• Acte XL, les parapluies sont de sortie, les gilets jaunes ne sont pas en sucre

    Acte XL, les parapluies sont de sortie, les gilets jaunes ne sont pas en sucre 

    Des centaines de gilets jaunes ont défilé à Paris  

    Macron tente de jouer les présidents normaux. Il fait semblant d’avoir des vacances studieuses, prenant un peu de temps pour aller manger une pizza au milieu des gueux, histoire de montrer qu’il n’est pas chien, et qu’il n’est pas que le président des riches. Cette mise en scène a même fait ricaner le journal très macronien Le point[1]. On remarque que depuis un certain temps, sans doute à cause des homards de de Rugy, les ministres font semblant de manger pauvre et populaire. Un coup c’est le kébab qui est présenté comme le plat favori des Français par une ministricule, spécialiste de la déconnade[2], un autre coup la pizza. C’est en effet grossier, ça prouve surtout que cette engeance ne sait rien de ce que mange le peuple, comme c’est très grossier le soi-disant bain de foule très spontané qui a été construit avec des gens très sélectionnés, pour éviter de se frotter à des gilets jaunes et pour avoir autre chose que des huées. Mais la manœuvre a été éventée rapidement et tout le monde s’est moqué une fois de plus de Macron[3]. Également les macroniens furent moqués pour leur soutien aux manifestants de Hong Kong, et leur demande de liberté de manifester. En effet les Hongkongais subissent une répression qui est tout à fait similaire à celle qu’ont subi les gilets jaunes ces derniers mois, avec des éborgnés pour cause d’usage intensif de LBD. Sauf qu’il semblerait qu’à Hong Kong la situation soit insurrectionnelle, la mobilisation contre le pouvoir étant très massive. L’armée est massée aux portes de Hong Kong. Evidemment les gilets jaunes ont manifesté ce samedi 17 août leur solidarité avec Hong Kong. 

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    A Lyon les gilets jaunes étaient peu nombreux  

    Quoi qu’il en soit, et bien qu’il y ait moins de monde que la semaine dernière, nous en sommes à l’acte XL ! Les raisons de la mobilisation n’ont pas disparu. Les urgences en grève sont de plus en plus nombreuses. Et c’est directement à Macron que nous le devons, même si la tendance de ces dernières années était la même. On le dit peu de peur que ça donne des idées, mais cette grève des urgentistes en est à son 6ème mois. Ce qui semble signifier que les gens on pris conscience que pour arriver à quelque chose il faut s’obstiner. C’est une leçon que les bureaucraties syndicales doivent entendre, alors qu’elles s’apprêtent une fois de plus à mettre en place des journées de protestation en septembre qui, si elles restent isolées, seront bien inoffensives. De l’eau a été apportée au moulin des gilets jaunes : la France est très mal classée en termes de liberté d’expression, essentiellement parce que les médias sont complètement contrôlés par l’oligarchie et qu’en conséquence les oppositions, notamment celle des gilets jaunes s’en méfie comme de la peste[4]. D’ailleurs ce mauvais classement est rendu public alors que depuis trois mois les journaux ne relaient plus l’information sur les actions des gilets jaunes : les médias français parlent volontiers de ce qui se passe à Hong Kong ou au Brésil, mais moins facilement de ce qui contrarie en France le pouvoir. 

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    A Toulouse les gilets jaunes sont de retour en centre-ville  

    A Paris, il pleuvait, et pourtant ils étaient plusieurs milliers à manifester pour réclamer la démission de Macron. Prouvant derrière leur parapluie que les gilets jaunes ne sont pas en sucre. A Toulouse, c’est plus nouveau, ils avaient réinvesti le centre-ville. On remarque également que depuis quelques jours les signatures pour le référendum sur la privatisation d’ADP, sont reparties à la hausse d’une manière un peu inattendue parce que nous sommes en plein milieu du mois d’aout[5]. Evidemment il serait stupide de croire que c’est gagné, c’est loin d’être le cas, mais ce rebond doit nous encourager à aller faire signer autour de nous. Si ce noyau des gilets jaunes continue à manifester tous les samedis, ce n’est pas par maniaquerie, mais parce qu’ils sont persuadés que la colère est toujours là, et donc que le mouvement va repartir. Je le crois aussi, bien que l’avenir ne soit écrit nulle part. Les macroniens n’arrêtent pas de faire les cons : la préfète Michelle Kirry qui n’a honte de rien, a fait convoquer par le tribunal administratif jeudi 22 août le maire de Langouët parce qu’il a pris un arrêté pour interdire l’usage du glyphosate à moins de 150 mètres des habitations, ce qui me parait fort peu. Les nombreux procès qui ont eu lieu aux Etats-Unis ont pourtant démontré que l’usage de ce produit était criminel. Du coup il y avait ce samedi 17 août une mobilisation pour le soutenir, comme il est très probable qu’il y aura beaucoup de monde devant le tribunal de Rennes[6]. Evidemment cette préfète bornée exécute stupidement les ordres qui lui sont donnés depuis le gouvernement, elle est tenue en laisse par sa hiérarchie, n’ayant sûrement pas plus d’idée que cela sur le glyphosate. C’est sans doute là le virage écologiste du président menteur, pour nous cette hypocrisie criminelle, car on n’oublie pas que c’est Macron qui a imposé la survie de ce produit dans l’agriculture française pour faire plaisir aux Allemands et à la firme Bayer qui a racheté bêtement Monsanto, c’est une raison supplémentaire de le renverser. Nous pensons que jeudi 22 août il y aura beaucoup de monde pour protester contre cette procédure judiciaire, et que les gilets jaunes seront au rendez-vous. L’enjeu, au-delà du glyphosate, c’est le contre-pouvoir des maires dans la contestation du pouvoir présidentiel. 

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    Rassemblement à Langouët pour soutenir le maire 

    En attendant Macron met en scène sa complicité – complicité est le mot juste – avec un autre délinquant qui risque la prison, Sarkozy[7]. Macron a besoin de Sarkozy pour démontrer qu’il est bien le président de la droite affairiste, brutale et cosmopolite, et le second espère ainsi pouvoir passer à travers les mailles du filet de la justice dans les nombreuses affaires qui l’attendent, en correctionnelle et ailleurs. S’il est condamné, il pourra toujours obtenir une grâce présidentielle plus facilement en faisant la courte échelle à Macron qu’en se positionnant en opposant. Ce cinéma accélère de fait la dissolution du parti Les Républicains qui au mieux ne pourra plus dans l’avenir que jouer les supplétifs de LREM, et encore.



     

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