• Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié 

    Un cortège parisien se rend directement à l’Assemblée nationale 

    Allons-y pour l’acte VIII des manifestations des gilets jaunes ! Le samedi 5 janvier 2018, la mobilisation des gilets jaunes est en hausse et de belle manière ! A la mi-journée on comptait déjà au moins 300 000 manifestants dans toute la France[1]. Dans la moindre petite ville de France, comme Beauvais par exemple, les cortèges étaient fournis et le mot d’ordre de « Macron démission » repris avec de plus en plus de vigueur. A Paris un cortège important peut-être 10 000 personnes se rendait à l’Assemblée nationale, tout un symbole visant à montrer que le peuple veut reprendre le pouvoir qui a été confisqué par l’oligarchie et un système électoral illégitime. Si Macron pensait que la répression des libertés essentielles viendrait à bout de la résistance des gilets jaunes, force-lui sera ce soir de constater une fois de plus qu’il s’est trompé. L’arrestation de Drouet est sans un motif de remobilisation puissant, sachant à quel point les Français sont attachés aux libertés fondamentales. Un collectif d’avocat a commencé à parler d’un détournement du droit pénal au profit d’une restriction des libertés fondamentales[2]. Ils légitiment ainsi ceux qui voient dans l’évolution de l’exercice du pouvoir selon Macron, une dérive fasciste Evidemment les heurts sont nombreux, alors même que la police devrait se tenir à l’écart d’une manifestation déclarée en préfecture. Et évidemment on a droit aux jérémiades des députés LREM qui nous disent que tout cela coûte cher. Mais aujourd’hui les gilets jaunes sont conscients que c’est bien Macron et sa contre-révolution qui ont été le détonateur de ce grand mouvement.

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié 

    Forte mobilisation à Rouen 

    L’acte VIII est d’ores et déjà une très grande réussite : en Provence des manifestations ont eu lieu à Marseille, en Avignon, à Pertuis, à Martigues, en Arles, à Sisteron. Il va être difficile à Castaner de faire croire que nous sommes dans le déclin. C’est peut-être surprenant, mais c’est ainsi, il y a une remobilisation puissante dans le pays. Cela rend clairement le mouvement des gilets jaunes comme un mouvement inédit qui va rentrer dans l’histoire. En effet, il n’existe pas de précédent à un mouvement social qui dure aussi longtemps et qui s’étende à l’ensemble du pays. Les syndicats qui prétendent défendre les travailleurs devraient en prendre de la graine : tactiquement et stratégiquement les gilets jaunes sont bien plus inventifs que toute leur bureaucratie. Soulignons que pendant que les Français – on ne peut plus dire les gilets jaunes dans la mesure où le mouvement est soutenu par une très large majorité dans le pays – manifestent dans les rues de plus de cinquante villes, les gilets jaunes tiennent les ronds-points, preuve que les menaces de Castaner n’ont eu aucune prise sur eux. Des péages autoroutiers ont été libérés dans les Alpes.

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    A Chateaubriant on tient les carrefours 

    Saluons sans réserve le courage de tous ces gilets jaunes qui redonnent une nouvelle jeunesse au pays et renvoient Macron et ses complices dans le camp du vieux monde et de la réaction. Le mot d’ordre presqu’unique ce samedi 5 janvier était la démission de Macron qui est identifié maintenant à un régime autoritaire et fascisant au service de l’oligarchie. Nous le disions avant les fêtes, les gilets jaunes veulent la démission de Macron, c’est le résultat de l’entêtement imbécile du petit banquier devenu miraculeusement président à l’issue d’un hold-up électoral. Mais comme on l’a dit, la volonté politique ne peut être confondue avec l’entêtement imbécile. Et on ne peut pas gouverner trop longtemps contre le peuple et à coups de mensonges. Castaner-le-menteur faisait circuler par le biais de l’AFP le chiffre mensonger de 25000 personnes sur toute la France, les simples images diffusées sur les chaînes en continue montraient que cette évaluation était délibérément fausse. Quand un pouvoir en est à un tel degré de négation de la réalité, c’est qu’il est complètement fini. Rien qu’à Bordeaux ils étaient plusieurs milliers, 4600 selon la préfecture elle-même, à Lyon au moins 5000, 4000 à Paris toujours selon la préfecture de police : rien qu’avec ces trois villes, nous sommes déjà à plus de 13000. Mais il y avait au moins encore une bonne centaine de villes, Toulouse officiellement 2000 personnes, 2000 à Rouen, 30000 à Valence, 3000 à Caen etc. Même en collectant les chiffres faux que donnent les préfectures, on arrive bien au-delà de 100000. Et bien sûr on ne compte pas les gilets jaunes sur les péages et sur les ronds-points. Ce petit travail de vérification devrait être fait par les journalistes s’ils avaient une once d’honnêteté. Le syndicat Policiers en colère dénonce une grossière manipulation[3]. 

