•  Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    La milice de Castaner embarquant Jérôme Rodriguez sans aucun motif légal, c’est le symbole de la dictature macronienne  

    Comme nous le disions hier, les gilets jaunes ne sont pas finis, loin de là. Ce ne sont pas des touristes, et comme tels ils ne partent pas en vacances, ils sont là pour gâcher la parade militaire de Macron. Le 14 juillet c’est, depuis 1880 du moins, la fête nationale. Dans l’imaginaire populaire c’est la célébration d’une révolution populaire – il n’y a que peu de temps qu’on parle de « populiste » – qui de la prise de la Bastille au 4 août allait amener la fin des privilèges. Si vous voulez c’était une révolution contre ceux qui bouffaient du homards et se gobergeaient avec des grands crus pendant que le peuple se serrait la ceinture et payait de plus en plus d’impôts. Cette fête nationale signifie que la France, et les Français, revendiquait la liberté, l’égalité et la fraternité comme fondement d’une société nouvelle. L’histoire est un éternel recommencement, maintenant il s’agit de chasser un nouveau roitelet qui bafoue justement la République et tente de restaurer, à l’image de ceux de Coblence, une monarchie soutenue par l’Allemagne. Cette fête qui devrait être la célébration de la liberté tourne à la répression. Dès le matin les miliciens de Castaner arrêtaient sans raison aucune des figures marquantes du mouvement des gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle et Eric Drouet[1], signifiant ainsi que les Français n’avaient pas le droit de se trouver sur les Champs-Elysées pour célébrer leur Révolution. C’était un nouvel abus d’autorité. Mais il y en a tant qu’il est impossible de croire, même avec une bonne volonté, que nous sommes encore en démocratie. Quoi qu'en disent les éditocrates grincheux, ce n'est pas Macron qui représente l'esprit du 14 juillet, mais bien les gilets jaunes. Ceux qui ont pris la Bastille avaient mis aussi les têtes des représentants de l'oligarchie de l'époque au bout d'une pique.

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

     Macron sous une très haute protection salue ceux qui le sifflent et le conspuent copieusement  

    C’est sous une protection policière renforcée que cette année Macron et son sourire imbécile se prêtèrent au défilé. Macron, n’a pas de chance, en 2017 et 2018, il n’y avait personne pour le regarder passer, pire encore, en 2018, la patrouille de France s’était mélangé les couleurs, comme si tout ce que touchait Macron devait virer en eau de boudin, ce garçon porte malheur[2]. Cette année il y avait du monde, mais, pas de chance, c’était des gilets jaunes venus pour le huer[3]. Pendant ce temps, le Fouquet’s, symbole d’une bourgeoisie arrogante et vulgaire, rouvrait ses portes et proposait un brunch pour la modique somme de 120 € par personne, on est démocrate et républicain ou on ne l’est pas[4]. Cet étalage de luxe vulgaire risque de donner envie aux gilets jaunes de brûler cette boutique à nouveau[5]. Toutes les places avaient été réservées à l’avance. Le spectacle a dû être un peu gâché parce que justement les Champs Elysées se sont retrouvés en état de siège. Ce défilé se voulait en réalité la démonstration que Macron était bien le président des Français et qu’à ce titre – et au nom de Saint Pognon – il avait redressé la barre, alors qu’il avait bien failli être renversé au début du mois de décembre dernier. Les gilets jaunes sont venus lui pourrir la vie en le sifflant, en l’injuriant copieusement. Certes la police avait tenté de faire le ménage en amont, mais elle avait des moyens limités parce qu’elle ne pouvait pas entamer une émeute en plein milieu des Champs Elysées pour le 14 juillet. C’eut été avouer que nous n’étions plus en République. Il y a bien eu quelques bousculades, mais ce fut limité tout de même. Mais le Fouquet's dut refermer ses portes quand les choses commencèrent à dégénérer en début d'après midi. 

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    Pour bien comprendre le ridicule de la situation, il faut regarder la photo ci-dessous, on y voit Macron tenter de sourire pour faire plaisir aux caméras de télévision, mais il ne peut pas occulter le fait qu’il a peur, très peur. Il est assez connu comme trouillard depuis au moins le mois de décembre 2018, les gilets jaunes sont son cauchemar. Il est inquiet pour son intégrité physique, pour son intégrité mentale, il ne craint plus rien, il est déjà passé de l’autre côté. On a fait en sorte que le président soit éloigné de la foule qui le hait véritablement. Cependant, il ne pouvait ignorer les cris et les sifflets. Ce 14 juillet 2019 est la démonstration qu’il est bien séparé du peuple et seulement protégé de lui par des cordons de miliciens. En aucun cas il ne peut se revendiquer de représenter le France et les Français. 

