• Acte VI des gilets jaunes, la mobilisation continue et la répression s’amplifie

    Acte VI des gilets jaunes, la mobilisation continue et la répression s’amplifie

    Blocage de l’A9 

    Le 22 décembre, soit bien plus d’un mois après le début de la révolte des gilets jaunes, les manifestations sont restées très importantes. Il est impossible de dire quel a été le nombre des manifestants : cela fait un mois que Castaner ment sur les chiffres, répétant comme un perroquet que la mobilisation est en baisse. La presse et les chaînes télévisées de l’oligarchie reprenant sans sourciller le moins les communiqués du ministère de l’Intérieur. C’est sans doute cela qui est bien la preuve à la fois de l’importance de la lutte et de la collusion des médias avec le pouvoir. Castaner ment depuis des semaines, on ne se pose pas de question, on continue de répercuter ses chiffres. Semaine après semaine, le voilà qu’il nous dit que le mouvement est fini, qu’il n’y a plus personne dans les manifestations. Pour le samedi 22, acte VI du mouvement, il avance le chiffre de 33 000. Dans un passé pas si lointain un journal comme Le monde, donnait deux chiffres en précisant ses sources : celui du ministère de l’intérieur et celui des organisations qui encadraient le mouvement. Les journalistes paresseux ne font plus aucun effort non seulement pour se faire une idée par eux-mêmes de la profondeur du mouvement, mais aussi pour produire des analyses pertinentes de la situation. Il est donc impossible de donner des analyses chiffrées : ce qu’on sait, c’est que les ronds-points étaient toujours tenus, les péages autoroutiers aussi, et que la détermination était élevée. 

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    A Caen la manifestation était particulièrement suivie 

     Il est à peu près certain que les manifestants étaient moins nombreux à Paris, mais ils n’étaient pas seulement une poignée, lorsqu’ils réussirent à pénétrer sur les Champs Elysées, la foule était dense et compacte. Mais ce qui est certain c’est que la mobilisation en Province a été considérable, plus d’une trentaine de villes ont vu des rassemblements et des manifestations des gilets jaunes. Toulouse, Bordeaux, Marseille, mais aussi Caen, Quimper, Reims, et encore beaucoup d’autres. Rien que les manifestants dans toute la France ont rassemblé au minimum 100 000 personnes, parfois dans le calme, parfois avec des violences. Mais évidemment à ces manifestants il faut ajouter ceux qui tenaient les ronds-points et les péages de partout dans la France, notamment aux frontières, on peut donc dire sans se tromper que les gilets jaunes actifs le 22 décembre étaient au moins 200 000. Tout cela s’est passé dans une ambiance répressive très élevée. Éric Drouet, un des premiers organisateurs du mouvement, fut arrêté alors qu’il se rendait à la manifestation parisienne, il sera jugé en juin pour port d’arme prohibé de catégorie D, ce qui semble correspondre à une sorte de matraque[1]. Mais là encore il est arrêté sur l’intention qu’il aurait eu de participer à une manifestation illicite : c’est nouveau sous la Vème République, du moins dans la période récente, d’arrêter des gens sur leur intention. Il n’est pas le seul. En Savoie, Candice une toute jeune animatrice du mouvement a été arrêtée par les gendarmes puis longuement interrogé[2]. L’intention est clairement de briser le mouvement avec des méthodes d’un autre âge.

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    Sur les Champs Elysées la foule est très dense