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    Gilets jaunes à Marseille devant la mairie dont le maire est devenu le symbole de l’affairisme immobilier 

    En dehors du mot d’ordre de « Macron démission », on retiendra que les gilets jaunes se sont dirigés vers l’Assemblée nationale, qu’ils ont agi simultanément dans plusieurs quartiers de Paris, les Champs Elysées, le boulevard Saint-Germain, la gare d’Orsay. Cette reprise forte du mouvement va obliger Macron à sortir du bois. Après avoir révélé la vraie nature de la police et de la justice de classe, les gilets jaunes ont mis en lumière les mensonges de la presse bourgeoise, dans cet exercice sordide, Le monde s’est une fois de plus distingué, reprenant sans précaution le chiffre de 25000 avancé par Castaner, sans même dire qu’ils reprenaient un communiqué du ministère de l’intérieur, alors que ce journal s’efforce toujours de donner au moins deux sources d’évaluation quand il s’agit de parler des manifestations des syndicats. C’est aussi bien une volonté de mentir et de désinformer, qu’un mépris de classe envers les gilets jaunes. L’idée est bien entendu de tenter de faire croire que la mobilisation est moins forte aujourd’hui qu’elle n’était la semaine dernière, et peu importe que les images contredisent cette fable, les journalistes sont là pour tenter de la valider. Finalement devant le tôlé soulevé par les mensonges de Castaner, le ministère de l’intérieur parlera de plus de 50 000 manifestants, reconnaissant ainsi que la mobilisation est bien repartie à la hausse[4]. Castaner encore un effort ! mais enfin c’est déjà bien qu’implicitement il ait reconnu ses mensonges. Le monde et L’Obs ont mangé leur chapeau et ont dû reconnaitre que la mobilisation repartait à la hausse[5]. Dans la soirée, Macron qui faisait semblant de jouer les arbitres appelait chacun à se ressaisir ! Comme si deux parties aussi irresponsables l’une que l’autre se disputait. On se perd en conjecture sur le sens de cette injonction, veut-il dire que dans les jours qui viennent il va changer d’attitude ? Il a appelé au dialogue, mais comme en même temps il nous dit qu’il ne changera pas de politique, on ne voit pas très bien quelle serait la nature de l’échange. C’est d’ailleurs une des raisons de la remobilisation des gilets jaunes qui ont dit qu’ils éviteraient de se rendre à ce pseudo grand-débat. Ils sont en effet plus difficiles à manœuvrer que des bureaucrates syndicaux, justement parce qu’ils ne sont pas organisés ! 

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    Les Angles l’entrée vers Avignon bloquée 

    La conclusion est que non seulement le mouvement est solidement enraciné maintenant, mais qu’il rebondit et se radicalise nettement. La remobilisation n’avait pas été vraiment anticipée par Castaner, c’est ce qui explique que dans plusieurs endroits les forces de l’ordre aient été prises au dépourvu et qu’elles aient dû reculer. De là bien entendu des échauffourées importantes à Paris sur les Champs Elysées et sur le boulevard Saint-Germain, mais aussi en Province comme à Bordeaux par exemple. Soit les gilets jaunes sont trop malins, soit Castaner a un très mauvais service de renseignement. Quel que soit l’angle sous lequel on aborde ce huitième acte, le pouvoir en place a fait encore une fois la preuve de son amateurisme. Avec le temps qui passe, Macron voit ses marges de manœuvre se réduire considérablement. En effet si le 10 décembre il avait décidé une hausse significative du SMIC et l’annulation de l’ISF, cela aurait sans doute suffi. Mais n’ayant ni intelligence tactique, ni stratégique, il joue les prolongations s’enferme à court terme dans une terrible alternative : soit il négocie sérieusement et mange son chapeau, soit il poursuit la répression au risque de faire basculer la France vers un régime autoritaire en détruisant les libertés individuelles. Ce n’est plus seulement le président et le gouvernement dont l’image est dégradée, c’est celle de l’ensemble des institutions, la police, la justice et l’information. La manifestation que les macroniens devaient organiser à Paris le 20 janvier a été repoussée au 27, semble-t-il par manque de soutien populaire.