     En dépit de toutes les mises en scènes et des sondages bidouillés, il sait que sa cote de popularité reste scotchée à moins de 30%[6]. Au fond le message que les gilets jaunes qui se recommandent de la prise de la Bastille et de la Révolution française, envoyaient à Macron était le suivant : vous n’êtes pas digne de l’histoire de la France que vous tentez de détourner à votre profit. Vous n’êtes pas le descendant des Sans-culottes, seulement le représentant de la contre-révolution, du parti des émigrés, vous n’êtes pas le président des Français. On se souvient d’ailleurs que Macron avait affirmé qu’à la France il y manquait un roi, le roi étant par définition en France la figure de l’abus de pouvoir[7]. C’est bien cette cuistrerie que ce parvenu, domestique stipendié de l’oligarchie, paie aujourd’hui. La veille, Macron avait annoncé depuis l’Hotel de Brienne, la création d’un commandement de l’Espace, tandis qu’au dehors les gilets jaunes criaient leur dégoût des minables combines de de Rugy, représentant indigne des privilèges du temps jadis[8] ! Tout le monde a moqué Macron, disant que s’il n’arrivait à rien en France, en Europe, il lui restait à se faire nommer « roi de l’Espace » par lui-même ! Ce quinquennat est en train de tourner dans le quotidien à la farce, façon Ubu roi. 

     Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    Macron est inquiet pour son intégrité physique  

    On notera que si Macron est un vrai contre-révolutionnaire, cela se voit aussi dans la manière qu’il a de brader les intérêts de la France. Que ce soit ADP, la Française des jeux ou la SNCF, il cherche toujours à faire réaliser de bonnes affaires par ses copains milliardaires. Mais dans cette braderie, il y a aussi le traité d’Aix-la-Chapelle[9]. Ce dernier traité est une avancée pour tenter de faire sortir les régions d’Alsace et de Lorraine de la souveraineté française, au motif d’en faire une région européenne, bilingue, mais en fait c’est le premier pas pour que l’Allemagne puisse un jour s’en emparer. On sait que ce traité maudit envisage de partager la bombe avec notre ennemi héréditaire, mais aussi de fondre notre armée dans une grande armée européenne sous domination allemande. Je passe sur le partage envisagé de notre siège au Nations Unies. Quoi qu’il en soit, ce 14 juillet 2019, la tremblotante Merkel est venue passer l’inspection de nos troupes, histoire de vérifier si elle n’a pas été trompée sur la marchandise. Cette démonstration de la vassalisation de la France, absorbée dans le grand-tout européiste, a souvent été rapprochée de la collaboration façon Maréchal Pétain. Ce n’est pas tout à fait exact. En 1940 Hitler avait démantelé l’armée française, en 2019, l’Allemagne s’en empare sans résistance. La soumission reste la même, car si le peuple français a, plus que tout autre, été porté vers la révolution et la liberté, il a été très souvent trahi de manière obscène par ses élites. C’est bien pour ça que la révolution est toujours une idée recommencée. Macron sait très bien qu’il a l’image en France du traître de comédie. C’est un défi qu’il nous lance. « Qu’ils viennent me chercher ». En un sens c’est bien lui qui a, dans un moment d’égarement, défini le programme des gilets jaunes. Notez que les gilets jaunes sont le seul parti – un parti d’une nouvelle forme cependant puisqu'il n'a pas engendré une bureaucratie – qui dénonce franchement les abus de cette classe de politiciens vendus. On peut les remercier, quant aux autres partis institutionnalisés, tout comme les syndicats, ils sont aux abonnés absents, alors que notre époque est bien à la révolte

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes

    L’armée française inspectée par l’Allemagne, derrière Macron on reconnait un amateur de homard  

    Les gilets jaunes venus conspuer Macron étaient très nombreux sur les Champs Elysées. Notez qu’ils sont actifs aussi bien en semaine que le samedi et le dimanche, démontrant une belle ténacité. Bien que comme je l’ai dit au-dessus la police n’ait pas osé être trop violente, elle a procédé tout de même à 175 arrestations. C’est beaucoup pour un jour de fête nationale, c’est sans doute inédit sous la Vème République, encore un nouveau record à mettre à l’actif du petit banquier[10]. Les policiers, une quinzaine de miliciens, se sont jeté sur Maxime Nicolle alors qu’il se trouvaient avenue de Friedland, preuve que lui, Drouet ou Rodrigues sont surveillés jour et nuit par les espions de Castaner. Il y a eu également quelques tirs de grenades lacrymogènes – là encore c’est inédit pour une fête nationale – qui peut-être ont dérangé les horribles brunchers du Fouquet’s. Cette atmosphère de fin de règne est inquiétante pour la suite, en tous les cas, elle annonce une rentrée certainement chaotique. Que ce soit lorsque Buzyn se fait pourchasser dans les couloirs d’un hôpital ou quand Macron tente de s’affirmer comme le chef de l’Etat, comme s’il était président, on note que les hauts personnages de l’Etat ne bénéficient plus de la même mansuétude qu’autrefois. Et on le leur fait savoir. Si pour Macron ce fut un 14 juillet complètement raté, pour les gilets jaunes ce fut bel et bien un succès, montrant ainsi à la face du monde que la France est dans un état quasi-insurrectionnel. Le gouvernement ne se maintenant que parce que la police accepte de faire ce travail répugnant de le protéger contre le peuple et sa volonté d’abolir les privilèges des plus riches. 

