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     Bernie Sanders, candidat socialiste

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    Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas que des hommes politiques de droite. Cette semaine, grâce à de nombreux articles de journaux on a découvert un candidat qui fait la course pour la présidentielle pour l’emporter lors de la primaire du parti démocrate. Et contre toute attente, ce candidat âgé de 73 ans arrive en deuxième position derrière l’inévitable madame Clinton qui sera sans doute la représentante du parti Démocrate contre Jeb Bush le petit frère de George W. et le fils de George H. Bush. Il devrait représenter un quart des voix sur la base d’un programme ouvertement socialiste qui fait de la lutte contre les inégalités le cœur de sa bataille. Il y a beaucoup de monde à ses meetings. Il dénonce la collusion des candidats démocrates et républicains avec Wall Street. Pire encore il se dit marxiste. Devant le succès de sa campagne, le camp de Clinton a réagi en le traitant de radical enragé, pire encore d’irréaliste. Il a aussi le handicap non seulement d’être juif par ses origines, mais surtout de ne pas être pratiquant ni religieux.

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    Son programme se détache des autres démocrates d’abord sur le fait qu’il s’est de longue date opposé à toutes les guerres menées par les Etats-Unis, du Vietnam, jusqu’à l’Irak. L’autre point est qu’il combat le libre-échange au nom de la défense des travailleurs et de la nécessité de lutter contre les inégalités. Quand on est vraiment de gauche aux Etats-Unis on est en effet contre le libre–échange et donc pour un contrôle aux frontières. Il est, logiquement, fortement hostile à TAFTA et veut mettre au pas Wall Street. Il s’est fait également connaître pour son hostilité au lobby nucléaire et également pour réclamer un financement des congés payés, ce qui n’est pas généralisé encore aux Etats-Unis, pays plutôt en retard au niveau des mœurs. Il ne semble pas que Sanders ait quelque chance de passer devant Hillary Clinton. Son but est plutôt de faire en sorte que ses idées deviennent un peu plus communes dans le pays. Et de ce côté-là il va sans doute gagner son pari et trouvera du soutien chez ceux qui n’en peuvent plus des inégalités dans ce pays. Sa montée en puissance est intéressant au moins en ce qu’elle manifeste une volonté de renouveau de la vie politique coincée aux Etats-Unis entre un candidat démocrate soutenu par Wall Street et un candidat républicain soutenu par les lobbies pétroliers. Et puis contrairement à la canaille social-traître de chez nous, il n’a pas peur de se réclamer de la gauche. 

     

    Référendum et démocratie

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    Tsipras a décidé de remettre l’issue des négociations avec la canaille à la botte de la finance internationale, après la consultation du peuple. Un référendum aura lieu le 5 juillet. Tsipras a annoncé qu’il voterait non, et il a toutes les raisons de croire qu’il sera suivi par le peuple, non seulement parce qu’il reste populaire, mais parce que le oui sera défendu par l’abominable Samaras. Evidemment un vote non va sans doute amener la Grèce à sortir de l’euro. Samaras dénonce d’ailleurs Tsipras en disant qu’il n’ose pas appeler le peuple à un vote pour ou contre l’euro et donc que la question sera manipulée. On voit que déjà le référendum est critiqué. Les eurocrates, Jeroen Dijsselbloem en tête, ont regretté cette décision justement d’en appeler au peuple, faisant la preuve une nouvelle fois que l’Union européenne et ses différentes boutiques sont fâchées avec l’idée de démocratie. Pour eux il est incongru qu’on discute affaires en dehors des salons feutrés, et surtout qu’on informe le peuple de ce qui se trame dans son dos. Je rappelle que les discussions euro-américaines sur TAFTA étaient quasiment clandestines, et qu’on ne nous les a révélées que progressivement, quand tout était déjà empaqueté.

    Cependant beaucoup ont salué l’issue choisi par Tsipras en disant : c’est bien de consulter le peuple. Et bien sûr chez nous on a encore en travers de la gorge la trahison de l’UMPS qui n’a pas respecté notre vote. Les eurocrates justifient ce viol par le fait que le peuple n’est pas capable de comprendre ses intérêts. Nos représentants qui votent toujours bien comme il faut dans le bon sens des lois qui nous étranglent et qui s’apprêtent à voter TAFTA, par contre seraient bien plus compétent que nous.

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    Je me suis posé la question de ce qui se passerait en France si sur les grandes orientations de notre pays on suivait systématiquement l’avis du peuple par la voie du référendum. Voilà à quoi j’en suis arrivé :

    - tout d’abord on sortirait sans doute de l’euro ;

    - ensuite on renationaliserait les autoroutes et peut-être les banques et un certain nombre de services publics comme l’énergie, l’eau ou l’industrie de l’armement ;

    - on mettrait en place une politique protectionniste, on sortirait du libre-échange, mais on mettrait sans doute aussi fin à la politique des migrations, qu’elles viennent d’Afrique ou d’ailleurs ;

    - l’impôt sur le revenu jouerait un rôle plus important dans le resserrement des inégalités, et sans doute les impôts indirects qui touchent plus souvent les pauvres baisseraient ;

    - sans doute le mariage pour tous n’aurait pas été voté et les émoluments des parlementaires seraient révisés à la baisse ;

    - également il est probable qu’on serait moins accommodant avec l’Islam en ce qui concerne les repas à la cantine, le port du voile ou le ramadan.

    On voit dans cet ensemble qu’il y a des mesures qui plaisent ou qui ne plaisent pas à la gauche des partis comme le PCF, le Parti de gauche. Et c’est volontiers que je les mélange. Ce qui pose question c’est que justement si on écoute le peuple, on votera des mesures qualifiées de réactionnaires. Mais on n’a pas le choix, parce que sinon on gouverne contre le peuple, et surtout parce qu’on n’est pas sûr d’avoir raison contre lui. C’est justement parce que depuis trente ans au moins l’élite gouverne contre le peuple que les choses vont si mal. Et même si le peuple n’a pas toujours raison, l’élite se trompe encore plus régulièrement. Ce petit laïus seulement pour dire que la démocratie ne peut pas se partager en fonction des résultats qu’on attend. C’est un tout à prendre ou à laisser. Pour ma part je suis pour aller dans le sens du peuple au risque de voir évidemment mes propres idées battues. Quand par exemple on cite les migrations, le mariage pour tous ou la tolérance supposée de la gauche face à l’Islam, en fait c’est par là qu’on comprend mieux pourquoi la gauche et ses représentants – je ne parle pas du PS, mais du PCF et du Parti de gauche – ne sont pas populaires, ils apparaissent comme une élite encore coupée de la réalité de la vie quotidienne des simples citoyens.

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    En mai 1981 Mitterrand disait que son élection mettait fin à une anomalie, c’est-à-dire à la non représentation du peuple, les ouvriers, les employés. Il considérait qu’il devait y avoir une convergence entre les lois qui sont votées et appliquées et l’avis de la plus grande majorité. On sait que par la suite le PS s’est bureaucratisé et s’est détaché des « sans-dents » dont l’avis ne saurait intéresser des hommes aussi lumineux que Valls ou Hollande. 

    Liens 

    http://thehill.com/blogs/ballot-box/presidential-races/246220-clinton-camp-sharpens-attack-on-sanders 

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/les-creanciers-de-la-grece-annoncent-la-fin-des-discussions-487701.html 

    http://www.politis.fr/La-lecon-de-democratie-d-Alexis,31717.html 

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