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Défile monstre à Bordeaux pour saluer le ralliement de Juppé à Macron 

    En marge des manifestations  

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Les macroniens se sont indignés qu’un manifestant puisse frapper un policier à terre. Ce manifestant a été identifié et va sûrement être convoqué au tribunal. Il s’agirait de Christophe Dettinger, âgé de 37 ans, a été identifié sur les différentes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, où on l’aperçoit frapper très violemment des gendarmes mobiles sur le pont piétonnier Leopold-Sédar-Senghor, vers 15 heures, alors que les forces de l’ordre empêchaient les manifestants de passer. C’était à Paris. Notez bien que le boxeur boxe un policier suréquipé, muni de matraque, de casque et de bouclier. Ce n’est donc pas un lâche attentat comme on essaie de le faire croire. Il est dans le mouvement qui refuse de reculer sous la pression des gendarmes suréquipés. Evidemment, si ce nom ne circulait pas déjà un peu partout, je ne le donnerais pas, n'étant pas un délateur, mais il est dans tous les journaux.

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié  

    Les mêmes macroniens n’ont rien dit du tout à propos d’une vidéo qui tourne sur le Net et qui montre des policiers isoler un manifestant pacifique, puis le frapper à plusieurs reprises au visage d’une manière lâche car ce manifestant n’a aucun moyen de se défendre. Le flic qui met les coups de poing a été identifié, c'est Didier Andrieux, élevé au grade de chevalier de la Légion d'Honneur le 01.01.2019. Il y a... 4 jours. Formidable. Ça se passait à Toulon. Notez que ce policier s’attaque à un manifestant complètement désarmé qui n’a ni casque, ni bouclier, ni matraque à la main. Ce policier a donc violé plus d’une fois les lois de la République. Nous allons voir s’il sera sanctionné.  

    Acte VIII mobilisation des gilets jaunes en forte hausse, le gouvernement humilié

    Benjamin Griveaux l’ubuesque porte-parole du gouvernement, anciennement « socialistes » tendance DSK, avait écrit dans le temps un livre intitulé Salauds de pauvres[6]¸ dans lequel il dénonçait la droite qui s’attaquait aux « assistés », aux chômeurs et tous ceux auxquels l’Etat vient en aide. Et puis comme on sait il a basculé du côté de la droite extrême, endossant les slogans anti-pauvres de la macronie. Quelques jours avant l’acte VIII, il annonçait que le gouvernement allait encore se radicaliser, donc être encore plus sévère avec les pauvres et les gilets jaunes. Cette bouffonnerie lui a été renvoyée à la figure quand justement des gilets jaunes ont pénétré dans son ministère suivant la consigne présidentielle : « qu’ils viennent me chercher ! » Il a eu très peur : les gilets jaunes ont enfoncé les grilles et se sont approchés de son bureau, des officiers de sécurité l’ont précipitamment évacué, sauvant sa misérable personne[7].



    [1] https://france-police.org/2019/01/05/estimation-de-la-participation-a-lacte-8-des-gilets-jaunes-a-15h-plus-de-300-000-manifestants-a-travers-toute-la-france-selon-le-syndicat-france-police-policiers-en-colere-cinquieme-force-syndi/

    [2] https://www.bfmtv.com/police-justice/atteinte-a-la-liberte-de-manifester-des-gilets-jaunes-saisissent-le-defenseur-des-droits-1604811.html

    [3] https://france-police.org/2019/01/05/desinformation-sur-la-participation-a-lacte-8-des-gilets-jaunes-la-grossiere-manipulation-de-lexecutif/

    [4] https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/05/gilets-jaunes-paris-beauvais-saint-malo-quimper-le-point-sur-l-acte-viii_5405426_3224.html

    [5] https://www.nouvelobs.com/societe/20190105.OBS8014/gilets-jaunes-acte-8-la-mobilisation-repart-a-la-hausse-nombreux-incidents-violents.html

    [6] Fayard, 2012.

