• Abstention aux élections européennes

     Abstention aux élections européennes

    Il y a une offensive médiatique terrible pour nous inciter à voter à des élections européennes que les Français et même les Européens s’apprêtent à bouder. Cette offensive se focalise sur l’idée que le vote serait la seule forme possible et sérieuse pour faire vivre la démocratie. On le voit par exemple quand les macroniens critiquent les gilets jaunes et leur manifestation hebdomadaire. « Ils n’ont qu’à aller voter et présenter leur liste » disent ces cuistres. Mais ils oublient que manifester, faire grève, quoi qu’en pense Macron, fait aussi partie de la démocratie, sauf que dans ce cas là on ne délègue pas son pouvoir d’agir de citoyen. Mais le pire est sans doute qu’en votant pour les européennes, on tombe dans le piège de reconnaître une institution que non seulement nous critiquons, mais qu’en plus nous ne voulons pas. On fait comme si le choix du souverainisme n’était pas un choix démocratique. C’est le sens de la campagne de Macron qui vise à réduire le débat entre le Rassemblement national et LREM, les premiers représentant le fascisme, les seconds, le camp du progrès. Or, justement, l’Union européenne, au sein de laquelle il est impossible d’avoir une politique autre que néo-libérale, est peut-être une option, mais pas une obligation. S’abstenir c’est d’abord préférer le niveau institutionnel de la nation à celui, fait de bric et de broc de l’Union européenne. On laisse entendre que de combattre l’Union européenne est illégitime, on veut bien discuter d’une autre Europe, d’une Europe sociale, ou de l’Europe des gens, mais pas d’une sortie de ce « machin ». C’est presqu’une maladie honteuse que d’affirmer sa volonté de sortir, même ceux qui critiquent fortement l’Union européenne, finissent trop souvent par admettre qu’il faudrait une « autre » Europe, fondée sur d’autres critères que celui du marché. Or, non, nous ne voulons pas d’une Europe, fut-elle ceci ou cela. Mais peu osent le dire aussi clairement.  

    Abstention aux élections européennes

    Non seulement le taux de participation des électeurs aux élections européennes est généralement très bas, mais en outre, il est en constante diminution depuis que ces élections existent, depuis donc depuis 1979. On s’attend encore en France à une abstention aux alentours de 58% le 26 mai prochain, peut-être même 60%[1]. Cette désaffection continue, mieux que tout autre baromètre, en dit long sur le regard critique que les Français portent sur l’Union européenne. Les raisons de s’abstenir sont multiples. La première et la principale est que cette construction est anti-démocratique par essence. L’opacité règne à Bruxelles comme à Strasbourg. Le monde qui est pourtant européiste grand teint, signalait que les lobbies régnaient à Bruxelles sans partage, et il donnait comme exemple l’affaire du glyphosate dans laquelle jusqu’à l’entourage immédiat de Macron la corruption est sans limite[2]. Le journal du soir parlait d’ambiguïté, c’est un doux euphémisme pour parler de corruption du président de la République. La preuve n’est plus à faire en ce qui concerne Juncker, ancien premier ministre qui a favorisé l’évasion fiscale[3]. 