     Cependant, une fois de plus les gilets jaunes firent preuve d’une remarquable intelligence tactique. Dans le but de pouvoir rejoindre les Champs Elysées et défier le pouvoir, ils laissèrent entendre que l’acte VI se déroulerait à Versailles, symbole de la monarchie absolue, et haut lieu touristique. Un dispositif policier important avait été mis en place, on parle de plus de 2000 gendarmes et CRS. Mais au final il n’y eut qu’une soixante de gilets jaunes à ce rendez-vous sous l’œil éberlué des touristes chinois qui furent inciter à entonner l’hymne du mouvement : « Macron démission » ! Le vrai rendez-vous était ailleurs, à Montmartre. Ici on retrouvait d’ailleurs les faux rebelles de Dieudonné et de ses complices, faisant des quenelles stupides pour tenter d’accréditer que le mouvement des gilets jaunes était un mouvement tellement stupide qu’il s’accordait avec Dieudonné. C’était la caution morale pour les journalistes qui aiment bien dire que le mouvement des gilets jaunes est manipulé par l’extrême droite. La transitivité est encore à l’œuvre, on a entre-aperçu Dieudonné qui est fasciste, donc le mouvement est fasciste. Notez que cette même transitivité est mise en scène par les journalistes qui disent Chouard à rencontré un jour Soral, il lui a même parlé, donc puisque Soral est néo-nazi, alors Chouard l’est aussi. Or Chouard défend le RIC, donc le RIC est au service du totalitarisme. Mais la transitivité crapuleuse des journalistes ne s’arrête pas là : Ruffin a cité Chouard pour les développements qu’il a fait sur le RIC et la démocratie directe, donc Ruffin est ambigu, c’est un rouge-brun, la preuve que les dangereux extrémistes qui veulent la peau de notre belle démocratie, se rejoignent. Quand on voit avec quelle veulerie les journalistes rendent compte du mouvement des gilets jaunes, on comprend très bien que ceux-ci les détestent tout autant que les policiers qui leur tapent dessus ou que les politiciens qui qui font tout pour les mépriser. Le jour ou les journalistes cesseront de mentir, le jour où ils feront leur boulot, alors peut-être retrouveront ils un peu de respect. Le monde n’a jamais été aussi loin dans la désinformation, en recopiant les communiqués du Ministère de l’Intérieur, en faisant campagne contre Chouard pour atteindre Ruffin, le journal a clairement choisi son camp. En 1968, je me souviens qu’on lisait ce quotidien du soir justement pour avoir des informations un peu différentes de celles que la télévision donnait. D’ailleurs de nombreux journalistes de l’ORTF avaient été licenciés parce qu’ils portaient un regard critique sur la manière dont le pouvoir contrôlait l’information. Aujourd’hui aucun journaliste ne risque plus la mise à pied pour tenter de remettre un peu les pendules à l’heure.

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    La police braque un manifestant 

    Quoi qu’il en soit la manifestation du 22 décembre 2018 sur les Champs Elysées, malgré les contrôles effectués en amont, a réuni plusieurs milliers de personnes. C’est donc un grand succès. Non seulement on se rend compte que la détermination est intacte, mais également que la police est obligée de monter d’un cran dans la répression. Une vidéo a circulé qui montrait que des policiers étaient violemment pris à partie et que l’un d’entre eux sortait son arme de service, près à tirer sur les manifestants désarmés. La canaille politicienne et journalistique s’est empressée de dire que de s’en prendre à des policiers faisait la preuve du caractère anti-démocratique du mouvement[3]. C’est tout juste si Le Parisien ne va pas jusqu’à dire que ce paisible policier passait par là pour promener son chien. En vérité ce policier était un motard, faisant partie d’une équipe de deux qui pourchassent les manifestants dans les rues pour leur taper dessus : l’un conduit, l’autre bastonne. Donc cette équipe a été jetée au sol, et elle a dû s’enfuir après avoir abandonné son véhicule. En vérité cet épisode est plutôt la preuve que la répression se durcit, ce n’est pas un hasard si ce durcissement intervient après que les policiers aient obtenus en un jour de manifestation des hausses de salaire substantielles, ils ne vont pas mordre la main qui les nourrit. 

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    A Angoulême un pantin à l’effigie de Macron, à moins que ce soit un Macron à l’effigie d’un pantin, est décapité sous les bravos de la foule 

    A Angoulême, les gilets jaunes ont décapité en public un pantin à l’effigie de Macron[4]. Le parquet a été sommé d’ouvrir une enquête pour cette grave atteinte à la personne et à la fonction du chef de l’Etat. Que craint le parquet ? Que cela donne l’exemple ? On va rire si on trouve quelqu’un à qui faire un procès pour cette scène carnavalesque. En vérité cette représentation cocasse des relations sociales non seulement montre tout le mépris que le peuple porte aujourd’hui à ceux qui prétendent le diriger, mais en outre renvoie à l’imagerie de la Révolution française. Sur les barrages, aux péages, c’est une réflexion qui est souvent faite : pour que les politiciens finissent par comprendre, il faudrait ressortir la guillotine. On pouvait d’ailleurs en voir une sur le rond-point de la Limagne. Il ne faudrait pas oublier, quoi qu’on en pense, que la guillotine est un des symboles fondateurs de la République. On revient à ce que je disais plus haut, par-dessus les siècles les gilets jaunes retrouvent les origines de notre histoire moderne. On comprend mieux pourquoi les historiens réactionnaires comme François Furet aimaient autant développer les thèses selon laquelle la révolution française avait été aussi coûteuse qu’inutile[5]. Il est clair que le peuple des gilets jaunes, largement approuvé par les Français, pensent exactement le contraire, à savoir qu’il est impossible dans notre pays, vu les blocages de l’oligarchie d’obtenir quoi que ce soit sans violence.