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    Avec sa brutalité coutumière la milice de Castaner interpelle un citoyen mécontent du mauvais travail de Macron  

    Après le départ du cortège officiel, les gilets jaunes ont manifesté contre Macron sur les Champs Elysées, profitant du fait que le préfet n’avait pas pu interdire le rassemblement, ce qui a entraîné des tirs de grenades lacrymogènes. Ils ont ensuite continué à manifester place de la Bastille, ce qui est la moindre des choses pour un 14 juillet. On a vu des policiers très nerveux, et même un commissaire de police qui a dû être évacué par ses hommes devant la vindicte populaire. Sans doute commencent-ils à en avoir assez de jouer les chiens de garde de la haute bourgeoisie. Dans la tribune officielle du défilé, Macron avait mis derrière lui cette petite canaille de de Rugy. Une énième provocation qui ne passe pas du tout. Il va venir un moment où cette engeance ne pourra plus voir la lumière du jour et devra resté confinée dans ses palais dorés. 

    Le 14 juillet 2079 malheureux du dictateur Macron, le pouvoir des gilets jaunes 

    Les Champs Elysées ont vu les gilets jaunes manifester après le cortège officiel 

     

    Ci-dessous on trouvera une vidéo des tensions qui ont émaillé ce misérable 14 juillet 2019.

     

     

     

    https://www.youtube.com/watch?v=6O2PyqTc2aU

     



    [5] Encore qu’on ne sache pas trop si se sont les gilets jaunes qui lui ont mis le feu. Pour beaucoup l’origine de l’incendie vient des tirs de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre, lors de l’acte XVIII. https://www.20minutes.fr/societe/2475643-20190318-acte-18-gilets-jaunes-devanture-fouquet-brulee-forces-ordre

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Acte XXXV, les gilets jaunes sont toujours là !  

    Ils étaient plusieurs milliers encore à Paris 

    Les gilets jaunes sont partout. A Paris l’acte XXXV a montré une forte détermination. Sans doute que les homards de de Rugy y sont pour quelque chose. En effet en tirant le fil de l’histoire de ce personnage douteux qui ne sert à rien, sauf à faire croire aux imbéciles que Macron s’occupe d’écologie, tout est venu de la mesquinerie de cette classe de parasites, le chauffeur qui amène les enfants à l’école, les dîners privés, le sèche-cheveux doré à l’or fin, le logement social. Bref la totale. L’arrogance vulgaire de ceux qui sont sensés représenter les Français fait enrager les plus modérés. On aurait tort de croire que le mouvement est mort. Au contraire, il s’enracine et prend date pour les combats à venir. Il semble qu’il n’y ait plus personne qui maîtrise quoi que ce soit dans ce gouvernement d’incapables. Griveaux critique de Rugy, demandant implicitement sa démission, Attal aussi. Et quand Sibeth Ndiaye annonce que le président soutien de Rugy, ça fait rire tout le monde. La sinistre Buzyn dont l’incompétence est aussi colossale que l’arrogance visitait un hôpital de La Rochelle vendredi dernier. Les urgentistes ont manifesté leur mécontentement à son endroit, ils lui reprochent de massacrer le service public de l’hôpital. Elle a dû être exfiltrée – ce sont les termes qui ont été employés par les journalistes – afin d’éviter le pire. C’est assez inédit cette haine qui monte de plus en plus à l’endroit de l’élite autoproclamée[1]. Il ne faudrait pas séparer cette critique du gouvernement tout azimut du mouvement des gilets jaunes. Car ceux-ci sont les plus âpres défenseurs du service public. Dans les manifestations du samedi 13 juillet, Blanquer qui s’est conduit si mal avec les professeurs qui faisaient la rétention des notes du bac était aussi pris pour cible longuement. 

    Acte XXXV, les gilets jaunes sont toujours là ! 

    La sinistre Buzyn a dû s’enfuir de peur d’être lynchée 

    Les gilets jaunes ont fait école. Vendredi 12 juillet, on a vu apparaître des « gilets noirs ». C’est un mouvement classique des sans-papiers, très organisé par l’extrême-gauche qui réclament des papiers et des avantages sociaux, avec des slogans du type : « la France est à nous », ce qui ne peut que faire les affaires du Rassemblement National, tant cette agressivité est rejetée par une très large majorité des citoyens. Ils ont occupé le Panthéon, lieu symbolique s’il en est[2]. Mais curieusement la police a laissé faire, on n’a pas sorti l’artillerie lourde pour les contrer. De même les supporters algériens ont fêté d’une manière très violente la victoire de leur équipe contre la Côte-d’Ivoire, en se réunissant sur les Champs Elysées et dans tous les centres des grandes villes, pillant des commerces derrière le drapeau algérien, il y a eu un mort[3]. La encore la police a été extrêmement passive, on n’a pas sorti, ni les canons à eau, ni les blindés. On ne peut pas dire que la police soit prise au dépourvu, tout le monde sait que dès qu’il y a une victoire de l’Algérie en football, on a droit aux mêmes scènes. Vous remarquerez que les sans-papiers et les immigrés n’ont guère été présents dans le mouvement des gilets jaunes. Le gouvernement choisi sa répression : la mansuétude pour les sans-papiers et les supporters algériens, la répression féroce pour les gilets jaunes. Outre cette sempiternelle culpabilisation de l’homme blanc, derrière ce choix mal assumé, il y a l’idée que seuls les gilets jaunes sont vraiment dangereux pour le pouvoir. 

