologues, de militants écologistes, de représentants de la classe ouvrière, du mouvement des femmes, du mouvement de la jeunesse et de révolutionnaires du monde entier


    Un ouvrage de référence sur la dialectique de la nature


    L'analyse détaillée de tous les facteurs essentiels contribuant à la crise de l'environnement, ainsi que leur interaction - la destruction des forêts et des océans, le trou d'ozone, le réchauffement climatique, l'exploitation destructrice des ressources naturelles, les menaces de mort par le rayonnement nucléaire, la surexploitation de la force de travail humain, etc.


    ALERTE A LA CATASTROPHE! - Nous sommes dans une transition avancée vers une catastrophe environnementale mondiale


    L'environnement ne peut être sauvé que dans la lutte contre le système qui met le profit au cœur de la société humaine


    Karl Marx et Friedrich Engels - partisans du socialisme révolutionnaire et très en avance sur leur temps, et en particulier sur la question de l'unité de l'homme et de la nature


    Le bien-fondé du mouvement environnemental mais aussi ses faiblesses et ses limites – ce mouvement doit devenir une force pour changer la société


    La décision doit être prise maintenant pour forger un front de résistance organisé à l'échelle mondiale


    Sans résoudre la question de l'environnement, pas d'avenir pour l'humanité


    Pour une évaluation critique des réalisations historiques de la politique environnementale dans les anciens pays socialistes


    Le socialisme, la perspective d'une société libérée, transformera l'ensemble du mode de vie et du mode de production."


     

    5
    Peretz
    Mercredi 22 Avril 2015 à 16:22

    Il y a bien écrit "Alerte à la catastrophe" ou alors je ne sais pas lire ?

    6
    Mercredi 22 Avril 2015 à 17:03

    oui c'est bien ce qu'il y a écrit

     

    7
    Ollaf
    Mercredi 22 Avril 2015 à 21:17

    Ne pas confondre le fait d'alerter d'un processus menant à la catastrophe et le catastrophisme (qui voit la catastrophe par tout!), c'est pourquoi les auteurs disent que le livre  donne:

    " L'analyse détaillée de tous les facteurs essentiels contribuant à la crise de l'environnement, ainsi que leur interaction - la destruction des forêts et des océans, le trou d'ozone, le réchauffement climatique, l'exploitation destructrice des ressources naturelles, les menaces de mort par le rayonnement nucléaire, la surexploitation de la force de travail humain, etc.

    Et conclure et de convaincre que : "Nous sommes dans une transition avancée vers une catastrophe environnementale mondiale".

    Ce livre est très important !

    8
    Jeudi 23 Avril 2015 à 06:29

    ne connaissant pas l'ouvrage je me garderai de le juger. Mais je suis d'accord sur le fait que le sujet est important et décisif. 

    9
    Peretz
    Jeudi 23 Avril 2015 à 08:34

    Soit. S'il s'agit de seulement dénoncer le système, vous n'êtes pas les seuls. Encore faut-il donner une solution, ou du moins la faire entrevoir. Dire que c'est le capitalisme qu'il faut détruire, ne suffit pas. Détruire le libéralisme qui en est le support ? Et le remplacer par quel autre système ? J'attends de savoir si la réponse est dans le livre. Merci

    10
    Jeudi 23 Avril 2015 à 10:18

    Je ne connais pas le livre, je ne faisais que relayer l'information. Comme tu le sais je ne suis pas marxiste-léniniste ! 

    11
    Ollaf
    Jeudi 23 Avril 2015 à 19:07

    Il est tout à fait exact de dire  que:

    "...c'est le capitalisme qu'il faut détruire, ne suffit pas. Détruire le libéralisme qui en est le support ? Et le remplacer par quel autre système ? J'attends de savoir si la réponse est dans le livre." 

    En réponse je vous envoie le sommaire de la dernière partie du livre :

    IV. Lutte de classe et lutte pour sauver

    l’environnement naturel ......................................... 245

    1. Écologisme impérialiste et politique

    environnementale impérialiste ................................ 245

    2. Mouvement écologiste petit-bourgeois

    et écologisme petit-bourgeois ................................... 256

    3. Le caractère international et

    anti-impérialiste de la lutte pour sauver

    l’environnement naturel .......................................... 271

    4. La nouvelle qualité du

    mouvement écologiste .............................................. 283

    5. Politique environnementale

    dans le socialisme et son revirement

    dans le capitalisme bureaucratique ........................ 303

    6. La solution de la question environnementale

    dans le socialisme/communisme .............................. 334

     Annexe :

     

    Bibliographie ....................................................................... 350

    12
    Peretz
    Samedi 25 Avril 2015 à 10:05

    Sommaire de "Pour une économie humaine, renversons la table"  ça pourrait, si l'on veut, être super-marxiste, c'est en partie keynésien, c'est surtout progressiste tout en étant écologiste, etc.