    Acte VI des gilets jaunes, la mobilisation continue et la répression s’amplifie

    Au rond-point de la Limagne, on peut y voir une guillotine

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    Autre guillotine observée du côté de Perpignan 

    Les fêtes de Noël arrivent à grand pas. Il est donc très probable que le gouvernement obtienne une sorte de trêve, même si un acte VII est déjà prévu sur les Champs Elysées. Mais ce que nous constatons, c’est la ténacité des gilets jaunes. Ils ne veulent rien lâcher. Ils disent qu’ils n’ont plus le choix. Par sa durée, par son étendue géographique et aussi par le soutien du peuple français, ce mouvement est en train de rentrer dans l’histoire et donne l’exemple au monde entier où les gilets jaunes font des apparitions remarquées un peu partout. Il existe aujourd’hui une internationale informelle des gilets jaunes dont l’efficacité est prometteuse pour l’année 2019. Dans la carte ci-dessous, nous voyons que le 24 décembre, il y a encore des barrages filtrant sur tout le territoire. Castaner avait dit qu’il allait démanteler les installations sur les ronds-points : « ça suffit » a-t-il claironné[6]. Mais on se rend compte que depuis qu’il a fait cette annonce bouffonne, les ronds-points sont réoccupés très peu de temps après qu’ils aient été évacués. Bien évidemment le combat est difficile, et la répression fait se rapprocher de plus en plus le régime macronien en pleine décomposition d’un régime fasciste, les gilets jaunes ont quasiment toutes les institutions contre eux : les hommes politiques, les médias, la justice, la police. Ils ont d’autant plus de mérite à persister. Mais s’ils tiennent depuis aussi longtemps, c’est parce qu’au fond nous sommes tous des gilets jaunes.  

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    Carte des blocages routiers au 24 décembre 2018, source : l’Internaute 

    Dernière minute : à peine sorti de garde à vue, Éric Drouet appelle à un acte IX pour le 12 janvier 2019 ! Notez au passage que le parquet qui voulait empêcher Drouet de pouvoir se rendre à Paris a été désavoué[7].

    Acte VI des gilets jaunes, la mobilisation continue et la répression s’amplifie



    [1] https://www.ouest-france.fr/societe/gilets-jaunes/gilets-jaunes-interpelle-paris-eric-drouet-une-figure-du-mouvement-sera-juge-ulterieurement-6147155

    [2] https://www.ledauphine.com/savoie/2018/12/22/operation-escargot-parkings-et-peages-occupes-les-gilets-jaunes-encore-mobilises-ce-samedi

    [3] http://videos.leparisien.fr/video/gilets-jaunes-un-policier-degaine-son-arme-pour-eviter-un-lynchage-22-12-2018-x6zdnsp#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

    [4] https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/un-pantin-a-l-effigie-d-emmanuel-macron-decapitee-par-des-gilets-jaunes-a-angouleme

    [5] François Furet était un communiste défroqué, un stalinien tardif, qui choisit pour des raisons obscures de passer de l’autre côté, je dis obscures parce que ses relations avec des fondations américaines ne sont pas très claires et semblent aussi avoir été motivées par des questions pécuniaires. Historien influent, il deviendra membre de l’Académie française, il est l’une des références principales de la contre-révolution conservatrice en France. Cf. Penser la révolution française, Gallimard, 1978. Oubliant que les révolutions ont toujours des raisons d’être, il permit à des travaux de seconde catégorie de connaître une renommée importante, comme René Sédillot, Le coût de la révolution française, Perrin, 1986. L’idée sous-jacente de cette cuistrerie, c’est que toutes les révolutions sont inutiles et coûteuses et qu’il vaut mieux vivre dans la soumission, en allant voter une fois tous les cinq ans.