    Abstention aux élections européennes 

    Le siège du parlement européen est une insulte à la nature 

    Le parlement européen coûte cher, environ 2 milliards d’euros par an[4], alors même qu’il ne sert à rien, l’essentiel du pouvoir étant comme on le sait entre les mains de la CJE, de la BCE et de la Commission européenne. Cette pseudo-démocratie est très onéreuse, parce qu’on ne veut pas avouer ce qu’elle est réellement. C’est simplement une chambre d’enregistrement et rien d’autre. C’est pourquoi il est impossible en votant de faire évoluer les choses. Et pourtant nous avons en France aujourd’hui 34 listes en course ! La dernière liste ajoutée en France, la 34ème, est une liste déposée par l’Union des démocrates musulmans français, émanation sans doute des Frères musulmans qui commencent à se dire qu’il n’y a pas de raison, vu leur poids électoral, qu’ils ne roulent pas pour eux-mêmes, plutôt que de jouer les roues de secours pour Macron ou pour le PS. Rappelons qu’il faut faire au moins 5% des suffrages exprimés pour obtenir un siège, la répartition se faisant à la proportionnelle. LREM et le RN vont se partager le plus gros des sièges en jeu, puis derrière la FI et EEVL. Les autres trente autres listes n’auront probablement rien du tout, et leurs leaders le savent bien. Il y a donc deux stratégies possibles pour les partis en concurrence, sachant que rien ne changera au niveau politique. Essayez d’obtenir le maximum de sièges pour donner des bons salaires à des politicards qui sont en situation d’échec dans leur propre pays, ou alors tenter de faire entendre sa voix pour se faire connaitre ou pour faire passer ses idées, en espérant que par la suite ils grossiront un peu. C’est par exemple la stratégie de l’UPR qui est pour la dissolution de l’UE, et de l’euro, mais qui participe néanmoins à cette farce. Les Patriotes de Philippot jouent çà peu près la même partition, mais ce qui est inquiétant, c’est qu’il ne soit même pas arrivé à faire une liste d’union avec Asselineau[5]. Le Parti communiste français tente de montrer qu’il peut exister par lui-même, mais ses chances d’avoir un député ou deux sont très minces, sans doute ce parti vise à terme une reconquête de son électorat disparu en s’émancipant de cette gauche qui a failli. Ce n’est pourtant pas avec un slogan aussi vague qu’insipide, l’Europe des gens, qu’il pourra faire avancer les choses et clarifier sa position. Le contenu ressemble beaucoup à l’Europe sociale qu’on nous promet depuis 40 années, et le programme est aussi flou que celui de Benoît Hamon. Aucun ne dit clairement ce qu’il fera des sièges qu’il espère décrocher au soir du 26 mai. C’est déjà en soi un mensonge par omission qui est répété à qui mieux mieux par les troupeaux militants qui font semblant d’y croire.  

    Abstention aux élections européennes

    Du côté de la France Insoumise ce n’est guère mieux. Le discours de Manon Aubry semble décalqué du Jacques Delors des années quatre-vingts. Elle reprend aussi un peu la litanie d’un changement des traités, pourtant, ce que disait Hollande d’ailleurs, mais elle ne dit pas comment elle s’y prendra pour ce faire. L’éviction de Kuzmanovic, au-delà des questions d’ego, signifie que la FI entend solder les comptes d’un souverainisme de gauche. Le dernier avatar de cette purge est le départ d’Andrea Kotarac de la France Insoumise vers le RN[6]. Cette histoire a fait grand bruit, mais on continue à l’analyser comme si le RN était une sorte de renouveau du PPF, et comme si passer de la FI au RN était une trahison, alors que c’est le résultat des tergiversations de Mélenchon sur la question européenne. Le Rassemblement National maintient un flou constant sur ce qu’il fera. Il laisse entendre qu’une union des extrêmes droites pourraient changer les choses. D’un autre côté le Rassemblement national ne dit pas qu’il va sortir de l’Union européenne, ni même de l’euro qui nous a fait tant de mal et qu’il n’y a guère Marine Le Pen présentait comme la clé de l’asservissement du pays aux puissances de l’argent, du temps où Philippot retravaillait son programme[7]. On voit mal comment on passerait par-dessus les traités sans sortir de l’Union européenne. Comme le disait Juncker : « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »[8]. Mais peu importe les postures médiatiques des uns et des autres. Le fond de l’affaire est qu’on n’a aucune raison, même mineure de se déplacer pour aller voter, à part celle d’emmerder Macron. La situation pour LREM n’est pas des meilleures et on bat le rappel pour faire barrage au RN. L’ignoble Laurent Berger qui passe son temps à critiquer la CGT qui selon lui fait trop de politique, après avoir signé avec le MEDEF une tribune dans Le monde[9], réitère en appelant la CFDT à faire campagne contre les souverainiste et donc indirectement pour Macron et sa liste[10]. C’est un peu plus que de la soumission, c’est de la collaboration. Qu’il y ait encore des adhérents dans ce syndicats est surprenant, d’autant plus qu’on sait le mal qu’a fait la Commission européenne au droit du travail, en France, mais aussi ailleurs, par l’intermédiaire de la Cour de Justice Européenne, par exemple en ce qui concerne la question des travailleurs détachés[11], ou en ce qui concerne le droit de grève qui est maintenant limité dans le cas des délocalisations parce que les patrons ont bien le droit de s’installer où ils veulent au nom de la concurrence libre et non faussée[12]. Mais Laurent Berger se moque bien de tout cela, il cherche juste à se faire bien voir du président-fou, en espérant un poste ou une promotion. Il n’aura droit qu’à un crachat aussi bien de la part des travailleurs que de Macron et du MEDEF qui l’utilisent sans vergogne. 