    [7] https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/05/benjamin-griveaux-evacue-apres-l-irruption-de-manifestants-dans-la-cour-de-son-ministere_5405504_823448.html

    « Nouvelles atteintes à l’Etat de droit en France, Macron en marche vers l’illibéralismeLa Macronie est en train de sombrer »
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    1
    Ben
    Mardi 8 Janvier à 21:22

    Avec la déclaration de guerre, il n'y a pas d'autre mot,  d'Edouard Philippe, hier au 20 heures,  je me dis que ce que Sergio avançait le 19 décembre sur ce site n'était pas exagéré et qu'on y est à présent, je le cite : "Ont-ils -elles vraiment tout essayé ? Non pas sûr, car il leur reste encore une cartouche, effroyable celle-là… un glissement inéluctable vers la dictature et son corollaire, une répression sanglante et féroce contre le peuple… le pouvoir est nu, et il le sait, il n'a donc plus rien à perdre".

    Il y a clairement une volonté de gradation et de durcissement dans l'arsenal répressif alors que celui-ci a déjà atteint des niveaux rarement atteint dans ce pays au moins, peut-être, depuis la période trouble de la guerre d'Algérie (bravo encore aux "journalistes" pour avoir mis sous le boisseau le rapport d'Amnesty International sur les violences policières, il faudra bien à un moment donné que ça se paye ce silence organisé), tout laisse à penser en tout cas qu'ils sont prêts à passer d'une répression de basse intensité (façon de parler bien sur pour ceux qui ont perdu une main ou un œil) à une répression ouverte, tant le mépris et l'arrogance de ce gouvernement sont sans limite, dans le même temps qu'on voit disparaître sous nos yeux, avec la mise en place de lois d'exception qui va traiter en criminel potentiel tout manifestant,  la petite dose résiduelle de démocratie que ce pays était censé encore garantir.

    Certains disent qu'à la suite d'arrêt maladie en cascade chez les CRS dégoûtés par le sale boulot que Castaner et ses sbires veulent leur faire exécuter, LREM va faire appel à une milice européenne pour effectuer les rafles samedi prochain.  Pour ceux, s'il y en a encore, qui auraient encore une quelconque confiance en ce gouvernement inique, je conseille la lecture de "Crépuscule" de Juan Branco  (lien ici) qui montre les liens de cooptation au sein de la macronie et sa complète illégitimité, là aussi les comparaisons avec l''ancien régime et sa société de cour sont inévitables. Si Kalhydre nous lit, j'aimerais qu'elle vienne ici nous dire ce qu'elle pense de ce qui se passe actuellement, la France est en train de vivre une période cruciale de son histoire. Fraternellement à tous. 

     

    2
    Mercredi 9 Janvier à 14:02

    J'ai lu Branco, bien sûr. Mais justement même si manifestement Macron a envie de développer une solution fasciste, je crois qu'il ne le peut pas. Je veux dire il n'en a pas les moyens ni militaires, ni intellectuels. Il n'y a qu'à voir la pantalonnade de Philippe au journal de vingt heures, il propose une loi qui est déjà votée ! C'est dire la panique qu'il y a dans les rangs de la Macronie ! Le Versaillais Ferry propose de tirer dans le tas, mais ensuite il dit que non, qu'il ne l'a pas dit,  et tout à l'avenant, Macron n'est même pas capable d'organiser une manifestation de soutien à son profit, même en payant des figurants. Ce sont des vrais amateurs, même avec la complicité des journaux, ils n'arrivent plus à mordre sur l'opinion, or le fascisme que ça nous plaise ou non était un mouvement populaire. Qui va mettre en place la dictature ? Luc Ferry, Griveaux ? Je peux me tromper, mais je n'y crois pas. 

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    3
    Ben
    Mercredi 9 Janvier à 18:39

    Souhaitons que vous ayez raison, vous m'aviez dit le 7 mai 2017 que nous allions entrer dans une grande zone d'instabilité, ce qui est largement confirmé aujourd'hui, à ce moment-là je n'aurais jamais cru ce qui est en train de se passer actuellement comme quoi ...