    [6] https://www.nouvelobs.com/politique/20181217.OBS7244/ca-suffit-castaner-appelle-les-gilets-jaunes-a-evacuer-les-ronds-points.html

    [7] https://actu.fr/societe/gilet-jaune-eric-drouet-defense-acte-9_20491167.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1e9j_nlBNKVHlb-zcrB8K3twXwkQJm9BtwC1vMMLM0vQ_k0dgof3mUWT4#Echobox=1545639719

    « Le soutien populaire aux gilets jaunes reste très élevéLa cabale des médias contre François Ruffin et Etienne Chouard »
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  • Commentaires

    1
    sergio
    Mardi 25 Décembre 2018 à 14:43

    la stratégie est tjrs la même, identique à celle que nous préconisions il y a pas mal de temps déjà (50 ans ! un bail...), 1) bloqué les flux (c.-à-d. reprendre possession des lieux publics ou communs, en Grèce il y a eu l'occupation des places (l'Agora), aux Etats-Unis l'occupation de Wall-Street, ont démontré leur insuffisance...), 2) remettre en question le pouvoir (et les lieux de pouvoir et son corollaire, les partis politiques et les syndicats) et son autorité (le pouvoir vertical et son petit chef qui décide de tout et tout le temps...), "stratégie de l'eau" lorsque les forces de répression (flics, armées et forces spéciales- les flics déguisés en casseurs, etc., etc., etc.), ne pas opposer de résistance et s'adapter illico au terrain pour les contourner (le piège des faux rdv est une bonne stratégie, comme par exemple "tous à Versailles!") Donc pas de chef, un système horizontal, les représentant(e)s sur les plateaux télés et studios radios ne représentent qu'eux-elles mêmes! Le pouvoir propose, toujours à contre-pied et à côté de la plaque, les Gilets jaunes revendiquent et contestent en attendant de prendre le pouvoir... le roi républicain est nu, les Gilets jaunes ont le temps long pour eux!, bientôt macron et sa clique ne seront plus qu'un mauvais souvenir!... ne lâchons rien!

    2
    sergio
    Mardi 25 Décembre 2018 à 15:39

     errata:

    le front national est choyé par le pouvoir actuel (et ses prédécesseurs, voir à ce sujet: quand sarkozy refile ses conseils à macron... à crever de rire!) et adulé par les médias dominants. C'est leur joujou, leur mascotte, ils-elles n'ont pas trouvé mieux pour conserver le pouvoir! Mais le plus important est ailleurs, bien sûr! par exemple:

    la stratégie est tjrs la même, identique à celle que nous préconisions il y a pas mal de temps déjà (50 ans ! un bail...), 1) bloqué les flux (c.-à-d. reprendre possession des lieux publics ou communs, (en Grèce il y a eu l'occupation des places, aux Etats-Unis l'occupation de Wall-Street, ont démontré leur insuffisance...) 2) remettre en question le pouvoir (et les lieux de pouvoir et son corollaire, les partis politiques et les syndicats), et son autorité (le pouvoir vertical et son petit chef qui décide de tout, tout le temps et pour tout le monde!) "stratégie de l'eau" lorsque les forces de répression agissent sur ordres du pouvoir (flics, armées et forces spéciales- des flics et des voyous déguisés en casseurs pour semer le chaos, etc., etc., etc.) ne pas opposer de résistance et s'adapter illico au terrain pour les contourner (le piège du faux rdv est une excellente stratégie, comme par exemple "tous à Versailles"!) Donc pas de chef, un système horizontal, les représentant(e)s sur les plateaux télés et/ou studios de radio ne représentent qu'eux-mêmes! Le pouvoir propose, toujours à contre-pied et à côté de la plaque, les Gilets jaunes revendiquent et contestent en attendant de prendre le pouvoir... le roi républicain est nu, les Gilets jaunes ont le temps long pour eux!, bientôt macron et sa clique ne seront plus qu'un mauvais souvenir! ne lâchons rien!

    PS: comme je l'écrivais il y a peu, la dernière cartouche de ce gouvernement est l'instauration d'une dictature (ils y mettrons les formes mais le résultat sera là!), le voyage de macron parmi nos militaires, et les petites friandises aux flics, ne sont pas dus au simple hasard... vigilance!