    Acte XXXV, les gilets jaunes sont toujours là ! 

    Les gilets jaunes envahissent la Gare de Lyon.

    Comme je l’ai signalé depuis plusieurs semaines les médias ont pour consigne de ne plus parler des gilets jaunes. L’analyse stupide de Macron et de son gouvernement c’est que si on en parle, ça fait de la publicité et ça mobilise. Donc les médias ont des instructions. On vous parlera de n’importe quoi, mais pas des gilets jaunes, à croire qu’ils n’existent plus. Certes les chiffres qui nous parviennent au compte-gouttes montrent que la mobilisation est bien moindre qu’il y a quelques mois. Mais ils sont pourtant encore plusieurs milliers à défier Macron et sa milice dans les rues. Si à Paris c’était la plus grosse manifestation de la journée, avec des actions dans les gares, il y avait des rassemblements à Charleville-Mézières, à Montceau-les-Mines, et dans les lieux habituels des rassemblements. Cette manière scandaleuse de passer sous silence le XXXVème acte des gilets jaunes, alors qu’on en fait des tartines sur les gilets noirs ou sur les supporters algériens est ignoble, parce que les gilets jaunes développent un vrai message politique, et que tous les jours ce message prend le sens de l’évidence : la révolution devient une nécessité.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  L’affaire De Rugy et ce qu’il révèle de la corruption en France

    On savait depuis longtemps que François De Rugy, écolo en peau de lapin, et petit magouilleur, était une canaille. Peut-être pas plus pourri que les autres ministres de la Macronie, mais enfin, certainement pas moins. On serait bien en peine de trouver une action positive de sa part pour la défense de l’environnement, ce qui normalement est du ressort de son métier de ministre. Nous apprenons grâce à Médiapart que cet antipathique et sa femme – « journaliste » à Gala – organisaient des dîners fins avec leurs amis sur le compte des contribuables[1]. Tout le monde joue la carte de l’indignation et les journaux détaillent à qui-mieux-mieux la somptuosité des dîners que cet aristocrate fin de race – il est un descendant de la famille Goullet de Rugy ce genre de famille qui a acheté sa particule il y a quelques siècles, en solde. Et donc il y avait du homard, des vins fins, et des tas de domestiques pour servir cette canaille qui se gobergeait sur notre compte. Evidemment tout le monde est indigné – sauf les macroniens bien sûr – mais cependant ces dîners soulèvent bien des questions. La première est celle-ci pourquoi est-ce Médiapart qui dénonce cette ahurissante gabegie, et pas Le monde ? En effet les journalistes du Monde qui sont très bien introduits auprès des macroniens, savaient parfaitement de qui se passait sous les ors du palais de Lassay. Autrement dit, Le monde, Le Parisien, Le Figaro et les autres ne sortent l’information qu’une fois que Médiapart l’a révélée, lorsqu’ils ne peuvent plus faire autrement[2]. Ce retard signifie simplement qu’ils n’ont pas voulu faire de la peine à Macron le président-fou et à son entourage. Le rôle douteux des « journalistes » est révélé par le sinistre Aphatie qui justement s’est retrouvé à la table du soi-disant ministre de l’écologie. Voilà ce que dit ce « journaliste » qui n’aguère n’avait pas de mots assez durs pour attaquer les gilets jaunes : « J’ai hésité à y aller parce que si le déjeuner est un espace de travail, le dîner est un espace ambigu. (…) J’ai vite compris que cela n’avait pas beaucoup de sens d’être là pour moi. Ce n’est pas un dîner de travail. Et si c’était à refaire, non, je ne le referais pas. » Il reconnait ainsi qui ces dîners ne servaient strictement à rien d’autre qu’à se faire plaisir dans l’entre-soi d’une bourgeoisie arrogante et sans morale. Ce faisant Apathie montre que De Rugy est un menteur. En effet celui-ci pour se défendre à repris l’antienne macronienne du « j’assume ». Avançant que certes il s’agissait de dîners somptueux, mais que c’était aussi des sortes de réunions de travail, une manière de prendre le pouls de la France d’en bas ! « J’assume que ma femme ait pu participer, je défendrai ma femme. Nous n’avons rien à nous reprocher (…). [Quant aux invités], ce ne sont pas des amis, certains nous les connaissions, d’autres pas (…), c’est ça le propre d’avoir des relations de travail. ». On dirait Fillon défendant les emplois fictifs de Pénélope.  