    On sent quand même une panique au plus haut sommet de l'Etat où on a l'impression d'une improvisation la plus totale, aucun sens tactique ni stratégique, aucune vision à long terme si ce n'est continuer envers et contre tout les sacro-saintes réformes, jamais on n'a vu une telle incompétence à ce niveau de l'Etat, Macron a déjà annoncé comme Le Maire que le grand débat ne remettrait en cause aucune des grandes orientations du quinquennat, on verra bien comment il sera reçu le 15 janvier par la population quand il le lancera.

    Je parlais de Juan Branco, dont sa description interne de la déliquescence complète des grands corps de l'Etat est à présent exposée au grand jour devant des millions de français à mesure que les réactions ubuesques de ces incapables se succèdent dans les merdias, voilà t'il pas qu'on apprend qu'encore une fois une députée LREM a saisie la justice pour les propos qu'il aurait tenu comme ceux de Thomas Guénolé, après que Schiappa l'ait elle aussi saisie  cette fois-ci pour ficher ceux qui avaient verser de l'argent pour Christophe Dettinger c'est quoi cette manie de systématiquement porter plainte pour la moindre vétille qui donne des hauts de cœurs à ces petits bobos. A cela s'ajoute la tartufferie de Renaud Muselier qui organise une collecte en soutien aux forces de l'ordre pour contrecarrer celle organisée pour Dettinger  (en comparution immédiate aujourd'hui pendant que Benalla court toujours) avec soi-disant une cagnotte qui serait supérieure à celle pour Dettinger fermée sur ordre du gouvernement, ça devient vraiment du grand n'importe quoi, ce qui n'exclut pas qu'il puisse y avoir une montée en puissance de la répression samedi. 

    4
    Jeudi 10 Janvier à 09:07

    Le livre de Branco est assez curieux en effet, il est d'une violence rare dans ce milieu, et surtout il dénonce les mœurs des macroniens comme des mœurs dégénérées. Il va sans doute se faire accuser d'homophobie ! Indépendamment du style, c'est un bon ouvrage qui met bien en perspective les collusions et les réseaux et surtout qui fait apparaître Macron comme une marionnette du couple Arnault-Niel. On le sait tout ça, mais il le montre et le prouve en quelque sorte. La répression va s'intensifier, mais il n'est pas certain que cela ne se retourne pas contre Macron qui n'a plus de troupes fraiches à envoyer à l'assaut. Le simple fait qu'il n'arrive pas à faire une manifestation de soutien, même en payant des figurants est un signe

     

    5
    Ben
    Jeudi 10 Janvier à 21:54

    Il est vrai que le texte de Branco gagnerait à être réécrit dans un style plus fluide pour le rendre plus lisible, il a dit dans une émission de radio qu'il n'a pour l'instant trouvé aucune maison d'édition pour le publier, vu son contenu on peut en comprendre les raisons, en tout cas il permet de saisir avec une plus grande acuité la réaction des gilets jaunes qu'on peut aussi interpréter comme une révolte contre l'absorption complète de la sphère politique par la sphère économique, son engloutissement,  dont l'arrivée de Macron aura été l'épitomé, pour reprendre le terme de Branco mais qui remonte au moins aux douze dernières années en France. Parce que si on fait la liste des vilenies faîtes par Macron pour enrichir ceux qui lui ont permis de monter dans la hiérarchie, elle est impressionnante : scandale d'Alsthom, vente des aéroports de Paris et de Toulouse, privatisations de la SNCF et de la Française des jeux, ouverture à la concurrence des barrages, importation de 4 tonnes de déchets radioactifs venus d'Australie, CICE, suppression de l'ISF et des APL, promulgation de la loi travail faussement appelée El Khomri, renouvellement des concessions aux autoroutes et je dois encore en oublier. Après ça, on continuera à proférer ce mensonge que les politiques ne font rien, non ils travaillent avec constance pour leurs intérêts. C'est dans ce contexte que je comprends mieux ce que disait Laurent Mauduit sur le désarroi des anciens haut-fonctionnaires de la vieille école qui conservaient une certaine idée de leur fonction comme serviteurs de l'Etat qui se sont trouvés isolés et ringardisés par cette nouvelle classe d'arrivistes formés dans les grandes écoles de l'Etat  pour participer ensuite dans leur carrière professionnelle à son pillage. ça confirme aussi ce que je disais sur cette écosystème autarcique autiste envers le monde extérieur au sien qui caractérise cette élite boboiste parisienne concentrée dans les ministères et les médias (rappelez-vous de la fameuse phrase de Christophe Barbier : "se confronter au terrain pollue l'esprit de l'éditorialiste") qui est en train de se prendre un bon retour de manivelle dans la gueule qui n'est en fait que le retour du réel. Il suffit de voir les réactions de fureur qu'a suscité chez eux la publication par le monde diplomatique d'une carte des lieux de pouvoir à Paris. La page 38 du texte de Branco qui évoque le tournant de la rigueur de 1983 m'a fait revenir en mémoire un  livre que j''avais repéré sur internet mais que je n'ai pas lu, "le repas des fauves" sous titré "comment la gauche et la droite ont fabriqué une nouvelle génération de capitalistes" de Fabrizio Calvi et Thierry Pfister qui raconte comment les socialos ont permis l'enrichissement des maîtres de Macron, ceux qui en se nourrissant des mannes de l'Etat pour devenir milliardaires pourront se payer le luxe d'acheter trente ans plus tard de l'influence politique, comme sur le modèle américain en somme. 