    3
    Ben
    Mardi 25 Décembre 2018 à 19:40

    Merci pour toutes les informations (où, plutôt, vu la situation actuelle, les nouvelles du front) que vous faîtes remonter sur ce site. Les motards qui se sont fait "agressés" samedi ressemblent beaucoup aux voltigeurs de sinistre mémoire du duo Pasqua-Pandraud qui sévirent lors des manifs contre la loi Devaquet (1986). Il faudrait peut-être là encore que les merdias se décident à diffuser la séquence en entier pour comprendre pourquoi ces braves policiers ont failli se faire lyncher, quand est-ce que les journaleux vont commencer à faire enfin leur travail ?

    Un lien ci-après où on peut lire, entre autres,  l'appel de Commercy signalé par Sergio : Commercy

    4
    Mercredi 26 Décembre 2018 à 20:13

    Les informations sur la répression arrivent dans un grand désordre, curieusement ce sont les sites d'extrême droite comme Atlantico qui ont alerté l'opinion là dessus. Pour ce qui est des journalistes, ils ont toujours été du côté de leur propriétaires. Mais il y a quelques exception à cette règle qui font croire que cette profession pourrie est dotée d'une éthique. Depuis 68, ça a empiré. Les journalistes de cette époque me semblaient moins pourris. je" pense au journal Le monde, on le lisait pour avoir des informations, même si on était en désaccord sur leur ligne, aujourd'hui, c'est juste un instrument de propagande. Rien que le traitement de l'affaire Chouard-Ruffin en dit long.

    5
    sergio
    Jeudi 27 Décembre 2018 à 12:57

    ingirumimus: rien d'étonnant concernant cette lamentable récupération par ces individus mais... j'ai lu un article de fond pouvant éventuellement donner un éclairage sur ce type de comportement (très en vogue en ce moment dans les rangs du personnel politique et de leurs sbires), dont voici le lien Internet: https://lundi.am/Les-Gilets-jaunes-et-la-question-democratique-Samuel-Hayat

    fraternellement à vous, sergio

     

     

      • sergio
        Jeudi 27 Décembre 2018 à 16:54

        je suis vraiment désolé, mais un camarade m'apprend que le site sur lequel j'ai lu l’article dont je vous recommandais la lecture, n'est pas vraiment recommandable (?) et dont voici (à nouveau) le lien Internet: https://lundi.am/Les-Gilets-jaunes-et-la-question-democratique-Samuel-Hayat

        et pour être tout à fait honnête avec vous je vous transmet la réponse que je lui ai envoyé ce jour:

        oh camarade Bernado1871, calmos stp., je ne suis en rien responsable de ce qui est publié sur ce site, je prend un article (après lecture) et essaie d'en tirer quelque chose,  tu as d'ailleurs l'air de bien connaître ce site, non? sinon il y a cet autre article (une interview "exclusive" d'un "revenant" -c'est la mode par les temps qui courent- de  par Raoul Vaneigem paru le mardi 25 décembre 2018, sur site: La voie du jaguar, et intitulé: Tout est possible, même les assemblées d’autogestion au milieu des carrefours, dans les villages, dans les quartiers, c'est pas vraiment la même chose je te l'accorde... voili, voilà, Bernardo1871, je prend ou je jette..., comme les Gilets jaune, pas d'exclusive, les ceusses qui la ramènent trop avec leur parti ou leur syndicat ne sont même pas écoutés! alors... pourquoi s’énerver camarade?, ils ne roulent pour personne, un peu comme nous tous?... j'ai lu un article sur un site dont je ne sais rien (je n'y reviendrai sans doute jamais) en essayant d'en tirer quelque chose, voilà... c'est pas un crime que je sache!

        PS: j'ajoute ceci à l’interview de Raoul Vaneigem

        11 décembre 2018

        Interview réalisée par courrier électronique

        pour Le Nouveau Magazine littéraire

        et publiée le 21 décembre 2018.

         merci, sergio

    6
    Jeudi 27 Décembre 2018 à 20:26

    C'est la vieille politique politicienne de mettre des gens dans des cases et de les surveiller pour qu'ils ne débordent pas. C'est une manière de contrôler les mouvements sociaux. Mais ces exclusives ne marchent plus la misérable cabale contre Chouard et Ruffin en atteste. on peu penser ce qu'on veut de Chouard et Ruffin, mais dire que Chouard est ambigu par qu'un jour il a dialogué avec Soral c'est stupide, et c'est encore pire quand on étend l’opprobre à Ruffin qui a cité Chouard qui a discuter avec Soral. Ce sont des combines d'arrière boutique qui n'empêchent pas la lutte de s'affirmer

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