• Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là

     Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là  

    Paris 

    On dira ce qu’on voudra, mais les gilets jaunes sont toujours là, samedi après samedi, même s’ils sont de moins en moins nombreux, malgré les vacances et malgré la canicule. Pire encore, alors que la cote de popularité de Macron reste basse, scotchée à 26%[1], les gilets jaunes ont le soutien de près de 50% de la population, donc bien au-delà du soutien accordé à l’exécutif. Il faut dire que le gouvernement dictatorial qui ne se cache plus de son projet de détruire la France, multiplie les provocations. Alors que d’un côté Macron parle d’écologie, le voilà qu’il encourage la signature de l’accord avec le Mercosur, et la ratification du CETA par l’Assemblée nationale[2]. Or, même Nicolas Hulot s’en est aperçu, ces accords de libre-échange participe de la destruction de l’environnement, mais en détruisant l’agriculture, ce sont des pans entiers de notre économie et de notre culture qu’on abandonne à la raison du profit[3]. Macron et les LREM sont les adeptes du double langage, plus menteurs et corrompus qu’eux, c’est difficile de trouver. Mais à ce comportement il faut ajouter la volonté dictatoriale de contrôler les Français, tous les jours on cherche de nouveaux moyens. C’est la répression policière et judiciaire des gilets jaunes les interdictions de manifester, à Caen, à Rouen, à Besançon, et bien d’autres endroits encore. Macron bafoue tous les jours les libertés fondamentales. Cette marche vers une dictature qui se cache de moins en moins a pris un nouvel aspect avec la mise à pied u policier Langlois. Celui-ci est le porte-parole du syndicat Vigi. Le motif trouvé par la clique de Castaner est qu’il aurait offensé sa hiérarchie[4]. Mais en vérité il est suspendu sans salaire pour avoir dénoncé le sale rôle que Castaner fait jouer aux policiers. Autrement dit c’est un policier qui reconnait que la police accepte de jouer un jeu non démocratique. IL dénonce c e que nous savons depuis le début : les policiers sont transformés en miliciens pour le soutien d’un parti qui se voudrait unique. On remarque que parmi les forces de l’ordre, le soutien au gouvernement est en train de craquer : ici ce sont les gendarmes qui ont fait savoir que la charge qui a envoyé Geneviève Legay à l’hôpital et bien ils n’avaient pas voulu la faire. Autrement dit ils ont désobéi aux ordres[5]. Mais ce qui est plus étonnant et qui devrait inquiéter Macron, c’est qu’ils le font savoir. Pour l’instant ce sont des syndicats minoritaires comme Vigi ou France Police[6] qui critiquent le plus vivement l’usage que fait le gouvernement de la violence dans les manifestations. Ils refusent clairement de se faire instrumentaliser par le pouvoir dictatorial en place. C’est une bonne nouvelle pour les gilets jaunes. C’est peu de chose, mais cela veut dire qu’à l’avenir le gouvernement pourra un peu moins comptera sur les forces de l’ordre pour matraquer le peuple en colère.

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    Toulouse 

    Tout ça pour dire que si les gilets jaunes sont bien moins nombreux, s’ils peinent à retrouver une inspiration forte pour mobiliser, leurs raisons d’être et de se battre n’ont pas disparu. On pourrait ajouter que ce sont mes meilleurs qui restent encore au rendez-vous hebdomadaire. Au contraire, elles se sont amplifiées. Outre la féroce répression des gilets jaunes, on peut rajouter la cession de l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne, les privatisations des biens publics pour les amis du président, la destruction des droits des travailleurs, j’en passe et des meilleures. Les charrettes de licenciements annoncées ces derniers temps, juste après les élections européennes, laisse peut d’espoir que le chômage baisse sérieusement, je veux dire autrement que dans le maquillage des statistiques. Également le combat pour la défense de l’hôpital est devenu décisif. Nous devons rassembler et coordonner les luttes, faire ce que les syndicats vendus ne font plus, continuer à dénoncer la répression policière, faire émerger des formes nouvelles de circulation de l’information : il y a de très nombreuses luttes sociales en ce moment, dans le privé comme dans le public, mais elles sont mises sous l’éteignoir par les médias. Si seulement on se rendait compte de ce que cela implique, cela nous donnerait certainement du cœur au ventre. Il existe à l’heure actuelle de nombreuses liaisons des gilets jaunes sur les réseaux sociaux, mais elles ne sont pas coordonnées. 