    L’affaire De Rugy et ce qu’il révèle de la corruption en France

    En vérité on apprend que ces dîners avec des bouteilles de grands crus à 500 ou 1000 € étaient organisés par sa femme – « journaliste » à Gala, on est prié de ne pas rire. Celle-ci se prenant pour Brigitte Trogneux avait décidé d’exister en dépensant sur le compte des plus pauvres dans un luxe de parvenus. Mais que De Rugy soit une canaille sans principe et sans honneur, on le savait déjà. Et nous savons que le politicien honnête est une espèce très rare dont tout le monde parle, mais que personne n’a vue ! Peut-être bien que ça existe au fond, mais on n’en sait rien. Mais en termes de gabegie, De Rugy ne fait que suivre l’exemple des Macron. Non seulement on connait les goûts dispendieux de Brigitte Trogneux en matière de vaisselle et de moquette – elle nous coût un pognon de dingue alors qu’elle n’est rien, même pas mal élue comme son petit mari – mais on connait aussi que le ministre de l’économie Emmanuel Macron dépensait sans compter en dîners d’apparat pour faire sa promotion pour les présidentielles[3]. L’exemple vient donc de haut, et si De Rugy se fait virer, il pourra toujours évoquer le précédent du président-fou. Les ors de la République font rêver les cons, et bien sûr ces rêves moisis ne passent pas auprès du peuple à qui on enjoint jour après jour de se serrer la ceinture pour rembourser la dette, pour protéger la planète. Mais en vérité on se serre la ceinture pour permettre à cette caste de rats d’égouts de se goberger. ?  

    L’affaire De Rugy et ce qu’il révèle de la corruption en France

    Mais le scandale de De Rugy ne s’arrête pas là. Il touche directement une autre canaille : sa directrice de cabinet – dircab en macronien moderne – bénéficiait d’un logement HLM à Paris alors qu’elle ne l’habitait pas ! Nous apprenons que cette farce a duré 12 ans, entre 2006 et 2018[4]. Ce nouveau tolé après celui des dîners à l’hôtel de Lassay a contraint De Rugy a demander la démission de Nicole Klein. Que ce soit De Rugy ou Nicole Klein, nous voyons que ceux qui sont sensés servir le bien public sont plutôt dans la situation de se servir. Ce n’est pas le premier scandale de ce type qu’on rencontre dans la gestion du parc des HLM de Paris. On avait eu par exemple le cas d’Alain Juppé qui avait non seulement demandé et obtenu un HLM pour son fils Laurent, pilote de ligne, mais qui en plus avait réclamé un rabais de 1000 francs sur le loyer, c’était du temps où Alain Juppé, qui n’en est pas à une casserole près, était secrétaire général de la mairie de Paris[5]. Alain Juppé avait par ailleurs ordonné de faire pour plus de 380 000 francs de travaux dans le logement destiné à son fils. Il y a donc une vieille manie chez les politicards d’utiliser comme bon leur semble l’argent public. Mais revenons à De Rugy, il y a encore une troisième affaire : De Rugy a commandé pour 63 000 € de travaux dans ses appartements de fonction, argant qu’on n’avait pas refait la salle de bains depuis une quinzaine d’années[6]. Pour ma part je n’ai pas d’argent pour refaire ma salle de bains tous les quinze ans. De Rugy souligne d’ailleurs que ce qu’il a fait est légal. On n’en doute pas, comme ce que fait Macron quand il change la vaisselle de l’Elysée pour 500 000 €. Mais est-ce légitime, au moment où on serre la vis de tous les côtés, notamment aux chômeurs qui sont désignés à la vindicte publique ?

      L’affaire De Rugy et ce qu’il révèle de la corruption en France 

    La préfète Nicole Klein contrainte de démissionner 

    Certes la Macronerie n’a pas inventé le détournement des fonds publics. Ils ne sont pas assez intelligents pour inventer quoi que ce soit, ni même pour imaginer qu’ils vont se faire coincer. Seulement, en tombant en même temps que la crise des gilets jaunes qui joue les prolongations, il apparaît que cet usage des fonds publics est la contrepartie de la lutte des classes : c’est leur butin, leur rémunération en quelque sorte pour les services qu’ils rendent avec zèle à l’oligarchie. Ces gens n’ont pas d’idéologie à part celle de profiter le plus possible du temps qu’ils passeront dans les hautes sphères du pouvoir. La différence d’avec les temps jadis, c’est que ça se voit plus. Si Médiapart n’avait pas sorti cette affaire, on peut douter que les autres journaux l’ait dévoilée, tant les complicités entre la sphère médiatique et les politicards est évidente. On comprend mieux pourquoi la Macronie a hâte de mettre en place un contrôle encore plus strict des journalistes, car si ce genre d’affaires se multiplie, l’idée qu’on peut se débarrasser des politicards va faire encore un peu plus son chemin et par contrecoup celle d’une démocratie directe. L’idée du retour de la guillotine fait son chemin.



