• Rendement du capital 

    Patrick Artus, les crises et le retour de Karl Marx 

    Dans une petite note parue le 2 février, Patrick Artus, directeur de recherche et des études chez Natixis, confirme, au moins en partie, la pertinence des analyses de Marx sur les crises du capitalisme[1]. L’idée est la suivante : la productivité globale des facteurs reculant, les entreprises sont obligées de comprimer les salaires pour maintenir leurs profits. Mais cette compression des salaires engendre à son tour une baisse de la demande globale et donc un désintérêt des détenteurs de capitaux pour l’investissement productif, les surprofits s’orientant alors vers les placements spéculatifs ce qui à terme, ne peut qu’engendrer une crise financière, sans qu’il soit possible de l’en empêcher. Ainsi que le disait Marriner Eccles, trop de profit, tue le profit. C’est une autre manière de dire que la logique d’accumulation du capital est soumise à la loi de la baisse tendancielle du taux de profit.

    Patrick Artus est coutumier des analyses iconoclastes, que ce soit sur la question de l’euro, ou justement sur cette question lancinante du partage de la valeur entre le capital et le travail. Son approche semble corroborée aujourd’hui par le fait que les Bourses, de New York à Paris en passant par Berlin, sont secouées par des fortes baisses[2]. Les raisons avancées pour expliquer cette baisse sont que les investisseurs craignent le retour de l’inflation. Le retour de l’inflation est une autre manière de dire que les investisseurs craignent surtout de devoir à nouveau partager les gains de productivité du travail avec les travailleurs. D’autres au contraire pensent que la chute spectaculaire des bourses du monde entier annonce un redressement des salaires, ce qui ne peut que contribuer à une meilleure harmonisation sociale, et donc à la perspective d’une économie plus dynamique[3]. 

    Patrick Artus, les crises et le retour de Karl Marx 

    L’analyse de Patrick Artus qui, au moins dans les faits rejoint nos propres analyses sur la baisse des salaires, pèche cependant par une absence d’approfondissement théorique. En effet, cette analyse nous apparait bien mécanique, au fond, il n’y aurait rien d‘autre à faire que de subir cette crise qui vient car elle ressortirait des lois naturelles. Je pense pour ma part que l’économie ne répond pas à des lois naturelles – sinon la lutte des classes n’existerait pas – mais au contraire à des rapports de force entre les classes sociales. Ce rapport de force, après avoir été gelé entre 1945 et 1975, a basculé en faveur des classes possédantes. Cela s’est fait en deux temps : à la fin des années soixante-dix avec la contre-révolution conservatrice de Thatcher-Reagan qui eut pour conséquence la dérégulation des marchés financiers et une accélération de la mondialisation, et ensuite en 2008, quand au lieu de tirer les conséquences de l’échec patent de la dérégulation des marchés, on a essayé d’approfondir le dépouillement des travailleurs en accentuant, au nom de la nécessité de rembourser la dette, la baisse des salaires et de la protection sociale dans les pays les plus développés. 

    Partage de la valeur 

    Patrick Artus, les crises et le retour de Karl Marx 

    Ce partage de la valeur au profit des « investisseurs » n’aurait pas pu être possible sans une modification des règles en vigueur jusqu’alors. Or cette modification ne peut se faire qu’avec l’aide des hommes politiques qui peu à peu, se sont rangés à la logique patronale, délaissant l’idée d’une mission d’intérêt général. Les économistes de profession ont fait de même, le plus souvent allant contre les aspirations des peuples. La crise de 2008 ne semble pas avoir modifié cet état d’esprit. Au contraire, on a amplifié les mécanismes dits de dérégulation qui sont favorables aux détenteurs de capitaux. En effet, que ce soit en 1975 ou en 2008, les lois votées dans le monde entier ont été toutes dans le même sens : déflation salariale et baisse des impôts pour les plus riches et pour les entreprises, alourdissement des impôts pour les plus pauvres avec une hausse spectaculaire autant que régulière des impôts indirects. Cet ensemble de mesures législatives a créé deux distorsions :

    - tout d’abord un affaiblissement de la demande des ménages qui ne peut plus absorber les hausses de la production, ce qui tire la croissance vers le bas ;

    - ensuite un excédent de capitaux financiers qui ne sait pas où s’investir et qui s’oriente vers la spéculation boursière et immobilière.  

    Patrick Artus, les crises et le retour de Karl Marx

    Cette analyse nous aide à comprendre pourquoi la politique de Macron non seulement est mauvaise pour l’économie et pour les travailleurs, mais aussi pourquoi elle est à contretemps de la marche du monde. Les mesures mises en place par Macron plombent le pouvoir d’achat et favorisent le capital[4], avec dans l’idée que les riches investiront et créeront des emplois. C’est le fameux théorème de Schmidt dont la fausseté est démontrée depuis quarante années par le retour des crises financières périodiques et par l’affaiblissement à long terme de la croissance. C’est ce qu’on voit dans le graphique suivant pour la France. Mais l’évolution des courbes est similaire pour les autres pays développés. 