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    Nancy 

    Certes nous aimerions que les choses aillent plus vite et plus fort, pressés que nous sommes par les choses de la vie ordinaire. Et les gilets jaunes luttent contre tout depuis bientôt huit mois. Mais nous devons être patients. Un système aussi solide que le nôtre, soutenu directement ou indirectement par les partis et les syndicats, par la justice et la police, ne peut pas se défaire en un jour. Rien ne sert de pleurnicher. Les gens sont fatigués par huit mois de lutte, il faut bien qu’ils reprennent un peu des forces. Parmi les enjeux qui peuvent permettre aux gilets jaunes de rebondir, il faut tout faire pour que nous atteignions les 4,7 millions de signatures pour le référendum sur la privatisation d’ADP. Distribuer des tracts, organiser des meetings. Une victoire sur ce terrain serait un camouflet pour le petit banquier et les lobbyistes du gouvernement. L’erreur ce serait de vouloir se transformer en parti pour une meilleure efficacité. On sait qu’à l’heure actuelle les groupuscules trotskistes qui vivent dans l’erreur depuis la fondation de la IVème Internationale, tentent de noyauter les gilets jaunes pour recruter pour leur propre compte. SI bien entendu le mouvement doit être ouvert à tous sans exclusive, il ne saurait être question de passer sous les fourches caudines d’un parti-croupion, fut-ce un groupuscule gauchiste.

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    A Limas dans la nuit de vendredi au samedi, les gilets jaunes ont libéré un péage 

    On voit maintenant les gilets jaunes intervenir dans la nuit aux péages autoroutiers, il fait plus frais, ou alors sur les plages. Ils sont à la recherche d’une visibilité qu’on leur refuse obstinément. C’est une autre sournoiserie de la Macronie qui on seulement ment sur ce que font et veulent les gilets jaunes, mais qui en outre se débrouillent pour que les médias n’en parlent pas. Il est vrai que les journalistes sont bien complaisants, ils acceptent cet oukase sans trop discuter. Dans les jours qui viennent on va les voir aussi sur le Tour de France. C’est la moindre des choses, le leader portant un gilet jaune ! Mais ils comptent aussi se faire remarquer le 14 juillet, fête nationale, mais aussi commémoration de la prise de la Bastille, symbole très important pour les gilets jaunes avec le drapeau tricolore et La Marseillaise. En attendant, la canaille LREM continue de tricher sur les réseaux sociaux et de déverser à jets continus des tonnes de fake-news, même Le monde s’en est aperçu[7]. Quand je pense que ce journal a été un des premiers à soutenir la candidature du président-fou, faisant semblant de croire qu’il allait vraiment innover dans la transparence et la recherche de la vérité, ça fait frémir sur le degré de naïveté des journalistes.

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    A Paris des gilets jaunes ont brûlé un drapeau européen en chantant La Marseillaise 

    Cette fois rien n’a filtré nulle part sur le nombre de gilets jaunes en mouvement ce samedi. Ils étaient plusieurs milliers cependant. A Paris la manifestation était assez fournie, à Nancy, Lyon et Besançon également. Cette base est très solide est motivée, elle donne le la en quelque sorte, car lorsque l’été aura passé, il faudra bien se remettre à la contestation de la dictature macronienne. Que cela reparte avec les gilets jaunes, ou à partir de manifestations de licenciés ou de chômeurs, d’urgentistes ou autres, pour la question des salaires ou pour les autres formes de dégradation de la vie sociale, ça n’a pas d’importance. 

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    A Besançon les gilets jaunes s’en sont pris à Carrefour 

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