    Partager via Gmail

    1 commentaire
  •  Pauvre Grèce, la honte de Tsípras, la victoire des abstentionnistes

    Tsípras peut tirer un trait sur sa carrière politique, au moins en Grèce. Il a été battu dans les grandes largeurs par la Nouvelle démocratie¸ qui n’est ni nouvelle ni démocratique et qui représente la droite ordinaire à la Macron, libérale pour l’économie, dure pour les contestataires, européiste et affairiste cela va de soi. On va donc continuer à dépecer la Grèce. Ce sera comme ça tant que la canaille politicienne ne se fera pas chasser du pouvoir. Le monde qui n’en est plus à une imbécilité près titre Législatives en Grèce : avec une majorité absolue, le candidat de droite Mitsotakis réussit son pari. Il n’y avait pas d’enjeu en vérité, Tsípras lui-même n’y croyait pas. On nous dit Mitsotakis et son parti obtiennent 39% des suffrages exprimés – donc on ne parle pas d’abstention – mais 39% leur suffit pour obtenir la majorité au Parlement. En vérité l’abstention est de 42%, et donc il vient que c’est à peine un peu plus de 22% des électeurs Grecs, je ne parle même pas des non-inscrits, qui ont voté pour Nouvelle Démocratie[1]. Pauvre Grèce, pauvre démocratie. Les gagnants sont les abstentionnistes, écœurés par les revirements de Tsípras, dégoutés par la perspective d’avoir Mitsotakis comme premier ministre. Mais en même temps ils sont aussi les perdants, sauf à admettre que cette montée de l’abstention est le prélude à un grand chambardement dans toute l’Europe. Le journal d’ultra-droite, L’opinion, journal contrôlé par Bernard Arnault, était très content, il trouvait que la Grèce basculait à droite après quatre ans de gauche radicale[2] ! Diable si pour ces gens la gauche radicale c’est Tsípras, c’est soit qu’ils sont complétement stupides, soit qu’ils font exprès, ou peut-être les deux à la fois. On notera que lorsque la gauche arrive au pouvoir et fait une politique de droite en versant dans le libéralisme, elle est ensuite balayée. C’est bien ce qui a entraîné en France la destruction du PS.

      Pauvre Grèce, la honte de Tsípras, la victoire des abstentionnistes

    Donc au lieu de s’étonner de la très faible participation des Grecs à ce scrutin, la plupart des journaux parlent d’un triomphe de Mitsotakis. Kyriakos Mitsotakis n’est cependant que l’héritier de son père qui fut un premier ministre très conservateur, il a hérité de son argent, de son entregent, et de son parti ! Il peut raconter ce qu’il veut, se présenter comme un outsider « en dehors du système », le fait est là. Pour tenter de se faire un nom, ou plutôt un prénom, il joue les Macron en se donnant des airs rebelles, il se promène en chemise, enlève la cravate, tic vestimentaire qu’on retrouve aussi chez Macron, et chez tous les bourgeois qui veulent se donner des airs de ce qu’ils ne sont pas. Avec Mitsotakis rien ne changera, Tsípras a déjà fait le sale boulot. Il n’y a plus rien à privatiser, plus un seul petit port à vendre à des Chinois. Les réformes de Tsípras, et celles qui ont eu lieu avant lui, notamment quand Samaras était au pouvoir, qui ont été faites pour complaire au grand capital et à l’Union européenne, Il a vaguement promis de relancer l’économie. Tout le monde promet ça. La purge imposée par Bruxelles à la Grèce fait que Tsípras ne pouvait pas être réélu. Ça fait donc des mois que nous savons qu’il sera battu. Il avait d’ailleurs, il y a quelques semaines, perdu aussi les élections européennes. La Grèce est un des pays qui a le plus souffert de la crise de 2008. Dix ans après le désastre de cette crise ne s’est pas résorbé, il faut dire qu’à la crise financière et économique ordinaire s’est rajouté la purge européiste, une double peine en somme. Des centaines de milliers de Grecs ont quitté le pays, souvent les plus dynamiques et les plus jeunes – grâce à cela le chômage est resté autour de 20%, mais de 45% pour les plus jeunes. La dette reste toujours très élevée, malgré les mesures d’austérité radicales, elle reste scotchée aux alentours de 190% du PIB.  