    Abstention aux élections européennes 

    Il en va un peu différemment au Royaume Uni, et en effet je vois un intérêt à voter pour le Brexit Party, le nouveau parti qui vient d’être créé pour la circonstance alors même que les députés britanniques ne siègeront probablement pas, non pas que Nigel Farage me plaise en tant qu’homme politique. Le Brexit trainant en longueur, le Brexit Party est maintenant en tête des sondages avec 34%[13], ce qui lui permettraient de rafler une majorité des sièges européens dévolus au Royaume Uni. Mais en réalité le nombre de sièges importe peu. Car ici l’enjeu c’est le Brexit, et Theresa May a très mal mené sa barque dans les négociations interminables avec les équipes du sournois Michel Barnier. Si Nigel Farage est si haut dans les sondages, c’est pour deux raisons : la première est que la Labour et les Tories payent leurs tergiversations justement à propos du Brexit, la seconde, et c’est une évidence qu’il faut avoir en tête, c’est que contrairement aux mensonges qui ont été répandus depuis trois ans, les Britanniques ne regrettent pas le Brexit et ne sont pas prêts à revoter pour un référendum comme le voudraient aussi bien les caciques de l’Union européenne que Tony Blair par exemple ou George Soros. On a tenté de faire croire qu’un nouveau référendum pourrait inverser le cours des choses, que les Britanniques au fond regrettaient leur choix premier, mais si cela était vrai, on ne voit pas comment et pourquoi le Brexit Party serait en tête et d’aussi loin, puisqu’il y a aussi des Brexiters chez les travaillistes comme chez les conservateurs. Notez qu’au Royaume Uni il y a deux enjeux : renforcer les Brexiters pour conclure en octobre une sortie de l’Union européenne, et le remplacement de Theresa May et donc le renversement d’une majorité construite autour des conservateurs. Les conservateurs sont promis à la troisième place et donc ils seront sans doute une force d’appoint pour les Brexiters. Le recul des Tories et des travaillistes est la conséquence d’une irrésolution sur la question européenne justement. Nous retrouvons là un phénomène constant depuis plusieurs années : le flou sur la question européenne disqualifie les partis. Mélenchon en 2017 était arrivé à presque 20%. Aujourd’hui, alors que l’abstention sera élevée, la FI de Marion Aubry plafonne à 9-9,5%, soit la moitié des points de pourcentage de 2017. Pour les Britanniques qui partiront le 12 octobre selon toute probabilité, cette élection n’a donc comme enjeu que de réaffirmer le Brexit et de préparer un bouleversement très important puisque jusqu’ici les premiers ministres qui se sont succédés étaient soit travaillistes soit conservateurs. Les victimes collatérales de ce désastre seront évidemment Theresa May et le sinistre Jeremy Corbyn qui n’a toujours pas compris que le Brexit était aussi un vote de classe. Le vote pour le Brexit Party va sans aucun doute dissuader les politiciens de voler une fois de plus le résultat du référendum sur le Brexit. Et donc il apparaitra que les manœuvres de la Commission européenne auront été de simples manœuvres dilatoires tendant à faire rentrer le Royaume Uni dans le rang des pays alignés et de faire un exemple pour les autres pays qui voudraient en sortir. Si j’étais britannique et bien que les autres idées de Farage ne me conviennent en rien, je voterais pour le Brexit Party. La raison est simple, si on veut avancer dans la voie d’une reprise en main de son destin, il faut d’abord sortir de cette prison par tous les moyens. Je crois que c’est ce que pensent les Britanniques.  

    Abstention aux élections européennes

    Je ne fais donc pas une religion de l’abstention, par exemple je me déplacerais si le référendum contre la privatisation d’ADP va jusqu’à son terme, et je voterais bien évidemment contre cette braderie qui s’apparente à un pillage. De même j’ai voté par le passé contre tous les traités européens qui nous entrainaient dans la spirale néolibérale qui accentuait une dépossession de notre initiative politique. Certains pensent qu’il faudra voter blanc, mais c’est toujours cautionner une élection qui n’est qu’une parodie de démocratie. Mais l’autre raison de ne pas voter aux européennes ce sont les gilets jaunes. Ce mouvement a surgi parce que les partis en place été les syndicats n’ont plus depuis longtemps la capacité de s’opposer politiquement aux dérives en tous sens du Grand Capital. Or non seulement nous savons qu’il n’y a aucune possibilité de modifier les contenus des traités européens, mais qu’en outre, la France l’a montré, il y a une autre manière de faire de la politique, sans délégué son pouvoir de citoyen. Voter aux européennes serait trahir les gilets jaunes en cautionnant la manière la plus opaque de faire de la politique.  