    6
    Jeudi 10 Janvier à 22:14

    ça y est il va sortir le 24 janvier chez Divergences. L'ouvrage met en scène une sacrée équipe de crapules. Que les très riches leur fassent confiance est proprement hallucinant ! Certains critiques reprochent à Macron de croire en ses idées. Mais en réalité il n'a ni culture ni idée. C'est une crapule, il doit déjà avoir plusieurs millions à gauche planqués ici ou là. Il était banquier n'est-ce pas. Il semble d'après Branco que ce soit sa femme tout autant sas vergogne et vulgaire que lui qui l'ait managé de longue main pour qu'il atteigne ce niveau de canaillerie. Le bouquin va porter le titre de "Contre Macron", le terme de crépuscule était meilleur pour décrire cette bande de dégénérés sans foi ni loi. En rapacité ça dépasse tout, c'est bien pourquoi Macron a peur de perdre son boulot. Des hommes politiques corrompus et pourris on en a beaucoup vus, c'est commun, mais d'une telle crétinerie et d'un tel cynisme c'est tout de même inédit. Les gilets jaunes qu'on le veuille ou non mettent les pendules à jour et le pouvoir à nu. Cette collusion entre les médias les politiques et les très très riches, c'est un peu inédit tout de même. Je ne me rappelle pas que Le monde ait été aussi loin dans la putasserie. Branco dit que la cheftaine de ce torhcon c'est Bacqué, l'ignoble Bacqué, sans doute que des langues vont se délier suite aux révélations de Branco

    7
    Ben
    Jeudi 10 Janvier à 22:59

    Merci pour l'info, Il faut se rappeler le publi-reportage édifiant diffusé par France 3 au lendemain des élections pour mesurer le gap qui le sépare de ce qu'on apprend dans l'ouvrage de Branco. Par exemple, à aucun moment on n'apprend que cette Brigitte Trogneux enseignait dans un lycée pour riches. Ce qui est incroyable c'est que ce milieu est réellement répugnant  en même temps que fascinant par son niveau de pourrissement et de décrépitude, son côté  fin de règne, je trouve qu'il serait légitime d'organiser pour toute cette racaille un grand procès du style mani pulite en Italie contre tous ceux qui se sont servis sur la bête directement ou qui, par leurs mensonges, ont soutenus indirectement ce pillage au détriment de millions de français.

    8
    Vendredi 11 Janvier à 09:28

    Brigitte Trogneux n'enseignait pas dans un lycée pour riches, mais pour très riches ! C'est pas pareil ! C'est vrai qu'il faudrait le faire connaître et c'est ce que fait Branco, et c'est ce que nous faisons en reprenant ces informations. Le procès de cette canaille se fait tous les jours par gilets jaunes interposés, leurs avocats constants et hargneux de sont les médias ! C'est bien pour ça que le mouvement des gilets jaunes - qui est en fait le mouvement des Français, vu l'énorme soutien dont il bénéficie - est révolutionnaire, même s'il ne réclame pas la fin de la propriété privée. Dans toutes les assemblées de gilets jaunes auxquelles j'ai participé, la première référence c'est 1789, donc une révolution du peuple, et la prise de la Bastille !