    Pauvre Grèce, la honte de Tsípras, la victoire des abstentionnistes

    Mitsotakis a promis une baisse d’impôts pour relancer l’économie, comme c’est original ! Mais cela veut dire que, compte tenu de la surveillance allemande tatillonne sur le budget, soit, il ne réalisera pas sa promesse, soit, il liquidera encore un peu plus de ce qui reste des services publics qui sont déjà à l’os, sans doute ce sera encore l’éducation et la santé qui paieront la note, la police n’est pas concernée, car comme en France, le gouvernement grec ne peut pas se maintenir sans une police bien dressée et sauvage : ce durcissement de la police se retrouve d’ailleurs dans toute l’Europe. Dans le gouvernement Samaras, Mitsotakis, le fils, était chargé en 2014 de la réforme administrative, ce qui veut dire qu’il était chargé de licencier des milliers de fonctionnaires pour complaire – déjà – à Bruxelles et par contrecoup à l’Allemagne. Apparatchik appliqué de la doxa libérale, proche de la puissante église orthodoxe, il va rapidement se retrouver à contre-courant de la population qui, elle, n’a pas de mots assez durs pour qualifier l’Europe et l’Allemagne. C’est la frange de la bourgeoisie qui a voté pour Mitsotakis. Et les électeurs de gauche ont abandonné Tsípras à son sort de traitre à la nation. La Grèce à un coup d’avance dans le mouvement de la décomposition du capitalisme. Ces palinodies électorales montrent à tout le moins que le système est bloqué en Europe, et il est bloqué essentiellement parce que les pays ont perdu, plus ou moins volontairement, leur souveraineté. La politique économique de la Grèce ne se décide plus à Athènes depuis au moins la trahison de Tsípras. Mais pour la France c’est la même chose : le sémillant Macron n’a strictement aucune idée de ce qu’est la France et de ce qu’elle pourrait faire. Il se contente d’appliquer les directives de Bruxelles – les fameuses GOPEs – et de sortir la matraque quand le peuple manifeste. Remarquez que lui aussi a été mal élu, malgré les apparences, au 1er tour des élections présidentielles de 2017, il n’a réuni que 18% des électeurs sur son nom, et son parti croupion, LREM, n’a retenu sur le sien que 13% des électeurs, ce qui lui a permis tout de même d’avoir une majorité de sièges à l’Assemblée nationale. On voit que ce système post-démocratique n’a même plus l’apparence de la démocratie bourgeoise. Les journalistes ont de plus en plus de mal à en faire la promotion, ça sonne creux. Mitsotakis n’est pas équipé intellectuellement pour faire autre chose que d’approuver Bruxelles, mais les problèmes sont bien là. Tsípras qui portera tout le reste de sa vie la honte de ses trahisons, va sûrement se dégotter une sinécure rémunératrice pour tous les services qu’il a rendu au grand capital. Pour ma part, vu que Mitsotakis n’est soutenu que par la bourgeoisie et que son parti comme celui de Tsípras n’a pas été capable et ne sera pas capable de sortir le pays de l’ornière, je ne serais pas étonné de voir la Grèce comme le premier pays candidat à une sortie de l’Union européenne après le règlement du Brexit. Ce sera le cas si entretemps intervient, comme beaucoup le prédisent, une crise financière de grande ampleur[3]. Dans ce cas-là, il serait impossible de demander encore plus à la Grèce en termes d’austérité, et probablement les banques se retrouveraient dans une situation de faillite. L’exemple de la Grèce montre clairement une chose : la politique d’un pays ne se fait plus dans les urnes, soit elle se fait à l’ombre discrète des cabinets à Bruxelles et à Francfort, soit elle se fait dans la rue.

    Pauvre Grèce, la honte de Tsípras, la victoire des abstentionnistes

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là  

    Paris 

    On dira ce qu’on voudra, mais les gilets jaunes sont toujours là, samedi après samedi, même s’ils sont de moins en moins nombreux, malgré les vacances et malgré la canicule. Pire encore, alors que la cote de popularité de Macron reste basse, scotchée à 26%[1], les gilets jaunes ont le soutien de près de 50% de la population, donc bien au-delà du soutien accordé à l’exécutif. Il faut dire que le gouvernement dictatorial qui ne se cache plus de son projet de détruire la France, multiplie les provocations. Alors que d’un côté Macron parle d’écologie, le voilà qu’il encourage la signature de l’accord avec le Mercosur, et la ratification du CETA par l’Assemblée nationale[2]. Or, même Nicolas Hulot s’en est aperçu, ces accords de libre-échange participe de la destruction de l’environnement, mais en détruisant l’agriculture, ce sont des pans entiers de notre économie et de notre culture qu’on abandonne à la raison du profit[3]. Macron et les LREM sont les adeptes du double langage, plus menteurs et corrompus qu’eux, c’est difficile de trouver. Mais à ce comportement il faut ajouter la volonté dictatoriale de contrôler les Français, tous les jours on cherche de nouveaux moyens. C’est la répression policière et judiciaire des gilets jaunes les interdictions de manifester, à Caen, à Rouen, à Besançon, et bien d’autres endroits encore. Macron bafoue tous les jours les libertés fondamentales. Cette marche vers une dictature qui se cache de moins en moins a pris un nouvel aspect avec la mise à pied u policier Langlois. Celui-ci est le porte-parole du syndicat Vigi. Le motif trouvé par la clique de Castaner est qu’il aurait offensé sa hiérarchie[4]. Mais en vérité il est suspendu sans salaire pour avoir dénoncé le sale rôle que Castaner fait jouer aux policiers. Autrement dit c’est un policier qui reconnait que la police accepte de jouer un jeu non démocratique. IL dénonce c e que nous savons depuis le début : les policiers sont transformés en miliciens pour le soutien d’un parti qui se voudrait unique. On remarque que parmi les forces de l’ordre, le soutien au gouvernement est en train de craquer : ici ce sont les gendarmes qui ont fait savoir que la charge qui a envoyé Geneviève Legay à l’hôpital et bien ils n’avaient pas voulu la faire. Autrement dit ils ont désobéi aux ordres[5]. Mais ce qui est plus étonnant et qui devrait inquiéter Macron, c’est qu’ils le font savoir. Pour l’instant ce sont des syndicats minoritaires comme Vigi ou France Police[6] qui critiquent le plus vivement l’usage que fait le gouvernement de la violence dans les manifestations. Ils refusent clairement de se faire instrumentaliser par le pouvoir dictatorial en place. C’est une bonne nouvelle pour les gilets jaunes. C’est peu de chose, mais cela veut dire qu’à l’avenir le gouvernement pourra un peu moins comptera sur les forces de l’ordre pour matraquer le peuple en colère.

    Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là  

    Toulouse 

    Tout ça pour dire que si les gilets jaunes sont bien moins nombreux, s’ils peinent à retrouver une inspiration forte pour mobiliser, leurs raisons d’être et de se battre n’ont pas disparu. On pourrait ajouter que ce sont mes meilleurs qui restent encore au rendez-vous hebdomadaire. Au contraire, elles se sont amplifiées. Outre la féroce répression des gilets jaunes, on peut rajouter la cession de l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne, les privatisations des biens publics pour les amis du président, la destruction des droits des travailleurs, j’en passe et des meilleures. Les charrettes de licenciements annoncées ces derniers temps, juste après les élections européennes, laisse peut d’espoir que le chômage baisse sérieusement, je veux dire autrement que dans le maquillage des statistiques. Également le combat pour la défense de l’hôpital est devenu décisif. Nous devons rassembler et coordonner les luttes, faire ce que les syndicats vendus ne font plus, continuer à dénoncer la répression policière, faire émerger des formes nouvelles de circulation de l’information : il y a de très nombreuses luttes sociales en ce moment, dans le privé comme dans le public, mais elles sont mises sous l’éteignoir par les médias. Si seulement on se rendait compte de ce que cela implique, cela nous donnerait certainement du cœur au ventre. Il existe à l’heure actuelle de nombreuses liaisons des gilets jaunes sur les réseaux sociaux, mais elles ne sont pas coordonnées. 

    Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là 

    Nancy 

    Certes nous aimerions que les choses aillent plus vite et plus fort, pressés que nous sommes par les choses de la vie ordinaire. Et les gilets jaunes luttent contre tout depuis bientôt huit mois. Mais nous devons être patients. Un système aussi solide que le nôtre, soutenu directement ou indirectement par les partis et les syndicats, par la justice et la police, ne peut pas se défaire en un jour. Rien ne sert de pleurnicher. Les gens sont fatigués par huit mois de lutte, il faut bien qu’ils reprennent un peu des forces. Parmi les enjeux qui peuvent permettre aux gilets jaunes de rebondir, il faut tout faire pour que nous atteignions les 4,7 millions de signatures pour le référendum sur la privatisation d’ADP. Distribuer des tracts, organiser des meetings. Une victoire sur ce terrain serait un camouflet pour le petit banquier et les lobbyistes du gouvernement. L’erreur ce serait de vouloir se transformer en parti pour une meilleure efficacité. On sait qu’à l’heure actuelle les groupuscules trotskistes qui vivent dans l’erreur depuis la fondation de la IVème Internationale, tentent de noyauter les gilets jaunes pour recruter pour leur propre compte. SI bien entendu le mouvement doit être ouvert à tous sans exclusive, il ne saurait être question de passer sous les fourches caudines d’un parti-croupion, fut-ce un groupuscule gauchiste.

    Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là 

    A Limas dans la nuit de vendredi au samedi, les gilets jaunes ont libéré un péage 

    On voit maintenant les gilets jaunes intervenir dans la nuit aux péages autoroutiers, il fait plus frais, ou alors sur les plages. Ils sont à la recherche d’une visibilité qu’on leur refuse obstinément. C’est une autre sournoiserie de la Macronie qui on seulement ment sur ce que font et veulent les gilets jaunes, mais qui en outre se débrouillent pour que les médias n’en parlent pas. Il est vrai que les journalistes sont bien complaisants, ils acceptent cet oukase sans trop discuter. Dans les jours qui viennent on va les voir aussi sur le Tour de France. C’est la moindre des choses, le leader portant un gilet jaune ! Mais ils comptent aussi se faire remarquer le 14 juillet, fête nationale, mais aussi commémoration de la prise de la Bastille, symbole très important pour les gilets jaunes avec le drapeau tricolore et La Marseillaise. En attendant, la canaille LREM continue de tricher sur les réseaux sociaux et de déverser à jets continus des tonnes de fake-news, même Le monde s’en est aperçu[7]. Quand je pense que ce journal a été un des premiers à soutenir la candidature du président-fou, faisant semblant de croire qu’il allait vraiment innover dans la transparence et la recherche de la vérité, ça fait frémir sur le degré de naïveté des journalistes.

    Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là  

    A Paris des gilets jaunes ont brûlé un drapeau européen en chantant La Marseillaise 

    Cette fois rien n’a filtré nulle part sur le nombre de gilets jaunes en mouvement ce samedi. Ils étaient plusieurs milliers cependant. A Paris la manifestation était assez fournie, à Nancy, Lyon et Besançon également. Cette base est très solide est motivée, elle donne le la en quelque sorte, car lorsque l’été aura passé, il faudra bien se remettre à la contestation de la dictature macronienne. Que cela reparte avec les gilets jaunes, ou à partir de manifestations de licenciés ou de chômeurs, d’urgentistes ou autres, pour la question des salaires ou pour les autres formes de dégradation de la vie sociale, ça n’a pas d’importance. 

    Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là 

    A Besançon les gilets jaunes s’en sont pris à Carrefour 

    Acte XXXIV, les gilets jaunes sont encore là

     



     

    Partager via Gmail

    votre commentaire