    SOMMAIRE

    Avant-propos

    Les fondamentaux

    L ‘économie humaine

    Fonctionnement du système économique

    DETTES SOUVERAINES 15

    LE ROLE PARADOXAL DE L’ARGENT  22

    L’argent comme instrument  de mesure

    L’argent  suspect

    Rôles des 4 acteurs

    LES MARCHES ET LES CAPITALISMES 39

    Capitalisme productif

    Capitalisme financier et effet de levier

    Surpuissance prédatrice  de l’argent

    Effets psychologiques sur la circulation monétaire

    LA PROPRIETE, PUISSANCE PREDATRICE  DU CAPITAL 58

    Les crises

    La puissance prédatrice de la finance

    POLITIQUE DE L’ECONOMIE 78

    Et l’emploi ?

    COMMENT RENVERSER LA TABLE 82

    CROISSANCE ET PROGRES  ? 92

    Epilogue 95

    13
    Ollaf
    Samedi 25 Avril 2015 à 17:49

    Bien reçu ton dernier message; et alors ?

    "Renverser la table...", OK; mais comment ? Vers quel objectif ? Et aujourd'hui qu'est-ce qu'on fait ?

    Je te joint à ces questions la préface du livre: 

    Alerte à la catastrophe !

    Que faire contre la destruction délibérée de l’unité de l’homme et de la nature ?

    La lutte de classe et la lutte pour l’unité de l’homme et de la nature

    Préface

    La question environnementale a sans aucun doute atteint la conscience publique. Au niveau mondial s’accroît la préoccupation sur l’état de l’environnement naturel. Aucun politicien, professionnel des médias, entrepreneur ou syndicaliste qui veut être pris au sérieux ne peut plus se permettre d’ignorer cette question. Aujourd’hui, trop de catastrophes écologiques survenant à l’échelle locale ou régionale tourmentent l’humanité.

    Dans l’opinion publique, on crée l’impression que la question écologique est entre de bonnes mains chez les dirigeants et leurs gouvernements. Mais en réalité, depuis l’apparition de la crise environnementale au début des années 1970, ils n’ont ni la capacité ni la volonté d’agir de façon efficace contre cette crise. Au lieu de cela, l’humanité est entraînée sans retenue – voire de façon accélérée – vers une catastrophe écologique mondiale. Celle-ci possède le potentiel d’anéantir les fondements de toute existence humaine. La responsabilité de cette évolution incombe en premier lieu aux supermonopoles internationaux qui dominent aujourd’hui la totalité de la production mondiale, le commerce international ainsi que la politique, l’économie et la science dans tous les pays.

    Une nouvelle conscience écologique est née. Mais son niveau est loin d’être suffisant pour comprendre dans toutes ses conséquences le risque pour l’existence de l’humanité. Dans l’opinion publique, quelques facteurs isolés de la crise environnementale sont unilatéralement mis en évidence – par exemple la menace de la catastrophe climatique.

    En même temps on refoule ou banalise d’autres problèmes non moins dramatiques – tels que l’agrandissement du trou d’ozone et la destruction des écosystèmes des océans ou des forêts. Ce sont surtout les corrélations et les interactions qui sont largement ignorées.

    Mais est-il vraiment envisageable que seuls des arguments convaincants puissent inciter les responsables de l’économie de profit capitaliste à arrêter cette évolution ? Est-il envisageable que les monopoles internationaux dirigeants renoncent tout à coup à leur domination sans partage ou à leurs bénéfices exorbitants, au seul motif de sauver l’environnement ? 

    Cela n’arrivera pas ! En pleine connaissance des risques mortels, ils mènent la Terre vers la catastrophe écologique ! Aujourd’hui les conditions de la concurrence capitaliste exigent de la part des monopoles internationaux, sous peine de leur ruine, qu’ils poussent à l’extrême la surexploitation de l’homme et de la nature.

    La question dite environnementale est devenue depuis longtemps une question hautement politique. Quelle est la raison d’être d'un ordre social dont toute l’existence repose sur une base menaçant l’homme et la nature ?