    Abstention aux élections européennes

    Ceux qui disent qu’en élisant quelques députés sous leur couleur on va peser sur les institutions sont des menteurs. L’Union européenne cultive l’immobilisme en toute chose. L’OFCE, institut keynésien soft de conjoncture économique vient de sortir coup sur coup 3 numéros de Policy briefs, les numéros 53, 54 et 55. Le bilan de l’Union européenne est désastreux. Ils soulignent que l’euro masque de fortes divergences entre les économies – sa valeur est trop faible pour les pays comme l’Allemagne ou les Pays Bas, et sa valeur est trop haute pour la France, l’Italie et l’Espagne. Ce qui entraîne des déséquilibres commerciaux importants et par suite une augmentation de la dette pour les pays à la traîne. Mais constatant cela, ils se refusent à en tirer les conclusions qui s’imposent pour une sortie directe de cette usine à gaz. Ils vont donc militer pour une Europe des transferts et donc une politique de relance de l’économie européenne par de larges dépenses d’investissements publics dans les pays qui ont souffert le plus de l’austérité, c’est leur droit, mais cela ne tient pas compte de la réalité. Personne ne veut d’une Europe des transferts, essentiellement parce que les nations ne veulent pas abandonner leur souveraineté. C’est bien la leçon qu’on doit tirer du Brexit. Que ce soit bon ou mauvais pour l’économie, les Britanniques veulent retrouver leur souveraineté, c’est-à-dire cette capacité de décider par soi même de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, sans obéir à des oukases venus de Bruxelles. On peut défendre l’idée fédérale européenne qui a une logique propre, mais il faut cesser de se mentir sur l’impossibilité qu’il y a de l’atteindre. Bien entendu, les européistes constatent les carences dans le fonctionnement de l’Union européenne et ses très mauvais résultats économiques et sociaux – la croissance reste faible et le taux de chômage élevé. Mais leur paresse intellectuelle les empêche d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Plutôt que d’avouer que la construction européenne fut une faute et qu’il faut revenir sur celle-ci, on continue de faire comme s’il n’y avait pas d’autre choix que dans une fuite en avant, en espérant un miracle qui nous ferait passer du déchirement à l’harmonie.  

    Abstention aux élections européennes

    L’autre choix est d’imposer justement une autre politique qui viserait, au-delà de la croissance économique, que l’Union européenne n’assure plus même pour les pays les plus riches, deux objectifs :

    - une meilleure répartition de la richesse et de l’emploi, les Français sont toujours pour plus d’égalité, la croissance n’a guère de sens dans les pays très développés, consommer est devenu un but uniquement parce que cela permet le profit de quelques multinationales ;

    - une préservation de l’environnement, alors que la faune et la flore sont détruites à une vitesse jamais vue auparavant[14]. C’est un point d’ailleurs que les économistes de l’OFCE ne prennent guère en considération : l’Union européenne en concentrant le capital et en demandant toujours plus d’infrastructures pour faire circuler la marchandise éloigne les consommateurs des producteurs en rallongeant les circuits et en accélérant l’artificialisation de la nature. Et d’ailleurs quand ils réclament des investissements publics, ils pensent essentiellement aux infrastructures de circulation et de stockage, et également depuis quelques années au verdissement du capitalisme, par exemple en encourageant le remplacement des énergies fossiles par des énergies dites renouvelables pour faire de l’électricité. Mais on sait que s’il y a là un gisement de valeur et d’emplois pour le grand capital, la dégradation de l’environnement ne s’arrête pas, elle est juste, au mieux repoussée[15].

    Or ces deux objectifs ne peuvent pas être atteint avec l’Union européenne. Le premier parce que c’est la concurrence libre et non faussée qui est le principe unificateur, et le second parce que la Commission européenne et le Parlement européen, pour ne parler que d’eux, sont sous l’emprise des lobbies. L’exemple le plus parlant est sans doute la manière dont on a prolongé l’autorisation d’utiliser les glyphosates dans l’Union européenne, alors même qu’aux Etats-Unis, les amendes pleuvent par milliards de dollars sur cette entreprise criminelle qui s’appelle Monsanto[16]. En s’abstenant on rendra ainsi hommage à la lutte des gilets jaunes qui ont ouvert la voie vers une réappropriation du pouvoir des citoyens par eux-mêmes. On remarque que depuis trente ans en France la participation aux élections est en chute libre depuis trente ans et pas seulement en ce qui concerne le Parlement européen, le sommet a été atteint avec les législatives de 2017, ou moins de la moitié des électeurs ont voté au premier tour. De partout, dans le monde entier, monte cette clameur d’une démocratie directe où le peuple soit un peu mieux représenté autrement que par des soi-disant élites auto-proclamées qui, n’ayant pas réussi ailleurs, se recycle dans la politique.  