    9
    Ben
    Mercredi 30 Janvier à 19:30

    "Le bouquin va porter le titre de "Contre Macron", le terme de crépuscule était meilleur pour décrire cette bande de dégénérés sans foi ni loi."

    En fait, Juan Branco va publier non pas un mais deux livres sur Macron, le premier chez Divergences et le deuxième effectivement intitulé "Crépuscule" qui sera publié en mars au Diable Vauvert.

    Ce n'est que maintenant que je commence à comprendre comment la voie s'est magiquement ouverte pour Macron avec les ennuis judiciaires de Fillon, pensant naïvement à l'époque que ses ennuis étaient tombés comme par hasard dans la campagne, alors qu'en fait ils sont tombés juste au moment de la publication du livre "dans l'enfer de Bercy" qui révélait que Macron avait utilisé l'enveloppe budgétaire du ministère pour sa propre campagne (qu'il avait déjà entamé au sein même de Bercy en 2016 ce qui a été corroboré par Christian Eckert récemment). Le Penelopegate a opportunément détourné l'attention de l'opinion publique sur ces révélations. Rappelons que Jean-Pierre Jouyet avait été poursuivi par Fillon quand il avait révélé que ce dernier avait demandé à la justice d'accélérer les poursuites contre Sarkozy, ce qui ne l'a pas empêché deux ans plus tard de récidiver cette fois-ci pour le compte de Macron en faisant fuiter des informations au canard enchaîné. Est-ce pour cela, entre autre, que Bacqué et Chemin du Monde sont restés si discrètes sur son rôle auprès de Macron ?

    Mais ce qu'il y a de plus troublant, c'est de déceler que peut-être Jouyet a officié dans cette histoire pour les pouvoirs occultes au sein de l'union européenne qui voyait d'un mauvais œil les visites que Fillon avait effectué en Russie pour rencontrer Poutine et que c'est sans doute ça qui a scellé son destin politique et qui a fait que l'oligarchie euro-atlantiste l'a piégé pour lui privilégier Macron. Au delà de ça, cela démontre, et c'est peut-être la limite de Branco qui s'en tient à une analyse du phénomène sur le strict plan national, que la concentration des élites financières au delà de la France sur la personne Macron pour le faire accéder coûte que coûte au pouvoir était une façon pour elles de contre-carrer par tous les moyens la montée irrésistible des "populismes" (selon leur terminologie foireuse) qui minent l'UE de l'intérieur et empêcher une ingérence russe au sein de la zone Euro qui aurait été possible via l'élection de Fillon. Du moins c'est mon interprétation, ce qui tendrait à prouver une fois de plus que le véritable pouvoir dans l'UE derrière l'Allemagne, ce sont bien les Etats-Unis, après tout Obama en personne ne s'était-il déplacé en personne en Grande-Bretagne pour conjurer les anglais de voter contre le Brexit.

    10
    Mercredi 30 Janvier à 21:52

    C'est une thèse intéressante, mais pas tout à fait certaine. Macron était poussé par Arnault et Niel, ils doivent aujourd'hui s'en mordre les doigts d'avoir mis en selle un tel cinglé. Fillon c'était Axa et le lobby des assurances. Mais ils avaient le même programme ou à peu près. Fillon n'a jamais eu plus de conviction que Macron. Jouyet a sûrement penché pour Macron, c'est la même boutique qu'Attali. Mais Fillon s'est tout de même vautré dans sa merde tout seul. Qu'ait fait Poutine avec Fillon ? Ce dernier n'était fiable en rien... Macron non plus d'ailleurs. Nous sommes à une époque où cette canaille est sans foi ni loi et vit au jour le jour. Vous me direz ça fait un moment que ça dure, au moins depuis 1983. Sans doute est-ce un effet de la mondialisation que de produire des pantins désarticulés dans à peu près tous les pays du monde. Ce n'est même pas qu'on soit contre leur politique comme on pouvait être contre VGE ou Pompidou par exemple, c'est leur vide qui est sidérant. C'est ce qu'on voit très bien dans l'ouvrage de Branco d'ailleurs avec le portrait incroyable de cette espèce de méduse  de Gabriel Attal. Comment un nullard comme lui peut arriver aux plus hautes fonctions ? N'est-ce pas l'image d'une bourgeoisie fin de race ? Que vont faire tous ces guignols face à une nouvelle crise financière ? 