    Au lieu d’entreprendre quelque chose de sérieux contre cette menace, les milieux dominants ont établi tout un système d’écologisme impérialiste et petit-bourgeois pour manipuler l’humanité toute entière. Avec des apaisements, des mensonges, des dissimulations et des pseudo-solutions, ils s’efforcent de prévenir ou de démoraliser la résistance active des masses.

    Ce livre ne laisse aucun doute : l’humanité ne doit pas confier la question environnementale au système social dominant. Sinon elle périra dans la barbarie capitaliste !

    Sur la base d’une multitude d’enquêtes concrètes, le livre arrive à la conclusion que l’humanité se trouve à présent en pleine transition progressive vers une catastrophe écologique mondiale. Aujourd’hui, la solution à la question environnementale exige une lutte visant à transformer la société. Seule une révolution socialiste internationale peut résoudre la question sociale et écologique. C’est seulement dans une société socialiste délivrée de l’exploitation de l’homme par l’homme que l’être humain et la nature formeront une unité fructueuse. Ce ne sera que dans une société communiste sans classes que « l’humanisation de la nature » et la « naturalisation de l’homme » arriveront à leur achèvement relatif, comme le formula Karl Marx.

    Afin d’atteindre ce grand objectif, ce sont à la fois le mouvement écologiste et le mouvement ouvrier qui doivent se transformer. De même, les révolutionnaires à travers le monde doivent changer, c’est à eux d’enrichir leur stratégie et leur tactique politiques et de les développer à un niveau supérieur en fonction des nouveaux faits.

    Or, cela ne va pas sans de sérieuses discussions, sans évaluations critiques et autocritiques et sans progrès des connaissances en la matière. Le présent ouvrage se doit d'y apporter une aide, une contribution au débat. Il constitue explicitement une polémique qui s’insinue dans le débat sur la stratégie pour la question environnementale et qui prend résolument position. Un livre qui doit désillusionner, mais surtout mobiliser et dessiner de façon créatrice la vision d’une société future où la question écologique pourra être vraiment résolue.

    Le livre défend une grande rigueur scientifique. Il s’appuie sur des recherches approfondies et sur des faits de la science bourgeoise afin d'en extraire de façon critique les conclusions essentielles et de révéler les rapports dialectiques qui existent au sein de l’interaction universelle entre l’homme et la nature.

    La méthode dialectico-matérialiste et la théorie de l’unité fondamentale de l’homme et de la nature, développées par Karl Marx et Friedrich Engels voici déjà 170 ans, sont la ligne directrice de ce livre. Avec l’apparition du réformisme dans le mouvement ouvrier à la fin du 19e siècle, ces fondements ont été rejetés, méprisés, voire même systématiquement passés sous silence, ce qui continue de produire des effets négatifs sur les mouvements ouvrier et populaire jusqu’à ce jour.

    En plus de l’appréciation à leur juste valeur des connaissances remarquables acquises par Marx et Engels sur la dialectique de l’homme et de la nature, la mise au débat critique de l’anticommunisme moderne dans la question environnementale caractérise la qualité de cet ouvrage. De même, les formes les plus diverses de résignation, minimisation, simplification ou de panique rencontrées au sein du mouvement écologiste sont critiquées sur le plan idéologique.

    Le collectif rédactionnel remercie les plus de 100 collaboratrices et collaborateurs qui ont contribué avec compétence à ce livre. En font partie Klaus Arnecke, architecte ; Dr méd. Günther Bittel, spécialiste en anesthésiologie et médecine générale ; Herbert Buchta, biologiste diplômé et vétérinaire praticien ; Werner Engelhardt, politologue; Adelheid Erbslöh, biologiste diplômée ; Oskar Finkbohner, collaborateur dans la Société pour l’encouragement des Études Scientifiques sur le Mouvement Ouvrier (GSA) ; Monika Gärtner-Engel, pédagogue diplômée ; Rainer Jäger, lecteur ; Prof. Dr Christian Jooss, physicien ; Dr Hans-Ulrich Jüttner, physicien ; Christoph Klug, psychologue diplômé et journaliste scientifique ; Prof. Dr Josef Lutz, physicien ; Dr méd. Willi Mast, spécialiste en médecine générale ; Roland Meister, avocat ; Dr méd. Dieter Stein, spécialiste en médecine générale ; Peter Weispfenning, avocat ; Gerd Zitzner, ingénieur agronome diplômé.

    Enfin, ce livre est le résultat de la discussion critique et autocritique et de la coopération avec des militants du mouvement écologiste et des révolutionnaires venant de toute la planète.