    Patrick Artus, les crises et le retour de Karl Marx

    La modification de la fiscalité du patrimoine par Macron et ses sbires – fin de l’ISF et son remplacement par l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) – doit pousser les investisseurs vers l’achat d’actions, ce qui mécaniquement doit pousser leur valeur vers le haut, donc alimentant à moyen et long terme une bulle boursière[5]. 

    Implications politiques 

    Patrick Artus ne donne pas de solution de sortie de crise. Il semble cependant que le FMI, l’OCDE, mais aussi l’Allemagne, commencent à réfléchir à une politique qui limiterait les inégalités, considérant que celles-ci bloquent la croissance, et donc l’emploi[6]. Il apparait que la seule manière d’éviter une crise ravageuse à l’échelle planétaire ce soit :

    - de rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée en faveur des salariés ;

    - de rétablir les investissements publics en combattant les privatisations. L’idée serait de refaire de l’Etat un acteur décisif qui oriente l’économie et l’investissement. Bref, il faudrait faire exactement l’inverse de ce que fait Macron. Au minimum il s’agit de réguler les marchés et de donner une place plus importante à l’Etat. C’était un peu le sens du dernier Forum de Davos dont Macron, toujours à contre-temps, ne semble pas avoir compris le message. Il fait du Thatchérisme avec quarante ans de retard !

    Patrick Artus travaillant pour un grand groupe financier, il faut prendre ses avertissements au sérieux.

     

     


    [1] file:///C:/Users/jean%20bon/Downloads/A140118-FR_1360782.pdf.pdf

    [2] https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/cac-40-euro-dollar-taux-d-interet-la-seance-de-bourse-du-5-fevrier-1739278.php

    [3] http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2018/02/05/wall-street-le-dow-jones-perd-4-6-a-l-issue-d-une-nouvelle-seance-chaotique_5252232_1656941.html

    [4] http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2018/01/15/en-2018-la-politique-de-macron-avantagera-d-abord-les-ultra-riches_5241787_1656968.html

    [5] https://www.lesechos.fr/economie-france/dossiers/030655430833/030655430833-ifi-le-nouvel-isf-version-macron-2119468.php

    [6] http://in-girum-imus.blogg.org/combattre-les-inegalites-le-rapport-piketty-chancel-a134709246

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  Anna Trespeuch-Berthelot, Guy Debord ou l’ivresse mélancolique, Le manuscrit, 2017 

    Guy Debord est mort très jeune, il n’avait que 62 ans. Il s’est suicidé comme on sait d’un coup de fusil, et il est vrai qu’il était perclus de maladies dont une polynévrite incurable. La plupart de ses maladies était selon lui la conséquence de sa surconsommation d’alcool depuis son plus jeune âge. Il semble bien qu’il ait commencé à boire vers 17 ou 18 ans, en même temps qu’il découvrait les grands poètes français. Les deux allaient sans doute de pair dans le refus d’un mode de vie bourgeois qui faisait la propagande pour une vie saine et ordonnée. Les racines politiques de cette lutte contre l’alcoolisme doivent être recherchées dans les deux guerres mondiales. A l’issue de la première guerre mondiale, les révolutionnaires, et particulièrement les anarchistes luttaient contre l’alcoolisme, au motif que l’Etat avait encouragé les soldats de 14/18 à boire pour mieux supporter l’épreuve du feu et les rendre plus dociles. Les anarchistes comme Marius Jacob par exemple se rangeaient dans le camp des buveurs d’eau, prônant un mode de vie plutôt austère, histoire de ne pas payer les taxes sur l’alcool qui alimentaient l’Etat et donc la répression de la classe ouvrière. Au contraire après la Seconde guerre mondiale, c’était plutôt la bourgeoisie qui dénonçait l’alcoolisme, elle rendait du reste la boisson coupable pour partie au moins de la défaite de 1940. Louis-Ferdinand Céline, porte-parole de la petite bourgeoisie boutiquière et antisémite, ne perdait jamais une occasion de dénoncer l’alcool.