    11
    Ben
    Vendredi 1er Février à 18:49

    « C'est une thèse intéressante, mais pas tout à fait certaine »

     

    Ce n'est qu'une hypothèse bien sur qui mériterait d'être creusé pour la confirmer ou l'infirmer. Concernant Niel, pour ce que j'en ai entendu sur Europe 1 début décembre, il défendait encore avec beaucoup d'enthousiasme son poulain, à moins que ce ne soit qu'une façade ce qu'on ne peut exclure. Il ne faut pas oublier que lui aussi est dépendant, il doit s'assurer que chaque gouvernement qui s'installe aux manettes continuera à le soutenir dans l'attribution de ses licences, ce qui doit motiver sa frénésie de rencontres organisées avec les futurs décideurs qui étudient dans les grandes écoles. Et justement en ce qui concerne Niel, si j'évoquais les soutiens financiers de Macron hors de France, c'est qu'il a été nommé l'année dernière au conseil d'administration de KKR, le fonds d'investissement du très puissant Henry Kravis qui a dû certainement financer une partie de la campagne de Macron, je ne peux pas m'empêcher d'y voir  un échange de bons procédés comme avec le cas Bernard Mourad (il faudrait d'ailleurs en ce qui concerne ce dernier parler aussi de son frère qui a été obligé de démissionner suite à un conflit d'intérêts, c'est incroyable le nombre de casseroles que ce gouvernement trimballe). Il y aurait eu aussi énormément de fonds venant de la City, déjà en 2012 alors qu' il prononçait son fameux discours du Bourget c'est à Macron qu'Hollande avait confié la tâche d'aller à Londres rassurer  les investisseurs. Evidemment, il ne s'agit pas de faire de distinguo entre Fillon et Macron, le premier avait quand même dans son programme de virer 500 000 fonctionnaires un genre de médecine à la Knock, la France n'avait rien à gagner à élire ce triste sire, comme le dit Monique Pinçon Charlot, les oligarques n'ont simplement pas pris de risques, ils ont parié sur les deux, le meilleur exemple étant Henri de Castries qui est, paraît-il, président du Bilderberg, où Macron avait été invité il y a un ou deux ans et sur lequel Fillon, en réponse à une question que lui posait De Villiers, aurait répondu : « que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent ». Pour ce qui est d'Attal qu'on pourrait rapprocher de Benalla dans l'arrivisme sans complexe, ce n'est pas seulement la nomination de ce palotion  à ce niveau de poste qui est scandaleux mais aussi  le nombre d'articles de complaisance qu'il a eu droit de la part de Paris Match (cf l'article de Vanity Fair sur le duo Ramzi Khiroun- JP Elkabach  pour voir comment cette mafia médiatique fonctionne). 

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    Samedi 2 Février à 07:18

    Il est très probable que Macron ait déçu ceux qui l'ont propulsé à ce poste. Quand j'avais mis en avant le fait que Fillon et Macron étaient tous les deux soutenus par le capitalisme financier, via l'Institut Montaigne, je pensais qu'il y avait une sorte de rivalité entre les "assureurs" - Fillon - et les "banquiers" Macron. Je ne suis pas sûr que ce soit très juste. Peut-être que Fillon était le premier choix de l'ensemble, puis; Fillon s'étant effondré, ce sont-ils tournés vers le second best. Bien que les deux aient leurs soutiens. Mais peut-être se méfiaient ils aussi de Macron ? Il faudrait faire une enquête auprès d'eux. Mais c'est un peu l'ère des fous, De Bézieux au MEDEF ça fait apparaître Gattaz comme un gauchiste furieux. Laurent Berger qui veut être le principal homme à tout faire du grand capital ne les trouvent pas sérieux et les met en garde : ils pourraient tuer la poule aux d'or. Cet équipage qui part dans tous les sens n'est pas fait vraiment pour durer. Mais qui pour les remplacer ? Il y a une telle dégénérescence du personnel politique que franchement je ne vois pas

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