    Abstention aux élections européennes

    Le mouvement des gilets jaunes s’inscrit dans cette perspective, le peuple ne croit plus à l’idée selon laquelle on changera positivement quelque chose en votant pour quelqu’un qui décidera de ce qu’il faut faire. Et bien sûr c’est encore pire pour ce qui concerne l’Union européenne qui est vue comme mauvaise en soi, et au service d’intérêts particuliers, comme quelque chose de destructeur non seulement des droits sociaux, mais aussi tout simplement de la culture nationale, en France comme en Italie ou ailleurs.



    [15] Daniel Tanuro, L’impossible capitalisme vert, La découverte, 2010.

    « Acte XXVII, six mois de lutte, les gilets jaunes avec les enseignantsLes gilets jaunes toujours là, acte XXVIII ! »
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  • Commentaires

    1
    Jean Paul B.
    Mercredi 22 Mai à 17:56

    Bonjour,

    je partage entièrement votre point de vue sur l'UE et dans un autre contexte je m'abstiendrai,MAIS comme Macron fait le forcing pour que sa liste arrive en tête cela devrait nous mettre la puce à l'oreille. Tout le monde a bien compris que LREM dépassée par une autre liste serait considéré en France comme ailleurs comme un DÉSAVEU de Macron et de sa politique injuste pour les classes populaires (fiscalité pro-riche compensée par la hausse des taxes payées par tout le monde,CSG,Ordonnances Pénicaud,Casse de la Fonction Publique,démantèlement de la SNCF,privatisation d'ADP,politique étrangère aventureuse et belliqueuse contre la Russie et le Venezuela,alignement intégral sur les USA,etc.). De plus d'ici à 2022 il n'y aura plus d'élection à caractère national.

     Doit-on laisser passer cette occasion de le mettre en minorité à mi-mandat ? 

     Avez-vous pensé la gloire et la prétention de Macron si sa liste arrive en tête,car l'abstention même très importante sera immédiatement oubliée?

    "Ses" médias gloseront sans cesse sur sa re-légitimation par le Peuple pour justifier la poursuite de la casse sociale XXL entreprise depuis le début de son mandat.

      C'est pourquoi il est indispensable de l'assommer démocratiquement avec le seul bulletin de vote qui peut l'empêcher d'arriver en tête.

      Je sais que ce bulletin pue,mais à cet instant nous n'en avons pas d'autre capable de réaliser notre objectif. C'est pourquoi bien que ne partageant ni les valeurs ni le programme du RN je vais cette fois-ci utiliser,pour rendre justice aux GJ (blessés,poursuivis,condamnés pour avoir défendu le Bien Commun) et sans me déshonorer, ce bulletin RN uniquement comme un gourdin anti-Macron.

      In fine s'abstenir c'est l'aider involontairement.

      Macron doit payer le 26 mai pour tout ce qu'il nous fait subir! 

      • Jean Paul B.
        Mercredi 22 Mai à 18:32

        PS: J'ai oublié de citer la "réforme" des pensions de réversion dissimulée dans la future "réforme" des retraites!

        Cela vaut le coup d'y réfléchir avant de prendre la décision de refuser de voter le 26 mai.

    2
    Mercredi 22 Mai à 21:02

    Beaucoup sont en effet sur cette position, et c'est pourquoi le vote utile apparait être le RN. Les choses sont pliées, LREM finira sans doute deuxième malgré la débauche éhontée de propagande de la presse aux ordres Pour moi tout va se jouer sur le référendum de la privatisation d'ADP. On ne voit pas comment il pourra le gagner. 

      • Jean Paul B.
        Vendredi 24 Mai à 18:34

         Attention à ne pas vous faire trop d'illusions sur la tenue effective de ce référendum sur la privatisation d'ADP.

         Vous savez comme moi que le législateur a pris soin de mettre un certain nombre de verrous pour compliquer sérieusement la tenue du fameux RIP et le professeur de droit public à l'Université de Lille, M. Jean Philippe Derosier,nous les a bien décrits dans un article de son blog intitulé "La Constitution Décodée" que je mets en lien.

        http://constitutiondecodee.blog.lemonde.fr/2019/04/09/une-premiere/

        Cordialement.

    3
    Vendredi 24 Mai à 19:20

    Oui, le référendum peut encore être bloquer par l'Assemblée nationale, ou retardé. Mais s'ils le bloquent, ce sera une faute politique grossière qui risque de mettre tout le monde dans la rue. N'oublions pas que sur ce sujet Macron a réussi à unir toute l'opposition.. En outre 80% des Français y sont hostiles et farouchement hostiles On verra

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