      Anna Trespeuch-Berthelot, Guy Debord ou l’ivresse mélancolique, Le manuscrit, 2017

    Quoiqu’on en dise cette vocation alcoolique reste assez mystérieuse puisqu’elle ressort d’une volonté individuelle autodestructrice qui s’ancre dans une histoire familiale particulière aussi bien que d’une tendance d’un milieu à s’émanciper des normes sociales en vigueur. Anna Trespeuch-Berthelot essaie de la mettre en perspective. Elle n’est pas la première à l’avoir tenté, Michel Lacroix s’y était essayé il y a quelques années dans un article assez confus dans lequel il récusait aussi bien la lecture qu’on pouvait faire des romans de Patrick Straram et de Michèle Bernstein comme documents historiques que les témoignages des compagnons de route et de beuverie de Guy Debord[1]. Et Frédéric Gournay avait abordé cette question sous un autre angle[2]. Ici il s’agit d’une sorte d’extension de son article sur l’alcoolisme de Guy Debord[3]. L’ensemble du petit livre d’Anna Trespeuch-Berthelot s’appuie aussi bien sur les témoignages des situationnistes eux-mêmes que sur les écrits de Guy Debord et même elle convoque fort justement les romans de Straram et Bernstein.

     Anna Trespeuch-Berthelot, Guy Debord ou l’ivresse mélancolique, Le manuscrit, 2017 

    La question est abordée sous trois angles différents : le rapport de l’alcoolisme avec la mélancolie du sujet, donc évidemment avec les tendances suicidaires, ensuite les rapports qu’il peut y avoir entre alcoolisme et créativité – c’est la question du poète maudit et de l’absinthe, et enfin l’alcoolisme comme une forme de contestation de la vie bourgeoise, une ébauche d’hédonisme sensée réinventer la vie quotidienne. Le premier aspect de cet alcoolisme forcené, plonge ses racines dans une vie de famille peut satisfaisante que Guy Debord rejette. Il n’en peut plus de vivre à Cannes dans ce milieu bourgeois. L’alcool lui donne sans doute le courage de multiplier les frasques. Mais l’ambiguïté provient sans doute de ce qu’on ne sait pas si cet alcoolisme permet d’éviter le suicide – donc d’accompagner le mal de vivre – ou si au contraire il est un suicide différé.

    Le second aspect identifie l’alcool à un dépassement des capacités créatrices. Dans l’approche situationniste, c’est du moins ce qu’affirme Vaneigem dans Rien n’est fini, tout commence[4], l’alcool décuple les facultés et permet d’atteindre une grande lucidité. C’est ce que dira d’ailleurs Guy Debord plus tard dans  

    « J’ai d’abord aimé, comme tout le monde, l’effet de la légère ivresse, puis très bientôt j’ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. Quoique n’en laissant paraître peut-être, durant les premières décennies, que des signes légers une ou deux fois par semaine, c’est un fait que j’ai été continuellement ivre tout au long de périodes de plusieurs mois ; et encore, le reste du temps, avais-je beaucoup bu. » 

    Mais là, il y a un bémol qui doit être introduit. En effet, en 1967, Guy Debord voulant à tout pris terminer La société du spectacle[6], se décida à devenir sobre, au moins jusqu’à la fin de la rédaction de son ouvrage. C’est un aspect de sa vie assez étonnant. Car cela veut dire aussi qu’il se sentait plus lucide sobre qu’ivre pour écrire ce qui reste son ouvrage maître. Et donc qu’il reconnaissait finalement des vertus à cette sobriété. Peut-être voulait-il aussi se donner l’allure d’un révolutionnaire plus responsable et plus efficace en mettant de côté son alcoolisme pour aller vers un peu moins d’hédonisme et plus d’austérité. Il ne semble pas en effet que la lutte révolutionnaire sérieuse qui débouche sur un affrontement direct avec les forces de répression, puisse se mener dans un semi-coma éthylique. La vie de Guy Debord est maintenant suffisamment connue pour qu’on sache que très tôt, en 1968 notamment, il était déjà handicapé pour participer concrètement à la lutte.

    Anna Trespeuch-Berthelot, Guy Debord ou l’ivresse mélancolique, Le manuscrit, 2017 

    La conclusion de tout cela est que l’alcoolisme, de quelque façon qu’on l’habille, s’il sert à se faire des copains et à débrider les passions amicales ou amoureuses, est peu pratique pour construire et développer des stratégies guerrières. C’est assez étrange parce que Debord commencera à faire l’éloge simultanée de la boisson et de la stratégie guerrière presque comme un but en soi, ce qui n’est pas une mince contradiction, lorsque la révolution n’était plus qu’une idée lointaine. C’est seulement à partir du film In Girum imus nocte et consumimur igni, soit en 1978, au moment où il parle de lui-même comme d’un héros, certes négatif, mais d’un héros quand même, qu’il entreprend de nous renseigner dans le détail sur ses goûts pour les alcools de toutes sortes, tenant une comptabilité maniaque de ses propres consommations. Avant, rien n’indiquait pour ceux qui ne connaissait Debord et les situationnistes uniquement par leurs écrits, que leur groupe ressemblait aussi à un rassemblement d’ivrognes. C’est donc au moment où Debord commence à se détacher péniblement du combat révolutionnaire qu’il se flatte d’être au moins excellent dans une activité, celle de boire. Quand on commence à mettre en avant son propre hédonisme comme quelque chose d’excellent, au détriment de l’efficacité du combat collectif pour changer l’ordre des choses, c’est déjà un renoncement. Ces contradictions n’ont pas été soulevées, ni dans l’ouvrage d’Anna Trespeuch-Berthelot, ni ailleurs à ma connaissance.