    Le titre de l’édition sous forme de livre – « Alerte à la catastrophe ! Que faire contre la destruction délibérée de l’unité de l’homme et de la nature ? » – doit faire prendre conscience de la gravité des problèmes ainsi que de l’urgence de leur solution.

    Avec ce livre, ce n’est pas la première fois que le Parti marxiste-léniniste d’Allemagne se penche sur la question environnementale. Il poursuit la série Revolutionärer Weg [Voie révolutionnaire] qui, depuis déjà 1984, s’occupe fondamentalement et systématiquement de la crise écologique du point de vue du marxisme-léninisme. Cependant, il hisse les connaissances à un nouvel échelon suite aux développements intervenus entre-temps. Ce livre doit avant tout aider à ce que la question écologique reconquière une place à part entière dans le mouvement ouvrier et révolutionnaire international.

    Stefan Engel, mars 2014

     



    14
    Peretz
    Samedi 25 Avril 2015 à 23:25

    Tu reste dans la dénonciation.  A partir de données réalistes, comme l'a d'ailleurs fait Georgescu-Roegan au début du 20 e siècle, tu prône en marxiste convaincu la révolution comme moyen. Avec probablement la fin du progrès qui est à l'origine du problème. Mais sans  croissance, impossible de donner du travail aux ouvriers dont tu parles. Il y a une contradiction qui ne me parait pas soluble d'après ton texte qui ne fait que donner une alerte à la catastrophe, déjà connue depuis des années. Si tu lis mon livre, tu trouvera par contre matière à résoudre ce problème. Sans forcément de révolution.

    15
    Ollaf
    Dimanche 26 Avril 2015 à 09:42

    Comme le dit Stefan dans sa préface: "... Aujourd’hui, la solution à la question environnementale exige une lutte visant à transformer la société. Seule une révolution socialiste internationale peut résoudre la question sociale et écologique. C’est seulement dans une société socialiste délivrée de l’exploitation de l’homme par l’homme que l’être humain et la nature formeront une unité fructueuse. Ce ne sera que dans une société communiste sans classes que « l’humanisation de la nature » et la « naturalisation de l’homme » arriveront à leur achèvement relatif, comme le formula Karl Marx."

    Rien à voir avec la démarche de Georgescu des années 30 et 40 du 20ème s. qui fonde ses réflexions et orientations sur les données de l'époque. Notre point de vue c'est de penser (et de prouver) qu'il n'y a pas de solutions réformatrices possible du capitalisme. Celui-ci nous même inévitablement à la catastrophe; ce n'est pas " le progrès qui est à l'origine du problème", c'est le fait que le "progrès" aujourd'hui est sous la direction du capital financier et cela au niveau mondial. Le socialisme révolutionnaire ne s'inscrit pas dans la "décroissance", il s'inscrit dans une autre croissance dans une nouvelle organisation sociale s'interrogeant sur produire, mais pour quoi, pour qui et de quelle façon ? Et je ne vois pas en quoi il serait alors "impossible de donner du travail aux ouvriers". Au contraire il s'agirais de libérer de l'exploitation et de l'aliénation le travailleurs pour qu'il détermine lui-même son avenir. Aujourd'hui il est clair, et prouvé par les faits que le capitalisme dans les pays européens exclut du travail les travailleurs. 

    Et quel est la démonstration essentiel de ton livre ?

    16
    Peretz
    Dimanche 26 Avril 2015 à 10:12

    Essentiellement je synthétise le monétarisme sous son aspect dynamique. Ce qu'avait commencé à faire Keynes, pour démontrer comment il fonctionne sous la loi des systèmes. Ce qui met en avant le rôle et la responsabilité de 3 des 4 acteurs dans l'économie de marché. A savoir l'entreprise, l'Etat, et la finance. J'en déduis les possibilité de réglementation, ce qui bien entendu, pour les marxistes n'est pas intéressant car il ne détruit pas le capitalisme en tant que tel, mais en diminuant la prédation, il le prolonge. Ceci par pur réalisme de court terme. Déjà pas évident à installer avec des dirigeants de fausse gauche actuels ! Pour le long terme, je propose en utopie totale,, pour mon amusement intellectuel, la disparition théorique du capitalisme, pour un pays qui annulerait un des deux rôles de la monnaie, celui de l'évaluation des biens (la fameuse propriété), pour ne garder que celui du contrôle purement quantitatif de la demande de biens, y compris immatériels. Ce qui était impossible du temps du communisme en URSS, le serait actuellement grâce à la puissance des ordinateurs (je suis informaticien). C'est aussi la raison pour laquelle la seule nationalisation des moyens de production n'a pas marché : l'argent valeur intrinsèque n'avait pas disparu. J'espère t'avoir répondu clairement. 