     Anna Trespeuch-Berthelot, Guy Debord ou l’ivresse mélancolique, Le manuscrit, 2017 

    Un des aspects intéressants de l’ouvrage d’Anna Trespeuch-Berthelot qui a compilé tout ce qui pouvait se rapporter à l’alcoolisme de Guy Debord, c’est le rapprochement qu’elle fait avec la pratique de la dérive et sa théorisation. Or la dérive ne peut exister qu’avec les haltes régulières dans des bistrots pour s’altérer et se reposer. Et là effectivement on commence à voir paraître quelque chose de singulier dans cette démarche : une approche nouvelle de l’espace dans les redents de la morale sociale dominante. Toutefois si l’alcoolisme des situationnistes est bien documenté, nos connaissances restent assez floues en ce qui concerne l’alcoolisme des lettristes. On sait que Ivan Chtchegloff ou Mension buvaient énormément. Gil J. Wolman buvait certainement, mais buvait-il plus que de raison ? On ne le sait pas, du moins moi je ne le sais pas. C’est important pour deux raisons, d’abord parce que Wolman a énormément compté dans la vie de Guy Debord, plus que beaucoup d’autres, ne serait-ce que pour la théorisation du cinéma et de la dérive, et ensuite parce qu’il s’en est séparé d’une manière aussi brutale que peu compréhensible.

    Anna Trespeuch-Berthelot, Guy Debord ou l’ivresse mélancolique, Le manuscrit, 2017 

    Le dernier point qui n’est pas considéré par Anna Trespeuch-Berthelot et qui pourtant a une importance décisive, est de se demander si l’alcoolisme de Debord et des situationnistes n’a pas été pour beaucoup dans leur faible efficacité en Mai 68. En effet quand on regarde froidement les événements de ces temps-là, et même si on s’accorde à dire que finalement c’est Debord et l’IS qui ont donné une analyse la plus juste de ce grand mouvement, on est frappé par le fait qu’ils se sont faits rapidement et facilement éjecter du Comité d’occupation de la Sorbonne par les trotskistes, leurs ennemis préférés.

    Je trouve aussi que d’opposer l’alcoolisme des situationnistes et de Debord à l’austérité des maoïstes me semble très réducteur, car comme je l’ai dit plus haut, les anarchistes buveurs d’eau n’étaient pas du tout autoritaires comme les maoïstes, et en opposant les situationnistes aux maoïstes, Anna Trespeuch-Berthelot fait comme si boire ou ne pas boire clivaient les révolutionnaires entre libertaires et autoritaires. Pour les anarchistes, ne pas boire d’alcool était aussi une forme pour réinventer la vie et le lien social[7]. En Mai 68, l’alcoolisme n’était pas du tout répandu dans les milieux révolutionnaires, généralement on s’en méfiait comme d’une perte de contrôle sur soi-même, surtout dans le sud de la France. C’est seulement quelques mois plus tard, après que l’échec du mouvement révolutionnaire ait été constaté qu’on s’est réorienté vers un hédonisme noyé dans les vapeurs de l’alcool. Anna Trépeusch-Berthelot effleure d’ailleurs cette question en opposant la figure d’André Breton qui se méfiait aussi bien de la boisson que de l’alcool, et celle de Debord qui élèvera la consommation d’alcool à une sorte de rituel, entraînant à sa suite un certain nombre de disciples.

     


    [1] Michel Lacroix, « « Un sujet profondément imprégné d’alcool » », COnTEXTES, 6 | septembre 2009.

    [2] Frédéric Gournay, « Guy Debord ou l’ivresse infinie », in Portraits de social-traitres, L’irrémissible, 2014.

    [3] « Guy Debord et l'alcool : "la fidèle obstination de toute une vie" », Alcoologie et Addictologie, Princeps éditions, 34 (4), 2012

    [4] Allia, 2014

    [5] Gérard Lebovici, 1989.

    [6] Cette hâte venait aussi du fait que Raoul Vaneigem avait de signer un contrat avec Gallimard pour son Traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations, et donc qu’il ne voulait pas être dépassé.

    [7] https://larotative.info/louis-rimbault-une-experience.html et aussi Jean-Pierre Castelain, Manières de vivre, manières de boire, Imago, 1989. 

    Partager via Gmail

    votre commentaire