    17
    Peretz
    Dimanche 26 Avril 2015 à 10:21

    Suite. Je réponds à ta remarque sur l'insuffisance de la démonstration de Georgescu. Loin d'être insuffisante sa démonstration sur la disparition permanente de l'énergie de la planète, elle est parfaitement scientifiquement pertinente. En se référent au 2e principe de thermodynamisme qui régit l'univers, et par suite notre planète, il en fait la démonstration indiscutable. Je ne comprends pas que les écolos ne s'appuient pas sur lui.

    18
    Dimanche 26 Avril 2015 à 10:47

    Georgescu-Roegen a déployé ses analyses surtout dans les années soixante. c'était aussi non seulement un fin connaisseur de Marx, mais aussi de Hegel. Bon en math et en physique, contrairement aux économistes prétentieux, il a été surtout marginalisé par l'institution universitaire. Il était trop compliqué pour les fifres habitués aux petites modélisations autour de l'équilibre général. Les écolos la plupart du temps ne le connaissent pas. Ils ne peuvent pas faire en même temps de la politique et étudier la question !! Quand on l'a traduit en France chez Dunod, on a fait sauter le dernier chapitre consacré à Marx !! 

    19
    Peretz
    Dimanche 26 Avril 2015 à 16:51

    Merci pour ces infos.  Il a accepté ? Il est vrai que les éditeurs, la plupart du temps font tout pour éviter les choses qui fâcheraient la masse des lecteurs potentiels. Normal, business is business.

    20
    Ollaf
    Lundi 27 Avril 2015 à 10:59

    Je vous remercie pour tous ces éléments d'information.

    Tu dis: "Ce qui était impossible du temps du communisme en URSS, le serait actuellement grâce à la puissance des ordinateurs (je suis informaticien). C'est aussi la raison pour laquelle la seule nationalisation des moyens de production n'a pas marché : l'argent valeur intrinsèque n'avait pas disparu." Premièrement, l'URSS n'a jamais été "communiste"; comme son nom l'indique elle a été pendant un temps "socialiste soviétique"; plus précisément elle a été "en transition vers le communisme", comme disait Lénine. Ce dernier m'était l'accent, avant sa mort, en 1924, sur le fait qu'il serait très difficile à l'URSS de se débarrasser seule des restes du vieux monde, de l'appareil d'Etat des Tsars, des vielle traditions dans un pays sortant du moyen âge, etc...  Il pensait également que "la seule nationalisation des moyens de production" ne serait suffire, qu'il faudrait lutter contre la bureaucratie, contre les pesanteurs traditionnelles et continuer la lutte de classe contre les restes du vieux monde.   Et de fait, la bureaucratie étatique s'appuyant sur les anciennes structures, sur ses anciens cadres et les vieilles traditions féodales n'a été capable que de construire un capitalisme bureaucratique d'Etat --- qui a soi-disant remarquablement sortie le pays du féodalisme, grâce à la planification de l'économie, pour le faire devenir une grande puissance économiques. Donc l'expérience soviétique doit être appréciée pour ce qu'elle est. N'oublions pas que la bourgeoisie française a du batailler pendant près d'un siècle après 1789 pour stabiliser son pouvoir....

    Deuxièmement, ce qui est certain c'est que l'URSS n'est jamais sorti de la loi de la valeur et de son instrument "l'argent"; seules quelques tentatives de distribution gratuite de bien se sont faites localement lorsque l'abondance apparaissait.

    "Alerte à la Catastrophe", trace  le chemin qui peut permettre de rompre avec le capitalisme; et en quoi seul le socialisme (phase inférieure du communisme) permet d'éviter la Catastrophe. C'est ce en quoi il est tout à fait nouveau.

    O.

     

     

    21
    Peretz
    Lundi 27 Avril 2015 à 14:02

    Une alerte ne peut en tant que telle tracer un chemin. Elle peut donner  un objectif mais pas un programme. Pour ce qui est du communisme et du socialisme, on est d'accord. Ciao

    22
    Ollaf
    Lundi 27 Avril 2015 à 20:53

    Erreur. Cette "alerte" fait le point de la situation et de son évolution potentielle. Et c'est à partir de là que l'on peut tracer une orientation (ou un programme) pour éviter le pire et se fixer un but. C'est ce que le livre fait.  

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